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Côte d’Ivoire : Quand Ouattara et le RHDP appelaient à la désobéissance civile face à Gbagbo en 2010

Côte d’Ivoire : Quand Ouattara et le RHDP appelaient à la désobéissance civile face à Gbagbo en 2010
Côte d’Ivoire : Quand Ouattara et le RHDP appelaient à la désobéissance civile face à Gbagbo en 2010

Le dimanche 20 septembre 2020, l’ex-président ivoirien Henri Konan Bédié a appelé au nom de l’opposition, à la « désobéissance civile » face à la « forfaiture » de la candidature controversée à un troisième mandat du chef de l’Etat Alassane Ouattara à l’élection présidentielle du 31 octobre.

« Face à la forfaiture, un seul mot d’ordre: la désobéissance civile », a déclaré dimanche, le candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), au cours d’une rencontre qui a réuni les principaux partis de l’opposition au siège du PDCI. Un appel qui semble embarrassé le gouvernement RHDP et ses partisans à moins de deux mois de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. De fait, ce n’est pas la première fois que des partis politiques appellent les citoyens à ne pas se plier aux lois de la République.

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Le 21 décembre 2010, Alassane Ouattara et le RHDP avaient eux aussi lancé une désobéissance civile contre l’ex-président, Laurent Gbagbo, après la « forfaiture » de Paul Yao N’Dré, le président du Conseil constitutionnel d’alors, qui avait déclaré Laurent Gbagbo vainqueur de la présidentielle de 2010 avec 51,45 % des voix, après avoir invalidé les résultats proclamés auparavant par la Commission électorale indépendante (CEI) dirigée à l’époque par Youssouf Bakayoko. Dans ces résultats de la CEI, certifiés par l’ONU, Alassane Ouattara avait gagné avec 54.1%.

Mais, le conseil constitutionnel a suivi les réclamations de Laurent Gbagbo, qui estimait que les partisans de son adversaire avaient truqué le scrutin dans le nord du pays, et a annulé le vote dans plusieurs régions du nord. « Je vous exhorte dès cet instant à la désobéissance au gouvernement factice de Laurent Gbagbo jusqu`à son départ », avait exhorté en ce temps le Premier ministre Guillaume Soro dans un communiqué. Aussi, avait-il demandé « dans les campements, villages et villes, de s`organiser, de se mobiliser et de manifester par tous les moyens jusqu`au départ de Laurent Gbagbo du pouvoir », qui était sous pression de l’ONU et sanctionné par l’Union européenne et les Etats-Unis.

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Selon lui, « la Côte d`Ivoire connaît, en ce moment même, les heures parmi les plus sombres de son histoire. Notre pays vit la pire des escalades dans la barbarie d`un clan, d`un régime fini, contre les populations civiles démunies et désarmées ». Depuis début décembre, « nous dénombrons près de 200 morts et 1.000 personnes blessées par balles », avait-il ajouté dans le communiqué.

Près de 10 ans après, la Côte d’Ivoire se retrouve dans le même cas de figure comme en 2010

« Plus grave, des femmes sont battues, déshabillées, violentées et violées (…) Les ingrédients pour un génocide sont en place », avait accusé celui qui était le chef du gouvernement d’Alassane Ouattara. Près de 10 ans après, la Côte d’Ivoire se retrouve dans le même cas de figure comme en 2010. Mais cette fois, c’est contre la « forfaiture » de Mamadou Koné, l’actuel président du Conseil constitutionnel qui a rejeté les candidatures de plusieurs opposants significatifs, notamment Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, Mamadou Koulibaly et Albert Mabri Toikeusse à l’élection présidentielle d’octobre prochain. Ne dit-on pas que l’histoire est un perpétuel recommencement ?

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Source: afriksoir