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Coût de la vie : ces hausses de prix qui passent mal, pourtant Mamadou Koulibaly avait prévenu

Coût de la vie : ces hausses de prix qui passent mal, pourtant Mamadou Koulibaly avait prévenu
Coût de la vie : ces hausses de prix qui passent mal, pourtant Mamadou Koulibaly avait prévenu

La toile est secouée depuis quelques heures par des messages d’internautes qui acceptent difficilement certaines dispositions de l’annexe fiscale qui vont entrainer un renchérissement du prix de certaines denrées de première nécessité. C’est dans ce contexte que l’Autorité Régulation des Télécommunications en Côte d’Ivoire (ARTCI) en application des dispositions de la décision N°2020-0599 de son conseil de régulation portant encadrement des offres de services sur le marché de détail de la téléphonie mobile, somme les opérateurs de téléphonie de se conformer aux dispositions de l’article 3 portant limitations des avantages.

Cet article stipule que « l’offre promotionnelle ne peut excéder, en termes d’avantages accordés, 100% du volume de trafic souscrit de l’offre de base à laquelle elle est rattachée. »

Par ailleurs, cette disposition indique que « les bonus sur l’offre de service de voix, SMS, Data pris individuellement ou de façon groupée (offre forfait), sont limités à un niveau maximum de 100% du volume de trafic et/ou de la valeur du montant de l’offre de service souscrite ».

Enfin « le cumul des avantages liés à une offre promotionnelle et des bonus de tout genre accordés consécutivement à une offre de service souscrite (rechargement, forfait) ne doit pas excéder le double du volume ou de la valeur du montant de l’offre de base ». De même, les structures opérant dans le secteur de la livraison sont appelées à se mettre en règle en s’acquittant des frais dus afin d’exercer en toute l’égalité. Celles qui n’ont pas les ressources nécessaires pour régulariser leur situation seront contraintes de mettre la clé sous la porte.

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Ces prélèvements que l’État opère sur les ressources des personnes physiques ou morales constituent donc le budget de l’Etat, lequel budget n’est que la traduction chiffrée des projets de développement du gouvernement. Aussi, avant que ces impôts ne soient exigibles auprès des contribuables, ils sont l’objet d’un examen préalable par les députés qui sont des élus du peuple.

Alors les réactions des populations qui crient à la cherté de la vie appellent plusieurs interrogations. Les députés qui ont donné leur quitus pour la mise en œuvre de ces hausses contenues dans l’annexe fiscale ont-ils joué le rôle pédagogique qui est le leur auprès des populations pour expliquer le sens de ces augmentations ? Les élus du peuple ont-ils tenus compte des difficiles conditions de vie de leurs concitoyens qui déjà éprouvaient d’énormes difficultés à s’offrir un repas décent par jour avant que la covid-19 ne viennent en mettre en couche en mettant les économies en berne ? Ces hausses d’impôts étaient-elles opportunes alors que l’Etat s’attèlent au même moment à soutenir des secteurs touchés de plein fouet par la pandémie pour éviter la banqueroute ? En accordant leur voix à 54% au Président de la République qui vient d’être élu pour un troisième mandat, n’est ce pas le signe que la majorité des ivoiriens adhèrent à son projet de société et doivent donc par conséquent supporter avec stoïcisme ces hausses qui serviront à le financer ?

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Mamadou Koulibaly déjà en 2016 lors de la révision de la constitution appréhendait déjà cette situation qu’il caricaturait en ces termes en s’adressant à ceux qui appelaient à voter oui à la nouvelle constitution. « Vous pensez qu’il (le PR Ouattara) va financer tout ce lot avec quoi ? Les Sénateurs, les conseillers économiques et sociaux, le vice-président, le gouvernement, le Premier ministre… ce sont vos impôts » avant d’assener avec lucidité un brin prophétique, « Oui à ce referendum, mais demain ne venez pas dire la vie est chère ». Pédagogue, le Professeur en économie tente d’expliquer « Dans l’Etat quand vous gérez des dépenses, il faut des recettes pour financer. Il n’y pas de diner gratuit ». Plus loin, il poursuit « si vous accepter le Senat, vous paierai des sénateurs, si vous accepter ces conseillers économies et sociaux, ces députés, ce vice-président vous les paierez ». D’où sortira cette manne ? Mamadou Koulibaly explique « Et c’est le courant, l’eau, le téléphone, les médicaments, l’essence… ils vont augmenter les tarifs et vous allez les payer. Ne venez pas dire après que la vie coûte chère alors que vous-mêmes avez voté pour des dépenses supplémentaires ».

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Ces différentes hausses qui comme un effet un effet domino impacteront d’autres secteurs vont certainement influencer les habitudes consuméristes de nos populations qui peinent à joindre les deux bouts, mais à qui la faute ?