Home Politique Côte d’Ivoire: Réponse aux allégations de la presse française, communiqué d’Air Côte...

Côte d’Ivoire: Réponse aux allégations de la presse française, communiqué d’Air Côte d’Ivoire

Avion d’Air Côte d’Ivoire sur le tarmac d’Abidjan
– Dimanche 23 septembre 2018 – Récemment prise en grippe par des confrères français qui souvent se font remarquer par la diffusion de fausses nouvelles au sujet du continent africain, alors qu’hier dimanche, KOACI révélait la refonte du plan d’affaire (business plan) en raison d’objectifs non atteints (lire : https://koaci.com/cote-divoire-objectifs-atteints-cote-divoire-revoir-plan-daffaire-entree-bourse-123542.html ), à travers un communiqué transmis à et intégralement diffusé ci-dessous, la direction générale de la Compagnie Air Côte d’Ivoire Search Air Côte d’Ivoire répond aux attaques et allégations dont elle fait l’objet.

Ci-dessous l’intégralité du communiqué d’Air Côte d’Ivoire

Côte d'Ivoire: Réponse aux allégations de la presse française, communiqué d'Air Côte d'Ivoire

Chers clients,
Chers partenaires commerciaux et financiers,
Depuis plusieurs mois, la compagnie Air Côte d’Ivoire fait l’objet d’articles
réguliers dans La lettre du continent. Dans sa dernière parution, en date
du mercredi 19 septembre 2018, le magazine en ligne lui consacre une
nouvelle colonne intitulée « Du plomb dans l’aile pour Air Côte d’Ivoire »
dans laquelle elle allègue des manquements dans la gestion de la compagnie
et la découverte d’une perte cumulée de 65,5 milliards de FCfa par
un audit.
Devant la récurrence de ces publications orientées, la compagnie Air Côte
d’Ivoire a souhaité restituer la réalité de sa situation financière à l’opinion
publique et mettre fin à la suspicion entretenue par le magazine en ligne.
Air Côte d’Ivoire a été créée en mai 2012 et a démarré ses vols commerciaux
le 13 janvier 2013.
Comme toute nouvelle entreprise, Air Côte d’Ivoire a connu une phase de
création, une phase de lancement, et est entrée dans la phase de développement
qui précède la maturité…
Ces différentes phases dans la vie d’une entreprise sont relativement
longues dépendamment du secteur d’activité.
Après une phase de lancement réussie, la compagnie continue ses opérations
dans un secteur d’activité complexe, fortement capitalistique qui,
contrairement à d’autres industries, délivre un retour sur investissement
relativement faible de l’ordre de 3% dans des délais très long.
Air Côte d’Ivoire poursuit ses investissements pour réussir la phase de développement.
Cette phase, consommatrice d’importants capitaux, intervient
malheureusement dans une conjoncture défavorable à cause du coût
du pétrole. Ainsi, conformément au plan d’affaires adopté par son conseil
d’administration, dans ses phases de création, de lancement et de développement,
les pertes cumulées devaient être de 60,250 milliards à la fin
de l’exercice 2017. Cette prévision tenait compte de plusieurs hypothèses
majeures dont le cours du baril de pétrole et le renouvellement de la flotte
finalisé au 31 décembre 2016.
Toutefois, à la fin de l’exercice 2017, le total des pertes cumulées s’établit
à 65,5 milliards de FCfa.
Cette perte s’explique par deux facteurs essentiels :
. L’évolution exponentielle du cours du baril de pétrole (plus de 64% sur
les trois dernières années)
. Le retard accusé dans le renouvellement de la flotte.
Soulignons que le business plan prévoyait la fin du renouvellement de la
flotte pour l’année 2016. Mais, les difficultés de mise en oeuvre du financement
de ce plan ont fait bouger cette hypothèse fondamentale de 5 ans.
Les dernières machines espérées en 2016 ne seront livrées qu’en 2021.
Le niveau de pertes est intimement lié au secteur d’activité. Il est connu de
tous que le transport aérien est une activité qui nécessite d’importantes
ressources financières tant en investissement qu’en exploitation.
Le non-respect des règles de passation de la commande publique est également
indexé par la Lettre du Continent dans sa publication.
Le détail des achats effectués en dehors de la procédure de passation des
marchés figure dans le bilan de gouvernance de l’année 2017 annexé au
rapport général des commissaires aux comptes de la même année :
Il indique clairement que la raison principale pour laquelle certaines dépenses
