Home Politique Côte d’Ivoire: la chefferie de Toupah interpelle Ouattara, les raisons

Côte d’Ivoire: la chefferie de Toupah interpelle Ouattara, les raisons

Côte d'Ivoire: la chefferie de Toupah interpelle Ouattara, les raisons
Côte d'Ivoire: la chefferie de Toupah interpelle Ouattara, les raisons

Publié ce mardi 23 novembre 2021 par soir info le ministre et député, Emmanuel Essis Esmel en qualité de chef du village de Toupah, suscite une vive contestation dans le rang des populations de cette localité située dans le département de Dabou. A travers une lettre ouverte adressée au président de la République, un ressortissant du village, interpelle Alassane Ouattara sur l’incompatibilité des fonctions de député et de chef de village de l’ex-directeur général du CEPICI, rapporte Operanews.

« Son Excellence Monsieur le Président, l’heure est grave à Toupah. Notre village, paisible cité de la belle région du Léboutou est confronté à une situation qui met en scène l’un de vos proches collaborateurs le Ministre Emmanuel Essis Esmel. Avant tout Monsieur le Président, soyez remercié pour l’honneur fait à Toupah en désignant l’un de ses fils au sein de votre gouvernement. Cependant depuis quelques semaines, notre Ministre se retrouve au centre d’une affaire qui ne l’honore pas. De quoi s’agit-il ? Monsieur le président, notre cher frère qui collabore avec vous au sein du gouvernement s’est fait désigner le 14 novembre dernier chef de notre village. Ce débat est vieux de plusieurs années. Là où les choses doivent attirer votre attention c’est la désignation du ministre Essis Esmel au mépris de la loi en vigueur. Oui Monsieur le Président, en plus d’être au gouvernement, Essis Esmel Emmanuel est également député dans notre région toute chose qui le rend inapte du point de vue légal à exercer la fonction de chef. »

Voici ce que, la loi n° 2014-428 du 14 juillet 2014 portant statut des Rois et chefs traditionnels dit: Les rois et chefs traditionnels sont soumis aux obligations de neutralité, d’impartialité et de réserve. Ils doivent abstenir d’afficher leur appartenance politique. La qualité de roi et de chef traditionnel est incompatible avec l’exercice de tout mandat électif , précise la loi en ses articles 6 et 7.

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