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Côte d’Ivoire : « Quand on est acteur politique de premier plan et qu’on lance un mot d’ordre, il faut assumer les conséquences » (Sylvain N’Guessan)

Côte d’Ivoire : « Quand on est acteur politique de premier plan et qu’on lance un mot d’ordre, il faut assumer les conséquences » (Sylvain N’Guessan)
Côte d’Ivoire : « Quand on est acteur politique de premier plan et qu’on lance un mot d’ordre, il faut assumer les conséquences » (Sylvain N’Guessan)

Le Réseau ouest Africain pour l’édification pour la paix en Côte d’Ivoire (WANEP-CI) en collaboration avec Open society Initiative for west Africa (OSIWA) ont mené un projet sur la prévention de la violence électorale le mercredi 21 octobre 2020 à Cocody. Ce projet a pour objectif de contribuer à des élections inclusives et apaisées en octobre 2020.

Le WANEP-CI et l’OSIWA ont organisé leur dix-huitième débat citoyen sur le thème, « quelle campagne électorale pour une élection sans violence » le mercredi 21 octobre 2020 à Cocody. Selon Eric Dohou, conseiller spécial de Liberté et démocratie pour la république (LIDER), « la campagne électorale défraie la chronique aujourd’hui en Côte d’Ivoire. Je ne pense pas que la violence actuelle soit liée à la campagne électorale. Je pense qu’il faut dissocier le processus électoral de la campagne électorale. Les violences sont plutôt liées à d’autres actualités. De façon personnelle je pense qu’il y a trois sujets importants parmi les revendications. Notamment le retrait de la candidature du président Ouattara, la refonte du système électoral et le retour des exilés politiques puis la libération des prisonniers politiques. Tout a été bâclé dans ce système électoral depuis la conception du code électoral. Vous ne pouvez pas subir une telle injustice et demander aux gens de s’asseoir ».

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« Nous avons vu les routes barrés ces derniers temps. Si cela doit durer deux à trois semaines, ne soyons pas surpris de l’incidence que cela va avoir sur l’économie. Si la situation reste telle, l’élection présidentielle va se tenir sur certaines localités et le conseil constitutionnel ne va pas tenir compte de ces troubles pour valider les résultats de la présidentielle », a expliqué le politologue Sylvain N’Guessan.

« Il y a un amalgame qui est fait entre le processus de désobéissance civile et le boycott actif et les violences intercommunautaires. Vous ne verrez nulle part ailleurs dans les déclarations des leaders aucun mot d’ordre pour les violences intercommunautaires. Aujourd’hui en Côte d’Ivoire il y a trois camps. Il y a ceux se réclamant de l’opposition, il y a une partie de la population qui s’est rangée derrière le gouvernement de Ouattara et la grande partie a peur pour son commerce et la suite du processus électoral. Ceux-ci ne prennent pas partie mais ça ne veut pas dire qu’ils n’ont pas d’avis. Je voudrais demander à ceux qui tiennent ce pays quel est leur travail ? Ce processus n’est pas juste et équitable. Je me dissocie de cette histoire de conflit interethnique parce que ce n’est pas l’âme de la désobéissance civile. Nous sommes face à une injustice et je ne peux pas supporter le cynisme avec lequel certaines personnes font croire que les revendications n’ont pas lieu d’être », a déploré Eric Dohou.

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Sylvain N’Guessan fait observer qu’il « ne faut pas chercher à blanchir le processus du boycott actif. Quand on est acteur politique de premier plan et qu’on lance un mot d’ordre, il faut avoir le courage d’en assumer les conséquences. Comment procède- t- on quand on parle de boycott actif sans violences ? Le rapport de force est malheureusement en faveur du parti au pouvoir. Dans un tel climat pour susciter un débat politique en vue d’un compromis est difficile. Quand on sait que la revendication principale de l’opposition est que monsieur Ouattara ne soit pas candidat, le RHDP ne se pliera pas. A mon avis, l’opposition a adopté une stratégie mal ficelée. On savait tous que monsieur Ouattara se préparait à un troisième mandat ».

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« Guillaume Soro, Tidjane Thiam, Pascal Affi N’Guessan et Mamadou Koulibaly sont en train de se préparer pour 2025. Quand Ouattara sera réélu il y aura une refonte constitutionnelle pour ramener la limite d’âge à 75 ans de sorte à exclure d’office Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo, Hubert Oulaye, Kablan Duncan, Henri Konan Bédié etc pour faire advenir une nouvelle classe. Tous les propos que vont tenir ces quatre leaders il faut les orienter dans cette perspective », a-t-il averti.

source: afriksoir

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