Home Politique Côte d’Ivoire : « Si Guillaume Soro n’avait pas été présent au...

Côte d’Ivoire : « Si Guillaume Soro n’avait pas été présent au sein de la rébellion, Ouattara n’aurait jamais eu le pouvoir »

Côte d’Ivoire : « Si Guillaume Soro n’avait pas été présent au sein de la rébellion, Ouattara n’aurait jamais eu le pouvoir »
Côte d’Ivoire : « Si Guillaume Soro n’avait pas été présent au sein de la rébellion, Ouattara n’aurait jamais eu le pouvoir »

J’ai promis de revenir sur certains faits de la rébellion de 2002 afin d’effacer tous les mensonges véhiculés et qui sont en train d’être transformés en une fausse vérité à cause du silence de nous qui en avons été les acteurs et les témoins.

Je voudrais au passage m’excuser auprès de tous ceux que ce devoir de mémoire choquera. Mais par ces temps de campagne électorale où certains tentent de dénigrer Guillaume Soro avec la rébellion qu’il a menée, je ne peux me taire en tant qu’acteur de cette rébellion. Je ne sais pas tout de la rébellion. Mais les informations que j’en aies pour en avoir été l’un des acteurs, me permettent, pour un devoir de mémoire, de relater certains faits afin de mettre fin aux mensonges distillés ici et là.

Certains faits de la rébellion de 2002

Dorénavant, nous les acteurs de cette rébellion allons écrire notre histoire au lieu qu’elle soit écrite par nos adversaires. Souvenons nous que lorsque le colonisateur décrit les Behanzin, Samory Touré et tous ces glorieux conquérants que l’Afrique a connus, il les décrit avec des images négatives parce que ces derniers les ont combattu. Par contre, quand les fils d’Afrique décrivent ces conquérants, ils les décrivent avec des images positives. Il en est de même de la rébellion ivoirienne conduite par Guillaume Soro.

Loin de moi l’idée de faire croire que la rébellion ivoirienne n’a pas fait de victimes et qu’elle était parfaite. Et je voudrais traduire mes condoléances aux parents des victimes de cette rébellion. Mais je voudrais dire que cette rébellion conduite par Guillaume Soro n’a pas connu les atrocités des rébellions du Libéria, de la Sierra Leone et autres comme certains veulent le faire croire. Comme les ivoiriens ne sont pas de grands lecteurs, c’est pourquoi ils ne savent pas qu’il y a eu beaucoup d’écrits des occidentaux sur la rébellion ivoirienne dans lesquels, presque tous décrivent cette rébellion comme la plus civilisée que le monde ait connue.

Lire aussi:   Sortie de livre/ Exil au Ghana, DST, rencontre avec un djihadiste: Blé Goudé fait de grandes révélations sur son parcours

La rébellion ivoirienne a eu cette particularité où ce sont les Chefs de guerre qui ont accompagné l’ouverture de ces classes

Jamais, il n’a été mentionné dans ces écrits, et je met au défi quiconque de me prouver le contraire, que les rebelles ont éventré des femmes enceintes, bu du sang de leurs victimes, piler des bébés dans des mortiers, comme l’ont fait croire une certaine opinion. Pour la gouverne des ivoiriens, l’ONU a témoigné que la Côte d’Ivoire fut le seul pays au monde où pendant la rébellion, il y a eu ouverture des classes où les élèves garçons et filles, sans danger pour leur vie, allaient à l’école. La rébellion ivoirienne a eu cette particularité où ce sont les Chefs de guerre qui ont accompagné l’ouverture de ces classes.

Et j’en ai fait un témoignage, dans mon livre LA CRAIE ET LA KALACHNIKOV. Si les ivoiriens, qui traitent la rébellion de tous les noms, avaient lu ce livre d’un acteur de la rébellion comme moi, ils auraient su que beaucoup de mensonges ont été distillés sur cette rébellion. Et à ce jour, ni les organisations de l’ONU qui étaient présentes dans la zone de guerre, ni les responsables militaires français et onusiens qui étaient présents dans cette zone, n’ont démenti les informations que j’ai données dans mon livre témoignage.