n’ont pas été exécutées conformément aux procédures des Marchés
Publics est qu’elles relèvent de domaines techniques et très
spécialisés pour lesquels le nombre de prestataires reste limité (Achat de
carburant ou d’équipements Avions) représentant 93% du total des dépenses
concernées
En sa qualité de société à participation financière publique, Air Côte d’Ivoire
se conforme à la procédure du Code des Marchés Publics, à chaque fois
que la nature du marché et les délais le permettent. Ainsi la compagnie at-
elle conduit avec la Direction des Marchés Publics les consultations pour
l’attribution des marchés relatifs aux services de transit, à la confection des
uniformes et ceux de la sûreté…, par souci de transparence, là où elle
n’était pas toujours tenue de le faire.
La particularité de l’industrie du transport aérien induit des exigences de
réactivité et de sécurité de la navigation aérienne qui s’accommodent difficilement
avec le dispositif prévu par le Code des Marchés Publics. Par
ailleurs du fait des concessions publiques, certaines prestations de services
sur les plateformes aéroportuaires d’Abidjan et de la sous-région sont rendues
de façon monopolistique.
Tenant compte de ces paramètres, les pouvoirs publics ont aménagé par
l’arrêté N°199/MEF/DGBF/DMP du 21 avril 2010, un régime d’exemption
à l’obligation de se soumettre aux procédures du Code des Marchés Publics
pour les services de maintenance, d’assistance et de sûreté. Une
autre exemption a été consentie pour l’exercice 2018 à l’achat de carburant,
au catering et à l’acquisition des aéronefs.
Pour les marchés dont les montants sont inférieurs au seuil déclenchant
la procédure d’appel d’offres, Air Côte d’Ivoire applique par principe, lorsque
cela est possible, la mise en concurrence des fournisseurs.
Enfin, contrairement à ce qui est insinué par la Lettre du Continent, les cabinets
Ernst & Young et Deloitte sont intervenus en leur qualité de commissaires
aux comptes dans le cadre d’un audit légal visant à assurer les
actionnaires et les tiers de ce que les états financiers qui leur sont présentés
donnent une image fidèle des performances et de la situation financière
de la compagnie. Il s’agit d’une mission menée chaque année pour toutes
les sociétés commerciales et non d’un audit spécialement diligenté.
S’agissant d’une société qui ne fait pas appel à l’épargne publique, il est
regrettable que ces informations sensibles soient sorties de leur contexte
et divulguées aussi largement. Dans la phase critique de développement
de la compagnie, cette situation est de nature à contrarier la mise en oeuvre
de ses projets en véhiculant à dessein une image erronée de sa gestion.
En 5 ans, malgré toutes les évolutions des hypothèses, nous sommes quasiment
en ligne avec notre business plan.
Air Côte d’Ivoire avec les investissements réalisés, représente . aujourd’hui : 23 destinations couvertes,
. Une flotte de 10 avions dont 6 en acquisition (moyenne d’âge des avions
3 ans),
. Le Leader absolu du transport aérien en Afrique de l’Ouest et du Centre
avec plus 54% de part de marché,
. 650 emplois directs et plus de 3000 emplois indirects,
. 2,8 millions de passagers transportés en 5 ans dont 850 000 sur 2017,
. 326,186 milliards de chiffre d’affaires cumulés en 5 ans
Malgré cette bonne performance commerciale, Air Côte d’Ivoire fait face
au poids des tarifs élevés des entreprises évoluant en situation de monopole
sur l’aéroport d’Abidjan et dans la région, des redevances imposées
par les structures qui gravitent autour de l’aéroport. Cette situation plombe
sa rentabilité.
Une meilleure répartition de cette richesse créée par la compagnie entre
les différents intervenants de la plateforme aéroportuaire d’Abidjan est une
condition sine qua none pour garantir la profitabilité d’Air Côte d’Ivoire.
La direction de la compagnie réaffirme son engagement à travailler, dans
le respect des standards élevés de bonne gouvernance, à sa pérennité et
à en faire un instrument au service du développement de la Côte d’Ivoire
et de l’intégration africaine .
LA DIRECTION GÉNÉRALE

Lire aussi:   Distinction à Abidjan d’une vingtaine de militants du PDCI en présence de Bédié

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

Commentaires Facebook