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Côte d’Ivoire : Affaire FHB reçoit Gbagbo à son retour d’exil en présence d’ADO, Katinan martèle «confusion des deux rencontres dans la mémoire du Chef de l’Etat ivoirien»

Katinan Koné

-Jeudi 16 Mai 2019 – Le samedi 11 mai 2019 dernier, le chef de l’Etat à une cérémonie d’hommage au fidèle immuable de Feu le Président Félix Houphouët Boigny le Patriarche Abdoulaye Diallo, à Djekanou, avait révélé dans son discours qu’il allait écrire ses mémoires.

A cette occasion, parlant de la rencontre que Félix Houphouët Boigny a eue avec Laurent Gbagbo revenu d’exil en tant qu’opposant à l’époque, Alassane Ouattara a déclaré ceci :

« Le 2ème témoignage que je voulais faire et tout à l’heure, nous avons vu les témoignages au cours de la projection qui a été faite, effectivement, au retour de Laurent Gbagbo, le président Houphouët m’a appelé et il m’a demandé de venir. Il m’a dit qu’il reçoit Laurent Gbagbo. Laurent Gbagbo est arrivé avec Dakoury-Tabley. Le président m’a demandé d’être présent avec Abdoulaye Diallo. Nous avons fait l’entretien que j’ai transcrit. Cet entretien sera publié dans mes mémoires le moment venu ».

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L’ancien ministre du Budget et porte-parole de l’ex-président ivoirien estime que le chef de l’Etat en affirmant cela se trompe d’évènement et de rencontre.

Koné Katinan affirme dans une note publiée parvenue à hier mercredi que le jour même (samedi 11 mai 2019 Ndlr) où le chef de l’Etat annonce publiquement la rédaction de ses très attendus mémoires, « la mémoire du Président Ouattara présente quelques trous concernant des sujets qu’il dit avoir vécus lui-même et qu’il entend rapporter dans lesdits mémoires ».

Celui que l’on présente comme l’incarnation du renouveau au FPI « Gbagbo ou rien » en vue de 2020, affirme qu’Alassane Ouattara fait allusion à une rencontre où il n’y était pas vu qu’il n’occupait à cette époque aucune fonction, ni politique ni administrative, au plan national.

«Cette rencontre au sommet, entre les deux acteurs politiques majeurs de la période, s’est tenue dans la foulée du retour d’exil de l’opposant Laurent Gbagbo. Ce retour a eu lieu le mardi 13 septembre 1988. Le mercredi 14 septembre 1988, le journal télévisé de la télévision nationale, dans son édition de 20H, a rendu compte d’une audience que le Président de la République avait accordée, le même jour, à monsieur Laurent Gbagbo rentré d’exil. A l’évidence, l’actuel Chef de l’Etat n’était pas présent à cette rencontre. Rien d’étonnant puisqu’à cette date, il n’occupait aucune fonction, ni politique ni administrative, au plan national », fait-il remarquer.

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« En revanche, en août 1992, après sa sortie de prison où l’avait envoyé Ouattara, Laurent Gbagbo avait été reçu en audience par Houphouët. Pour la circonstance, Sangaré Aboudramane et André Dacoury Tabley avaient accompagné Laurent Gbgabo à cette audience. Du côté de la Présidence de la République, était présent à côté du Président de la République, entre autre, monsieur Alassane Dramane Ouattara, alors premier ministre. L’on se souvient que c’est en cette qualité qu’il avait fait prendre précipitamment une loi (loi anticasseurs) pour envoyer en prison le Président Laurent Gbagbo ainsi que toute sa famille à la suite de la marche du 18 février 1992 », poursuit le porte-parole de Laurent Gbagbo.

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Ainsi pour Katinan Koné, il y a manifestement une confusion des deux rencontres dans la mémoire du Chef de l’Etat ivoirien.

« La question est maintenant de savoir si cette confusion procède d’un simple oubli, cela lui arrive parfois (l’attribution à John Kennedy d’une phrase de Martin Luther King), ou d’une mémoire volontairement sélective pour s’attirer les faveurs de l’histoire. Peu en importe la réponse, chacun doit veiller à l’intégrité de l’histoire de la Côte d’Ivoire », conclut l’ex-ministre du budget de Gbagbo.

Jean Chrésus

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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