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Côte d’Ivoire : Mamadou Traoré à nouveau convoqué « je soupçonne qu’on veut me garder à vue, il y a une nouvelle Gestapo qui est née»

Traoré

– Jeudi 18 Avril 2019 – L’affaire convocation à la préfecture de police du proche de l’ancien président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro est loin d’être terminée.

Comme révélée, Mamadou Traoré, le proche du président du comité politique (CP) avait été auditionné pendant 6 heures à la préfecture de police d’Abidjan le 14 avril dernier.

Se confiant en exclusivité à , Mamadou Traoré révèle qu’il est une fois de plus convoqué demain vendredi 19 avril 2019 à 10 h TU à la préfecture de police d’Abidjan dans la même affaire pour laquelle il avait affirmé ne pas se reconnaître dans les accusations portées contre lui, soutenant ainsi que toutes les questions qui lui avaient été posées étaient sans fondements scientifiques et matériels.

De nouveau convoqué, selon nos informations, pour des besoins de complément d’enquête après son premier passage, il soutient que les propos qu’on lui avait attribués ont pour fondement des rumeurs de soi-disant entourage.

Ce jour, Mamadou Traoré affirme que pour sa convocation de demain vendredi, il s’est préparé psychologiquement à une garde à vue.

Pour lui, si on veut auditionner tous les ivoiriens sur les propos qu’ils ont tenus en privé, cela s’apparenterait à une certaine « Gestapo qui est née en Côte d’Ivoire ».

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Convaincu qu’il est auditionné parce qu’il est un proche de Guillaume Soro, Mamadou Traoré affirme qu’il ne sera pas le premier ni le dernier et que son auditionne relève d’une tentative d’intimidation. Il soupçonne qu’on veut le convoquer pour le garder à vue.

«Si on veut auditionner tous les ivoiriens sur les propos qu’ils tiennent en privé, je dirai qu’il y a une certaine Gestapo qui est née en Côte d’Ivoire. J’ai été auditionné par ce que je suis proche de Guillaume Soro, j’ai été auditionné parce qu’on veut m’intimider. Je ne serai pas le premier ni le dernier. Ils m’ont posé des questions sur des faits que je n’ai pas reconnus sinon. Peut-être qu’à mon avis le vendredi (demain Ndlr) ils vont venir avec des éléments pour me confondre sinon pour moi je ne voyais pas l’opportunité d’une nouvelle convocation. Mais je soupçonne qu’on veut me convoquer pour encore me garder à vue. En tout cas aujourd’hui par ces temps qui courent là, je m’attends à tout », a indiqué le proche de Guillaume Soro.

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Il affirme aussi que son premier responsable Guillaume Soro est informé au quotidien de la situation

« Guillaume Soro est informé au quotidien de la situation. Il n’est pas surpris en réalité par tout ce qui se passe puisqu’il sait que tout ça c’est pour lui l’affaiblir. Il s’y attend plus ou moins. Il sait qu’après moi-même là, certains de ses collaborateurs vont aussi être auditionnés pour les entendre sur des bêtises de ce genre-là. Nous les proches de Guillaume Soro on n’est pas surpris par ce genre d’actions. Tous les autres proches de Guillaume Soro qui sont actuellement en tournée ne sont pas surpris parce que moi j’étais en tournée quand on m’a convoqué. Est-ce que ce n’était pas pour m’empêcher de tourner », s’est-il interrogé.

Mamadou Traoré soutient pour terminer que son audition est une sorte d’intimidation et que si la décision de le garder à vue était actée, psychologiquement, il s’est déjà préparé.

« Si ne vais pas à la convocation, on dira que j’ai défié l’autorité et comme je n’ai rien à cacher, je vais partir, maintenant s’ils décident de me garder, comme ils ont le pouvoir, ils n’ont qu’à le faire, moi je suis préparé psychologiquement à cette situation. Aujourd’hui à travers l’audition que j’ai subie, c’est un message que notre police veut donner à tous les ivoiriens. Et ce message c’est qu’on demande à tous les ivoiriens maintenant de faire attention à toutes leurs conversations qu’ils vont avoir même dans leur salon. On demande aux ivoiriens de faire attention à leur entourage. On demande même aux ivoiriens de ne même plus se permettre d’émettre des avis, des opinions sur la vie de la nation. On demande aux ivoiriens de ne même plus se donner la liberté d’émettre des opinions sur des autorités de ce pays. Alors-là moi je dis que si c’est ce message qu’on veut donner aux ivoiriens, c’est dire qu’on veut créer une psychose, une peur aux ivoiriens. C’est ce message qu’on veut lancer et j’avoue qu’un moment viendra où tous les ivoiriens vont avoir peur de parler. Pour nous c’est un harcèlement sans nom, c’est une intimidation sans nom qu’on nous impose »

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Jean Chrésus

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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