HomePolitiqueCôte d’Ivoire / Formation du nouveau gouvernement, des noms ont-ils été changés...

Côte d’Ivoire / Formation du nouveau gouvernement, des noms ont-ils été changés à la dernière minute

Côte d'Ivoire / Formation du nouveau gouvernement, des noms ont-ils été changés à la dernière minute
Côte d'Ivoire / Formation du nouveau gouvernement, des noms ont-ils été changés à la dernière minute

Rendu public mardi 6 avril en mi-journée, le nouveau gouvernement dirigé par Patrick Achi compte 41 membres qui devront continuer l’action de l’État. Pas de grosses surprises, à part que deux d’entre eux, Kandia Camara et Kobenan Kouassi Adjoumani ont été promus ministres d’État. Kandia, nommée aux Affaires étrangères est aussi la nouvelle numéro deux du gouvernement. 

C’est une équipe un peu plus réduite à 41 membres, contrairement à la précédente qui en comptait 47. Plusieurs ministres conservent leur poste. Téné Birahima Ouattara qui assurait l’intérim du ministre de la Défense est confirmé à son poste, tout comme l’ex-candidat à la présidentielle, Bertin Kouadio Konan (Réconciliation nationale).

Kandia Camara est remplacée à l’Éducation nationale par Mariatou Koné. Le ministère de la communication et des médias est confié à Amadou Coulibaly. Tandis qu’une nouvelle entrante, Arlette Badou, maire d’Arrah, se voit confier le poste de ministre de la Culture et de l’industrie des arts, en remplacement de Raymonde Goudou qui reprend les rênes du ministère de la Solidarité.  

Lire aussi:   La Côte d’Ivoire au CS de l’Onu : La reconnaissance du gouvernement ivoirien à la Russie

On note quelques retours dont celui de Nasseneba Touré. Quant à Gilbert Kafana Koné, ponte du régime et ancien maire de Yopougon, il a été nommé auprès du Président de la République en charge des relations avec les institutions.

Un gouvernement d’ouverture aussi comme on le pensait ? Pas vraiment. À part les 18 nouvelles recrues, aucune personnalité notable de l’opposition n’y figure. On concède toutefois la volonté de renforcer les acquis de l’ancien gouvernement et d’aller vite. D’autant que les attentes au niveau de la population sont énormes. Notamment pour ce qui est de l’emploi, de l’éducation, de l’autosuffisance alimentaire, etc. 

Lire aussi:   Côte-d’Ivoire: Adjoujmani clashe Soro, le RACI riposte « Y-a-t-il pire dictature que Ouattara entouré de chefs rebelles ? »

Enfin, au plan plan politique, quid des deux derniers Mohicans, Sidiki Konaté et Mamadou Sanogo éjectés du gouvernement. Sidiki a-t-il fait les frais du scandal provoqué en mars dernier par le cyber-activiste Camille Makosso ? L’homme connu des réseaux sociaux pour ses mises en scènes avait eu l’amère surprise de voir révéler sur la toile une de ses conversations privées avec le ministre Sidiki Konaté.

Au cours de celle-ci, il demandait à Sidiki de faire diligence, afin de lui permettre de rencontrer Birahima Ouattara, frère cadet du chef de l’État. Une affaire aux contours obscurs. Dévoilée par l’avatar Chris Yapis sur le web, Makosso a reconnu les faits, tout en niant la date de la tenue de cette conversation. Mais le mal est déjà fait. 

Lire aussi:   La bonne gouvernance est-elle malade en Côte-d’Ivoire ?

Lundi 5 avril, avant la signature du décrêt présidentiel, le même Chris Yapi a dévoilé une partie de l’équipe gouvernementale sur la toile. Parmi ces 12 personnes présentées, Aka Aoulé a été nommé président du Conseil économique, environnemental et social. Il remplace Charles Diby Koffi, décédé le 7 décembre 2019. Rien n’indique toutefois que des noms ont été changés à la veille de cette nomination.