HomePolitiqueCôte d’Ivoire : « Nous prenons l’engagement de surveiller notre sous-préfet, nous...

Côte d’Ivoire : « Nous prenons l’engagement de surveiller notre sous-préfet, nous la prions de revenir » (Notable de Bengassou)

Côte d’Ivoire : « Nous prenons l’engagement de surveiller notre sous-préfet, nous la prions de revenir » (Notable de Bengassou)
Côte d’Ivoire : « Nous prenons l’engagement de surveiller notre sous-préfet, nous la prions de revenir » (Notable de Bengassou)

La fièvre des manifestations suite au mot d’ordre de désobéissance, a contaminé la région du N’Zi, particulièrement la sous-préfecture de Bengassou. Des affrontements ont été évités de justesse entre des jeunes de la sous-préfecture. Craignant pour sa sécurité, la sous-préfète de la localité a dû fuir. Les populations demandent qu’elle revienne à son poste et prennent l’engagement d’assurer sa sécurité.

Il y a eu plus de peur que de mal à Bengassou, sous-préfecture située dans le département de Bocanda. De fait, des habitants de ladite localité ont décidé de ne pas rester en marge des protestations contre le 3ème mandat d’Alassane Ouattara et ont donc décidé de mettre en œuvre le mot d’ordre de désobéissance civile lancé par les  leaders leaders des partis politiques de l’opposition. Conséquence, des biens matériels de personnes ont été saccagés quand des personnels administratifs ont été pris à partie et violontés.

Lire aussi:   Les chefs traditionnels du grand Centre fustigent la course « effrénée et prématurée » pour le pouvoir

Le représentant de l’Agence nationale du développement rural (Anader) Marc Lorougnon, en fait partie. Un employé du Conseil régional du N’Zi, Saint Clair Amoin, a été violenté et sa moto emportée. La sous-préfète de la bourgade de plus de 20 mille âmes, Diabagaté Aby, a dû précipitamment quitter la localité, craignant pour sa vie. Le lundi 09 novembre 2020, le pire a été évité entre des jeunes à bout de nerfs qui s’apprêtaient à s’affronter. Le Général de Division Alexandre Apalo Touré, a pris le taureau par les cornes en se rendant sur place dans la sous-préfecture. Il a exhorté la population à la paix : « Vous devez vous lever pour dire que nous ne sommes pas dans la violence », a-t-il conseillé aux jeunes venus l’écouter religieusement.

Lire aussi:   Aby Raoul aux militants du PDCI: « debout, la désobéissance civile rentre dans sa phase active »

Un notable du village, Léopold Abo Brou, a profité de l’occasion pour appeler la sous-préfète à revenir : « Notre sous-préfet est venue toute jeune. Elle a été très dure envers nous. Mais avec le temps, elle est devenue notre sœur, notre maman. A cause de la politique, nous avons confondu la politique et l’administration. Vraiment cela est grave. Prise de peur, elle est partie. Nous demandons pardon à notre sous-préfet de revenir. Nous prenons l’engagement de la surveiller (…) », a-t-il dit. Notons que les manifestations n’ont causés que des dégâts matériels, point de perte en vies humaines. Par ailleurs, le scrutin du 31 octobre 2020, n’a pu se tenir dans la localité, les urnes ayant été vandalisées.

Lire aussi:   Côte d’Ivoire/Désobéissance civile : le Premier ministre invite l’opposition à retirer son mot d’ordre

source: afriksoir