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Côte d’Ivoire: Issiaka Diaby explique les raisons de son silence

Côte d'Ivoire: Issiaka Diaby explique les raisons de son silence
Côte d'Ivoire: Issiaka Diaby explique les raisons de son silence

M.Issiaka Diaby président du Collectif des victimes de la Côte d’Ivoire (CVCI ) dans cet entretien il justifie son silence face aux actions entamées par son organisation contre l’ancien dirigeant ivoirien Laurent Gbagbo. Les membres du CVCI avaient plusieurs fois battu le pavé pour réclamer l’exécution de la décision rendue par la justice ivoirienne qui avait condamné Laurent Gbagbo à 20 ans de prison ferme dans l’affaire dite « casse de la BCEAO » en demandant son arrestation après son retour au pays.

Pourquoi ce silence observé sur vos actions contre le président Laurent Gbagbo dont vous demandiez l’arrestation à son retour au pays dans le cadre de l’affaire dite « casse de la BCEAO » où il a été condamné à 20 ans de prison ferme ?

M. Diaby Issiaka président du CVC:

Ce dossier on l’a gardé de côté, il est sur la table. Mais en toute chose lorsque des personnes vous appellent, il faut les écouter. J’avoue aujourd’hui et je le dis franchement on avait le Ministre de la Réconciliation M. Kouadio Konan Bertin s’est tellement battu pour nous demander d’arrêter nos actions envers Laurent Gbagbo en nous invitant à la table de discussion, c’est pour cette raison nous avons accepté de surseoir à tout ça.

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Vous avez arrêté vos actions en vue de trouver ensemble un compromis avec le Ministre de la Réconciliation nationale ?

N’y a-t-il pas un processus de réconciliation en Côte d’Ivoire ? Ce que les victimes recherchent est ce qu’on ne peut pas les retrouver à travers les outils de la justice transitionnelle non pénale. C’est-à-dire le processus de réconciliation où les victimes ont besoin de vérité. Le processus de réconciliation nationale peut s’obtenir à travers les rencontres entre les victimes et leurs bourreaux et la repentance ensuite le pardon consécutif .

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Est-ce que ça suffit pour satisfaire les victimes ?

C’est un élément fondamental c’est pourquoi on parle de justice transitionnelle. Mais à travers aussi les actions de justice pénale ont peut aussi obtenir la vérité , la repentance et des garanties . Les deux vont ensemble .

Le Ministre de Réconciliation nationale a agi de façon citoyenne conformément à ses attributions et il est arrivé à nous convaincre.

Vous abandonnez donc vos actions contre le président Laurent Gbagbo ?

Non nous n’abandonbons pas. Concernant l’indemnisation des victimes ne voyez pas uniquement le côté pécunier. Il y’a des victimes qui disent qu’elles n’ont pas besoin d’argent mais elles veulent que celui qu’elles accusent d’être à l’origine de leurs souffrances se repente et demande pardon. C’est importan, c’est un choix. Les extrémistes qui veulent nous voir mettre le feu disent que c’est un échec. Mais nous ne menons pas nos actions en fonction des désidératas de certains citoyens . C’est nous qui préparons nos programmes et les exécutons .

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Quelles sont vos perspectives ?

Laurent Gbagbo n’est pas notre seul objectif. Le CVCI n’est pas uniquement focalisé sur Laurent Gbagbo, c’est beaucoup de personnes, de situation, les droits des victimes, la ressocialisation. Concernant l’affaire Laurent Gbagbo le dossier est sur la table on l’a fermé parce que le Ministre Kouadio Konan Bertin est intervenu .

 

operanews

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