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Côte d’Ivoire: Boni Claverie juge «inenvisageable des élections en 2020» vue la situation qui prévaut en ce moment

Danielle-Boni Claverie
– Jeudi 4 Juillet 2019 – Les conditions pour aller aux élections présidentielles de 2020 en Côte d’ivoire ne sont-elles réunies ? En tout cas pour Danielle Boni-Claverie, Présidente de l’Union républicaine pour la démocratie (URD) la tenue d’un scrutin l’année prochaine n’est «inenvisageable».
Au cours d’une conférence de presse qu’elle a animé mercredi à Cocody, la Présidente s’est dite inquiète de la situation sociopolitique qui prévaut dans le pays.
Danielle Boni-Claverie a affirmé que «la situation est préoccupante, au triple plan politique, économique et social» et a tiré la sonnette d’alarme.
Au plan politique, elle estime que la perspective des échéances électorales de 2020 accroit la psychose déjà perceptible au sein des populations et juge «inenvisageable la tenue d’élections en 2020 », malgré les « assurances données par le Président Ouattara ».
La Présidente de l’URD souhaite qu’il faille «d’abord penser à réconcilier, à renforcer la paix, la cohésion et la stabilité du pays, à reformer ce qui doit l’être avant d’organiser la présidentielle de 2020 ».
«Je le dis d’autant plus fort que nous refusons tous l’idée d’une autre crise postélectorale qui ne pourrait être que plus fratricide que celle de 2010-2011 », a-t-elle souligné.
«Je ne réclame pas le report des élections, je tire la sonnette d’alarme », précise-t-elle.
Abordant le sujet sur la réforme de la CEI, Danielle-Boni Claverie a affirme qu’il y a eu un manque de consensus entre l’opposition (PDCI, EDS) et le pouvoir.
«L’opposition n’a jamais boycotté les discussions. Mais elle s’est retirée car les règles du jeu ont été modifiées, » a ajouté la Présidente de l’URD.
«La position de l’opposition est simple. Nous aurions souhaité une grande concertation tripartite pour aboutir à une reforme profonde de la CEI. Il est grave pour la stabilité de notre pays que le gouvernement comme à son habitude effectue un passage en force et nous impose une CEI qui ne réponde pas aux critères internationaux de neutralité, d’indépendance et de transparence exigés par la cour africaine des droits de l’homme et des peuples réclamés également par l’opposition et la société civile, » a-t-elle poursuivi.
La Présidente a rassuré toutefois que l’opposition est prête à retourner à la table de discussions si le gouvernement se ravise.
«Nous ne sommes pas figés sur une position intransigeante, nous sommes tout à fait prêts à reprendre les discussions si le gouvernement se ravisait, nous estimons que le travail qui a été fait est un travail inachevé», a souligné l’opposante.
S’agissant de la réconciliation, Boni Claverie pense que « la réconciliation nationale est inachevée et cet état de fait banalise la souffrance des ivoiriens et des victimes. »
Pour elle, la réconciliation nationale ne peut être achevée « sans la présence de l’acteur majeur qu’est le président Laurent Gbagbo ».
La Présidente de l’URD s’est aussi posée la question de savoir pourquoi les résultats des travaux de la CDVR n’ont jamais été rendus publics ?
« Le contribuable ivoirien a décaissé plus de 14 milliards FCFA pour un travail dont on lui cache les résultats pourquoi ? Quelles sont les recommandations si gênantes pour le pouvoir qu’il a préféré faire un black-out total ? » a déploré l’ex-ministre.
L’URD considère également comme facteurs aggravants du contexte actuel, l’inexistence de débats contradictoires au parlement et au Sénat puisqu’ils sont monocolores.

Selon sa Présidente, il y a aussi une restriction des libertés syndicales ainsi que les tracasseries que l’on fait subir aux opposants se multiplient. Sans oublier, la récurrence et la multiplication des conflits intercommunautaires.

Elle soutient en outre qu’il n’est pas tabou de parler de l’immigration en Côte d’ivoire.

«Alors que dans le monde entier deux sujets dominent toutes les problématiques, l’écologie et l’immigration, pourquoi est ce chez nous un sujet tabou ? » s’est-elle interrogée.
Danielle-Boni Claverie a enfin appelé « solennellement à la responsabilité des ivoiriens et à leur conscience patriotique afin d’inverser le cycle de violence qui se met pernicieusement en place ».

Wassimagnon

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Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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