On parle des gendarmes tués les 06 et 07 Octobre 2002 lors de l’offensive des FDS à Bouaké après la signature du cessez-le-feu pour alimenter les fables inventées par les adversaires de Guillaume Soro. On parle de l’assassinat des danseuses d’adjanou de Sakassou en Décembre 2002 pour alimenter ces mêmes fables. Je tiens à rappeler qu’à cette période, la rébellion ivoirienne était encore sous le contrôle des mutins composés à 30% de militaires de formation. Elle était désorganisée et c’était encore le règne des chefs de guerre qui, pour pacifier la zone, faisaient un peu d’excès. Je rappelle que lors de l’offensive des FDS à Bouaké les 06 et 07 Octobre, Guillaume Soro n’était pas encore arrivé à Bouaké.

Lire aussi:   Soro appelle Gbagbo au téléphone, le contenu de leurs conversations

Certains faits de la rébellion de 2002

Et même lorsqu’il faisait sa première déclaration le qualifiant de Secrétaire Général des Forces Nouvelles, Guillaume Soro n’était pas encore à Bouaké. C’est à Abidjan qu’il a fait cette déclaration avant de rejoindre Bouaké en passant par le Ghana et le Burkina Faso. Il y a eu certes des officiers de l’armée ivoirienne tués dans la zone CNO. Et je voudrais apporter ma compassion aux familles de ces officiers. Mais je tiens à rappeler qu’il y a eu également des civils, proches de l’opposition d’alors, tués par les forces de l’ordre du pouvoir en représailles. Je voudrais également apporter ma compassion aux familles de ces derniers. C’est avec l’arrivée de Guillaume Soro à Bouaké et après son arrivée de Marcoussis, qu’il a organisé la rébellion en l’humanisant.

Si la rébellion ivoirienne a pris le visage humain que l’on a connu depuis 2003, c’est bien grâce à Guillaume Soro qui a, aux côtés des militaires, mis en place un cabinet civil. C’est ce cabinet civil qui a humanisé la rébellion. Toutes ces exactions de la rébellion que l’ont décrit pour tenter de salir Guillaume Soro, qui la plupart du temps relèvent de l’épopée, ont eu lieu dès les premières heures de cette rébellion. En réalité, en voulant salir Guillaume Soro sur les faits de la rébellion, ce sont plutôt les chefs de guerre que nos amis du Restaurant salissent. Ce sont eux qui étaient sur le théâtre des opérations militaires.

Lire aussi:   Décision de la CPI: Sonné, Alassane Ouattara annule le Conseil des ministres hier

Si Guillaume Soro n’avait pas été présent au sein de la rébellion, notre pays aurait connu le phénomène des enfants soldats

Nous les civils qui étions avec Guillaume Soro n’étions pas sur le théâtre des opérations militaires. Si Guillaume Soro n’avait pas été présent au sein de la rébellion, le gourou du Restaurant n’aurait jamais eu le pouvoir et cette rébellion aurait été comme celles du Libéria et de la Sierra Leone. Si Guillaume Soro n’avait pas été présent au sein de la rébellion, notre pays aurait connu le phénomène des enfants soldats. Grâce à Guillaume Soro, grâce au combat de l’ouverture des classes que nous avons mené sous sa férule, la Côte d’Ivoire n’a pas connu le phénomène des enfants soldats. Et tous les rapports onusiens le confirment. Pour me résumer, la rébellion ivoirienne, à ses débuts, a connu des exactions.

Mais avec l’arrivée de Guillaume Soro et son contrôle de cette rébellion, elle a été humanisée. Elle a été bien organisée et civilisée. C’est cette organisation qui a fait que plus d’une fois, elle n’a pas pu être matée par Laurent Gbagbo qui a fini par engager un dialogue direct en 2007 avec Guillaume Soro sous la supervision de Blaise Compaoré, l’ex Président du Burkina Faso. C’est ce dialogue direct qui lui a permis d’organiser les élections présidentielles qui ont vu la victoire du gourou du Restaurant. Je dis bien que si Guillaume Soro n’était pas à la tête de la rébellion ivoirienne, jamais la candidature du gourou du Restaurant n’aurait été acceptée à plus forte raison sa victoire. La prochaine fois, je parlerai de la gestion financière des Forces Nouvelles pour mettre fin à toutes ces fadaises relatives au pillage de la zone qu’elles occupaient.

Mamadou Traoré

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here