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Côte d’Ivoire: « Lorsque j’ai appris la mort d’IB, j’ai pleuré pour Soro »

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Côte d'Ivoire: "Lorsque j’ai appris la mort d’IB, j’ai pleuré pour Soro"

Dix ans après la mort du Sergent-chef Ibrahim Coulibaly, le 27 Avril 2011, Mamadou Traoré en garde un souvenir amer. Ce Mercredi 24 Novembre, ce proche de Guillaume Soro publiait sur sa page Facebook, des extraits de l’ouvrage « Abobo, la guerre » de la journaliste Française, Leslie Varenne, détaillant les conditions tragiques de la mort de l’ex aide de camp d’Alassane Ouattara.

Le conseiller spécial du leader de Générations et Peuples Solidaires (GPS) évoque des détails assez traumatisants sur les circonstances de la disparition du chef du commando invisible dans son retranchement de la cité Coccinelles à Abobo.

D’après la version que livre Leslie Varenne, voici ce qui s’est passé aux derniers moments de la vie d’IB: « Aux environs de 19h, un peu avant la prière, Youssouf, un jeune homme appartenant à la garde rapprochée d’IB, se rend aux toilettes pour faire ses ablutions. Quand il rejoint ses camarades, un des leurs n’est plus là.

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Au même moment, ils entendent un grand bruit. Un homme crie : « Qui habite ici? Une femme répond. « Je suis ici avec mes enfants. Puis le premier coup de canon tonne. Le canon continue de déchirer la maison. Les obus pleuvent. La maman et ses enfants hurlent…

Les hommes d’IB sont tétanisés, ils semblent avoir démissionné. Ce n’est pas la peur de Wattao, de Zakaria ou des autres chefs de guerre qui les immobilise. Ils sont seulement abasourdis par la trahison de membres du commando invisible et de la population du PK 18.

Youssouf décide de tenter le coup, le Général accepte de le suivre. Ensemble, ils foncent vers le mur pour l’escalader. Youssouf passe le premier et commence son ascension. Il se retourne et voit IB faire demi-tour et rejoindre ses camarades à l’intérieur. Le jeune homme est blessé par un éclat d’obus. Tout au long de sa course folle, il entendra le bruit des armes lourdes. À 20h, la radio annonce la mort d’IB, ainsi que celle de cinq de ses camarades. Selon la version officielle, IB et ses hommes auraient pris une famille en otage. Il y aurait eu des échanges de tirs entre les FRCI et le commando invisible. Les sept hommes qui étaient avec lui sont morts pendant les combats, la famille est saine et sauve’’.

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Dix année après ce drame, un flou règne toujours autours de la mort de ce soldat. A travers ce témoignage, Mamadou Traoré disculpe son leader qui n’était nullement impliqué dans la gestion de la répression contre le commando invisible d’Abobo. Surtout que quelques heures avant sa mort, ils avaient échangé au téléphone.

« Lorsque j’ai appris la mort d’IB, avec qui j’ai échangé au téléphone le 27 Avril, aux environs de 10h, j’ai pleuré comme une madeleine. J’ai pleuré la mort d’un ami et d’un frère. Mais j’ai également pleuré pour Guillaume Soro. Je me suis dit que si IB n’a pas été épargné …ce n’est pas Guillaume Soro qui sera épargné Le temps a fini par me donner raison vu le traitement que subit aujourd’hui Guillaume Soro… », regrette-t-il.

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