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Côte d’Ivoire : «Si les opposants qui nous interpellent, souhaitent que nous procédions à un coup d’État pour dégager Ouattara, ils se trompent» (Cadre GPS)

Côte d’Ivoire : «Si les opposants qui nous interpellent, souhaitent que nous procédions à un coup d’État pour dégager Ouattara, ils se trompent» (Cadre GPS)
Côte d’Ivoire : «Si les opposants qui nous interpellent, souhaitent que nous procédions à un coup d’État pour dégager Ouattara, ils se trompent» (Cadre GPS)

A tous nos amis de l’opposition qui nous interpellent, nous les compagnons de Guillaume Soro, sur notre responsabilité d’avoir fait du gourou du Restaurant (Alassane Ouattara) ce qu’il est devenu aujourd’hui et qui nous demandent de réparer notre faute si on veut leur pardon, je voudrais leur dire ceci.

D’un, nous ne sommes pas les seuls à avoir contribué à sa venue au pouvoir. Je rappelle que c’est le Président Laurent Gbagbo qui a autorisé sa candidature,sous la contrainte des armes je le reconnais. C’est lui qui a pris un acte pour faire de lui candidat. C’est également lui en 1995, lors du front républicain (FPI-RDR) qui a mené le combat pour sa candidature. Je rappelle également que c’est le Président Bédié qui a soutenu sa candidature au second tour. C’est ce qui lui a permis de gagner. C’est également lui qui a signé avec le gourou du Restaurant une plateforme de l’opposition en 2005 à Paris.

Ce sont donc les trois leaders de l’opposition que sont Bédié, Gbagbo et Soro qui ont contribué à sa venue au pouvoir, chacun avec sa méthode.

La méthode de Guillaume Soro a été la prise des armes pour imposer sa candidature. La méthode de Gbagbo a été, sous la contrainte des armes, de prendre un décret pour l’autoriser à être candidat.
La méthode de Bédié a été, sous la contrainte des engagements écrit lors de la signature de la plateforme de leur coalition politique,de demander à ses militants de soutenir la candidature de son allié au deuxième tour.

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Chacun donc à son niveau est responsable de sa venue au pouvoir. Que chacun donc assume sa part de responsabilité. De deux, si nos amis de l’opposition qui nous interpellent souhaitent que nous procédions à un coup d’État pour dégager le gourou du Restaurant pour leur plus grand bonheur, qu’ils sachent qu’ils se trompent de cibles. Nous, à GPS ,avons décidé de faire la politique autrement et de gouverner autrement. Hier, nous avons pris les armes pour installer le gourou du Restaurant. Aujourd’hui, ce sont les partisans de ce dernier, qui nous applaudissaient hier pour notre prise des armes, qui nous traitent aujourd’hui de tous les noms.

Ce sont eux aujourd’hui qui nous accusent d’avoir pris les armes.
Et c’est ce passé de rebelle de Guillaume Soro qui est utilisé par le gourou du Restaurant pour l’accuser de tentative de coup d’Etat avec en prime un mandat d’arrêt international lancé contre lui, une condamnation à 20 ans de prison et une exclusion de la liste électorale. Si par malheur pour nous, l’idée d’un coup d’État nous carressait l’esprit et que par malheur pour nous nous faisions un coup d’État, l’opposition nous applaudirait pour cet acte parce que nous aurons réussi à faire tomber leur redoutable adversaire.

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Mais demain, lorsque nous aurons des divergences de points de vue,cette opposition, qui nous a applaudi hier pour le coup d’Etat ,sera la même qui va nous condamner pour cet acte. Comme le font en ce moment avec nous nos amis du Restaurant. Nous avons suffisamment appris du traitement que nous subissons aujourd’hui par ceux qui ont le plus bénéficié de la rébellion que nous avons menée. Et nous ne commetrons plus une telle erreur pour qui que ce soit. Qu’on trouve d’autres personnes pour faire un coup d’État contre le gourou du Restaurant. Mais qu’on ne compte pas sur nous pour le faire.

Et pourquoi gâter son nom pour faire un coup d’État contre quelqu’un qui est à la fin de son mandat ? Ce serait, à mon avis, idiot de la part de ceux qui pensent à ce projet. Laissons le, seul s’embourber et se noyer seul à travers sa gouvernance qui est décriée par tous. Et je pense que nous avons intérêt à penser à une autre stratégie. Celle de laisser tomber nos égos et ambitions personnelles et de nous concentrer sur un candidat afin que ce dernier terrasse le gourou du Restaurant lors de l’élection qu’il va organiser et contrôler.

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Nous devrons mobiliser toute notre énergie pour investir l’un des nôtres qui pourrait battre le gourou du Restaurant. Et je pense que si nous nous mobilisons comme un seul homme pour battre campagne pour celui que nous aurons choisi, nous avons toutes les chances de gagner et de gouverner ensemble. Sinon, affaire de coup d’Etat là, il faut laisser ça.
Ça pourrait ne pas nous arranger contrairement à ce que beaucoup d’entre nous peuvent penser.

Mais une chose est sûre et certaine, malgré toutes les apparences qui sont contre la candidature de Guillaume Soro, je peux rassurer les uns et les autres qu’il sera candidat et qu’il va gagner inchallah.
Comment ? Me demanderez vous. Seul Dieu le sait. Ses voies sont insondables. Guillaume Soro l’a dit. »Personne n’échappera à son destin ». Mais je peux vous rassurer que ce ne sera pas par un coup d’État contrairement à ce que peuvent penser nos amis du Restaurant, habitués et amateurs des coups d’État qu’ils sont.Hier, ils ont été à la base des coups d’État militaires. Aujourd’hui, ils sont en train de procéder à un coup d’État constitutionnel. Merci.

Mamadou Traoré