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Côte d’Ivoire : «Bédié lui est Ghanéen, il a des Zongo avec lui…des gens sont en train de le perdre» (Adjoumani)

Côte d’Ivoire : «Bédié lui est Ghanéen, il a des Zongo avec lui…des gens sont en train de le perdre» (Adjoumani)
Côte d’Ivoire : «Bédié lui est Ghanéen, il a des Zongo avec lui…des gens sont en train de le perdre» (Adjoumani)

Kobenan Kouassi Adjoumani, tout feu tout flamme le dimanche 16 août 2020, sur NCI 360. Le ministre porte-parole du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) affirme que, contrairement à ce que certains disent, ce n’est pas le président Henri Konan Bédié qui l’a fait.

Il précise, « j’ai été député depuis 1995, je ne connaissais même pas Bédié ». Sur le plateau de la Nouvelle chaine ivoirienne (NCI), Adjoumani a affirmé que, « je suis dur avec le président Bédié parce que je vois que les gens sont en train de le perdre et il n’est pas encore conscient de cela. Nous étions avec le président Bédié. Moi, je fais partie des gens qui étaient dans son intimité. Les gens disent : C’est Bédié qui m’a fait. Il faut que je dise à ces personnes que ce n’est pas Bédié qui m’a fait. J’ai été député depuis 1995, je ne connaissais même pas Bédié. Et depuis 1995, jusqu’aujourd’hui, j’ai été élu régulièrement. Quand il y a eu le coup d’état, c’est moi qui me promenais de ville en ville pour faire parler le président Bédié. A cause de lui j’ai été traduit devant les tribunaux ».

« Ce n’est pas le PDCI qui a payé les avocats. Je sais que le PDCI a engagé des avocats, mais ce n’est pas le parti qui les a payés. J’ai fait tout ça pour le président Bédié et vous m’avez vu. Et pourquoi on dit que je suis dur aujourd’hui ? Quand j’étais au PDCI, j’étais le porte-parole. Quand ça chauffait, c’est moi qu’on envoyait parler pour dire les mêmes vérités aux autres. Pourquoi ils ne sont pas contents quand je le fais aujourd’hui ? », s’est insurgé le porte-parole principal du RHDP.

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« Regardez ce que Anaky écrit : Que quelqu’un est venu de nulle part. C’est une insulte qu’il fait au président Félix Houphouët-Boigny. Sentant la menace à un moment donné, Houphouët a fait venir Alassane Ouattara pour rétablir l’ordre. Mais après la mort de Félix Houphouët-Boigny, qui lui a succédé ? C’est le président Bédié. Quand ton père choisi quelqu’un, pour rétablir l’ordre dans un pays au plan économique et sociale, quand vous accédez au pouvoir, vous devrez négocier avec cette personne », a-t-il conseillé.

« Quand les gens disent qu’Adjoumani dit qu’on va recenser des étrangers. Si vous avez suivi la quintessence de mes propos, vous n’aurez pas du dire ça. Lorsque j’étais allé faire ma conférence en France, le président Bédié a fait croire que nous avons recruté des burkinabè, des malien qui étaient dans les mosquées pour venir remplir la salle. Alors que c’étaient des ivoiriens. Et on fait croire que tous ceux qui étaient au RHDP sont des étrangers. C’est ainsi que dans le cadre de ma conférence, j’ai dit que le président Bédié dit que nous sommes étrangers. Or il a des Djénébou Zongo qui sont avec lui, il y en a d’autres davantage », s’est marré l’ancien professeur de français.

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Et d’indiquer, « si nous sommes des étrangers, il n’y a pas de problème. Lui, il est ghanéen. Il est allé saluer ses parents au Ghana. Moi-même, mes parents sont venus du Ghana. Le roi est à Amanvi, mais il est à cheval entre la Côte d’Ivoire et le Ghana. Donc, nous sommes tous des étrangers. Alors s’il dit que nous sommes des étrangers, nous n’avons pas peur d’enregistrer des étrangers pour constituer notre électorat ».

« Quand les gens appellent à l’insurrection, il faut être devant. A la marche de la RTI à l’époque, j’étais avec KKB (Kouadio Konan Bertin), nous étions devant. Nous y sommes allés et nous avons parlé. Mais aujourd’hui, quand les autres demandent qu’on marche ils sont en retrait et ils poussent les autres à aller se faire tuer », a conclu le ministre de l’Agriculture et du Développement rural.

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Rappelons que le mardi 3 juillet 2018, Adjoumani avait fait une déclaration annonçant la création d’un mouvement dénommé « Sur les traces d’Houphouët-Boigny ». Ce mouvement était présenté par son initiateur comme un courant au sein du PDCI-RDA qui a pour but de défendre les idéaux du président Houphouët-Boigny en étant favorable au parti unifié. Mais la réaction d’Henri Konan Bédié, président du PDCI n’avait pas attendu.

En effet, le dimanche 18 juillet 2018, 18 cadres du PDCI, dont Kobenan Kouassi Adjoumani avaient été exclus du parti après avoir participé, malgré les mises en garde du président de leur formation politique, à l’assemblée générale constitutive du RHDP unifié. Il leur était reproché d’avoir participé à cette assemblée générale en tant que membres-fondateurs de ce nouveau parti unifié RHDP, alors qu’ils « savent que nul ne peut appartenir à deux partis politiques à la fois », selon les textes du PDCI, avait fait savoir le secrétaire exécutif en chef du parti septuagénaire, Maurice Kacou Guikahué, ajoutant qu’ils « se sont exclus d’eux-mêmes en choisissant de devenir militants du parti unifié RHDP », lors d’une conférence de presse à Abidjan.

Source: afriksoir

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