Home Politique Côte d’Ivoire : Pointée du doigt dans le « Dossier Wê à...

Côte d’Ivoire : Pointée du doigt dans le « Dossier Wê à la CPI », Me Habiba Touré dénonce de graves accusations qui ne reposent sur rien

Me Habiba Touré-

– Jeudi 16 Mai 2019 – Mme Martine Kéï Vao, présidente de l’ONG « Solidarité wê » a accusé Me Habiba Touré, Demba Traoré, Me Rodrigue Dadje et la seconde épouse de Laurent Gbagbo, Nady Bamba tenteraient par tous les moyens de lui retirer le dossier des tueries massives à l’ouest du pays, jugé recevable depuis avril 2016 par la Cour Pénale Internationale (CPI), comme confié par cette dernière à .

Afin d’éclaircir cette affaire, notre rédaction a contacté l’une des personnes pointée du doigt par Mme Kéï. Il s’agit de Me Habiba Touré avocate, de l’ex Première Dame Simone Gbagbo.

L’avocate rattachée au Barreau de la Seine-Saint-Denis, près la Cour d’Appel de Paris, en France, nous a fait savoir d’entrée qu’elle a toujours réservée sa communication dans l’intérêt de ses clients.

« C’est pour eux seuls que je communique. Quand on est Avocat, et que l’on représente maintenant presque 5000 victimes devant la CPI pour les graves exactions intervenues dans l’Ouest, on doit s’attendre à essuyer des coups. Cela n’est rien face à ce qu’on subit mes Clients, donc je ne vais pas me plaindre. Surtout je n’ai pas pour habitude de commenter des élucubrations tellement grosses que tout être doté d’un esprit sain ne peut croire », fait-elle savoir avant de poursuivre de rentrer dans le vif du sujet.

Lire aussi:   Côte d'Ivoire : Evariste Méambly explique les raisons de son retrait du bureau de l'Assemblée Nationale

Celle qui a fait la connaissance de Laurent Gbagbo en 2008, s’interroge sur les motivations d’arracher un dossier où à créer une ONG en ce qui concerne cette affaire.
« Qui peut croire que le FPI, avec à sa tête Laurent Gbagbo, serait dans de sombres négociations sur le dossier Wê? », interroge-t-elle. « Ce sont de graves accusations qui ne reposent sur rien. Du reste, cette dame ne peut plus parler au nom d’une association en liquidation. »

Lire aussi:   Côte d'Ivoire : Quatrième revue du programme économique et financier, un accord conclu entre Abidjan et le FMI au niveau approuvé en décembre 2018

Selon r Me Habiba, le plus important pour elle, est de continuer le combat pour que ses Clients et qui sont, il est vrai, pour beaucoup de l’ethnie Wê soient reconnus par la justice.

« Ces personnes ne peuvent avoir été violées, persécutées, pillées et pour beaucoup massacrées sans que rien ne se passe. Je représente près de 5000 personnes qui ont subi le pire, et que Mme BENSOUDA doit cesser d’ignorer. Le mandat de la Procureure de la CPI se termine en 2021, mes Clients attendent des poursuites effectives avant qu’elle ne termine son mandat. Là est mon combat. Avec mon Confrère, Maître Rodrigue DADJE, nous continuons de recevoir des dossiers de victimes qui vivent dans une grande précarité et qui nous demandent de les aider. Je regrette que l’on ne parle pas assez des victimes. Ce n’est pas normal. Des dizaines de milliers de personnes ont subi des crimes contre l’Humanité, un Génocide, sans que l’on ne s’intéresse réellement à elles », a-t-elle expliqué, avant de nous inviter à aller à la rencontre des victimes, qu’elles soient en Côte d’Ivoire ou au Ghana.

Lire aussi:   Côte d'Ivoire : Affaire de penalty manqué à la CAN 2012, clash entre Zokora et Drogba

« Vous croyez vraiment que les élucubrations de cette dame qui se prévaut d’une association qu’elle ne représente plus les intéressent ? » questionne-t-elle, et de conclure. « Les victimes veulent la justice. Elles veulent pouvoir récupérer leurs terres, leurs biens. Elles veulent pouvoir être reconnues et obtenir justice. C’est de ces victimes qu’il faut parler, elles ont vécu trop de drames pour continuer d’être ignorées. Le reste n’est que distraction de mauvais goût », a-t-elle conclu.

Donatien Kautcha, Abidjan

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

Commentaires Facebook