HomePolitiqueCôte d’Ivoire : « Aucune autorité ne rompt le silence pour mettre le...

Côte d’Ivoire : « Aucune autorité ne rompt le silence pour mettre le holà à la pyromanie que sème Diaby Issiaka » (Journaliste)

Côte d’Ivoire :
Côte d’Ivoire : "Aucune autorité ne rompt le silence pour mettre le holà à la pyromanie que sème Diaby Issiaka" (Journaliste)

Le président du Collectif des victimes en Côte d’Ivoire (CVCI), Issiaka Diaby œuvre pour l’arrestation de Laurent Gbagbo dont le retour est prévu pour le 17 juin 2021. Selon le journaliste Ferro Bailly, Issiaka Diaby « chauffe ainsi à blanc, en réalité les militants du RDR à l’effet de prendre la rue pour la confrontation avec les militants du FPI et les sympathisants de Gbagbo ». Il déplore qu’ »aucune autorité ne rompt le silence pour mettre le holà à la pyromanie » que sème le président dudit Collectif.

La scène est simplement surréaliste. D’un côté, Adama Bictogo, directeur exécutif du RHDP, parti au pouvoir, « appelle les Ivoiriens à faire violence sur eux pour la réconciliation » à l’occasion du retour au pays, le jeudi 17 juin 2021 à 14h, de Laurent Gbagbo. Et de l’autre, Issiaka Diaby, soi-disant président du collectif des victimes, préparant, selon cette Une du journal, un déferlement des victimes à l’aéroport, invite à l’affrontement.

Lire aussi:   Affaire Retour en triomphe de Gbagbo : Katinan répond enfin aux autorités ivoiriennes

Rejetant la décision de la CPI qui blanchit Gbagbo, Issiaka Diaby, le nouveau justicier, ne cesse d’encourager les victimes ou prétendu telles à se rendre, elles-mêmes, justice sous les yeux du procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau.

Il chauffe ainsi à blanc, en réalité les militants du RDR à l’effet de prendre la rue pour la confrontation avec les militants du FPI et les sympathisants de Gbagbo. Pour un autre match. Et le pouvoir observe l’image du singe de la gravure. Le directeur général de la Police nationale, qui a convoqué, dare-dare, Adia Damana Pickass pour des propos qu’il n’a même pas tenus, ne dit rien. Le ministère de la Réconciliation nationale ne voit rien. De même que la grande médiation de la République, qui ne sort pas de sa réserve. Et Alassane Ouattara lui-même, qui a autorisé le retour de son « frère », n’entend rien.

Lire aussi:   Côte d'Ivoire: Mohammed VI à nouveau à Abidjan pour une visite de travail

Et ainsi aucune autorité ne rompt le silence pour mettre le holà à la pyromanie que sème Diaby Issiaka. Cherche-t-on alors, comme pour la « marche priante pour la paix » de l’archevêché d’Abidjan, annulée sine die en 2020, à créer les conditions pour le report de l’arrivée de Gbagbo ou un « retour en catimini » ou alors à provoquer la chienlit le 17 juin?

Tout indique qu’après la grave guerre civile post-électorale (décembre 2010 – avril 2011), les couteaux restent entre les dents des protagonistes, toujours déterminés à en découdre.

Lire aussi:   Reforme constitutionnelle en Côte d’Ivoire : le parti de Gbagbo opposé à la création d’un poste de vice-président

Et, aveuglé par la haine, tout le monde reste sourd à cette pensée de Martin Luther King: « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots ».