HomePolitiqueCôte d’Ivoire : « L’absence de l’opposition dans le nouveau gouvernement Achi...

Côte d’Ivoire : « L’absence de l’opposition dans le nouveau gouvernement Achi est un échec de la réconciliation » (Générations Nouvelles)

Côte d’Ivoire : « L’absence de l’opposition dans le nouveau gouvernement Achi est un échec de la réconciliation » (Générations Nouvelles)
Côte d’Ivoire : « L’absence de l’opposition dans le nouveau gouvernement Achi est un échec de la réconciliation » (Générations Nouvelles)

« L’absence de l’opposition dans le nouveau gouvernement Achi est un échec de la réconciliation ». Telle est l’analyse partagée de Générations Nouvelles

La lecture de la composition du gouvernement a été faite hier par le secrétaire général de la présidence de la République. Abdourahamane Cissé a nommément cité les entrants qui ont l’honneur de travailler à la prospérer du pays. Ils sont donc 37 ministres et un secrétaire d’Etat à hériter pour certains de nouveaux de portefeuilles ministériels, pour d’autres à conserver les départements qu’ils occupaient.

Le premier constat qui s’impose, c’est l’absence de représentants dans cette vaste formation. Au moment où le pays gère encore les séquelles de la crise post-électorale de 2010 dix après, et a été secoué par une autre en 2020, il aurait été souhaitable de voir un voisinage gouvernants-opposants. Mais ce n’est pas le cas, et cette séparation continue des deux entités convainc de la persistance de tensions entre elles.

Lire aussi:   L’opposition rejette la CEI (Déclaration)

TOUJOURS DES DIVERGENCES

Dans tous les deux parties n’auront pas conforté les attentes des Ivoiriens par un rapprochement à l’occasion de cette mise en place du gouvernement. Des divergences subsistent encore en effet sur des points importants. Nombreux sont ces éléments de discordent qui datent de la dernière élection présidentielle. C’est que la contestation à Alassane Ouattara de son « premier mandat de la troisième république » par son opposition a profondément creusé l’écart entre les protagonistes. Hier, s’ils avaient fait bloc pour dénoncer un « mandat illégal et inconstitutionnel », aujourd’hui, ils campent toujours ce déni de légitimité au chef de l’Etat.

Il est vrai que l’opinion qui lui est favorable a reproché à l’opposition d’avoir engagé un dialogue direct avec le pouvoir et participé aux élections législatives. Mais les opposants qui ont pris part à ces deux campagnes se défendent à dire que le renouvèlement de l’ordre politique est chose normal dans une République à laquelle ils ont pour devoir de participer. Evidemment, sur ce point, tous les adversaires au régime Ouattara ne s’entendent pas. C’est pourquoi des Ivoiriens s’attendaient à la continuité de cette logique de participation audit nouvel ordre à la faveur du renouvellement du gouvernement.

Lire aussi:   Côte d'Ivoire : Situation socio-politique, la LIDHO met la pression sur les juridictions nationales afin de réprimer toute violation et entrave à la norme

LA REDISTRIBUTION GÉOPOLITIQUE

La reconstruction géopolitique du pays n’aura pas eu le contenu souhaité par des nationaux. Il faut peut-être attendre une autre occasion pour qu’elle prenne forme. Pour le moment le jeu de chaise musicale a donné lieu au départ de 15 ministres et à l’entrée de 10 autres, plus un secrétaire d’Etat. Trente-huit personnes en tout représentent cette répartition politique et régionale. Evidemment, pour ce qui est de la représentativité politique, elle est largement occupée par des militants du RHDP, le parti au pouvoir. Il est en de même pour les nominations sur fond de considérations régionales.

LES ENTRANTS ET LES PARTANTS

Parmi les nommés, on compte un originaire du centre-ouest (Alcide Djédjé), de l’ouest forestier (Célestin Serey Doh), de l’ouest montagneux (Clarisse Mahi), de l’est (Arlette Badou N’guessan Kouamé, un autre du centre-nord (Thomas Camara), du nord-ouest (Nassénéba Touré), etc. Le RHDP et ses alliés poursuivent donc la gestion des affaires de l’Etat. Car, nombreux sont les entrants qui sont les ministres qui sont des cadres du parti au pouvoir. Les entrants sont pour la plupart des transfuges du PDCI-RDA mais avaient déjà retourné le costume.

Lire aussi:   Billy Billy réagit après l'interview du président Gbagbo: "on peut tout reprocher à Gbagbo mais..."

Il en est de même pour de rares cadres de l’UDPCI. Ont été remercié les personnalités suivantes Sidiki Konaté (Artisanat), Albert Flindé (Ministre de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur), Raymonde Goudou Coffie (Culture et de la Francophonie), Pascal Abinan Kouakou (Emploi et de la Protection Sociale), Gaoussou Touré (Promotion de la Riziculture), Aouélé Eugene Aka (Santé et de l’Hygiène Publique), Albert François Amichia (Ville), Joseph Séka Séka (Environnement et du Développement Durable).

Générations Nouvelles