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« C’est Bédié qui a tracé les sillons des infrastructures actuelles »

"C’est Bédié qui a tracé les sillons des infrastructures actuelles"

Un livre, encore moins un article de journal ne suffirait guère pour dépeindre la pluridimensionnalité du Président Henri Konan Bédié et le constant et profond amour qu’il porte pour la Côte d’Ivoire.

Même quand il porte la croix de l’incompréhension et de la méchanceté transformée en règle politique de la part de ses contemporains. Voué aux gémonies, il y a plus de vingt (20) ans, Henri Konan Bédié est, aujourd’hui, l’homme par qui jure quiconque est épris de paix et de justice, mais aussi de développement harmonieux et de redistribution équitable des richesses du pays. Comme le rappellent les Saintes Ecritures, « la pierre rejetée devient la pierre angulaire de la bâtisse ».

Dans l’Évangile de Jésus Christ, selon Saint Matthieu 21,33-43.Jésus disait aux chefs des prêtres et aux pharisiens : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis, il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le moment de la vendange, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième.

De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais ils furent traités de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : « Ils respecteront mon fils ». Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : « Voici l’héritier : allons-y ! Tuons-le, nous aurons l’héritage ! » Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il donnera la vigne en fermage à d’autres vignerons, qui en remettront le produit en temps voulu. »

Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C’est là l’œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit. ». A chacun de comprendre après comparaison de l’époque que nous vivons.

Une vision, des idées et la détermination au nom de la Côte d’Ivoire

Le Président Henri Konan Bédié, comme le disait si bien à propos le ministre Mathieu Ekra, le 30 avril 1994 : « Un homme qui réunit de multiples qualités qui font de lui un homme d’Etat accompli. Un homme à même de maintenir la chaîne des générations. Un homme qui sait prendre appui sur les anciens tout en étant attentif aux aspirations profondes des générations montantes. Un homme qui, par sa sérénité, son humilité et son esprit d’ouverture peut rassembler les Ivoiriens et rassurer nos partenaires étrangers. Cet homme, c’est le camarade Henri Konan Bédié. Avocat, grand économiste, diplomate de carrière, Président de la République de Côte d’Ivoire, membre du Bureau politique de notre parti depuis 1965. ».

Cet homme, qu’on l’aime ou pas, est celui qui a tracé les sillons dans lesquels marchent sans vergogne ceux qui brandissent, aujourd’hui des prouesses infrastructurelles. En fait de prouesses, ils n’ont fait que du copier-coller de ce qu’avait été déjà dessiné, étudié et mis en route par le président de la République de Côte d’Ivoire de 1993 à 1999 et à qui il a été imposé la force des armes pour être empêché d’entrer dans l’histoire et de les assombrir à jamais.

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En effet, après les obsèques et le deuil du père fondateur, Felix Houphouët-Boigny, Henri Konan Bédié et son gouvernement se sont lancés dans la conception et la matérialisation d’une société nouvelle, aux frontières nouvelles du développement avec des innovations aux plans économique, social, culturel et institutionnel. Le nouveau président de la République de Côte d’Ivoire s’était attelé tout d’abord, à sauver le pays du naufrage économique, suite à la mévente des matières premières, à la conjoncture et à la dévaluation du Franc CFA. Sous sa houlette, le travail a été fait et la croissance qui était négatif, en 1993, est passée à 1,8 % en 1994 puis à 7% en 1995. La remontée de la croissance n’est donc pas nouvelle et a déjà été possible 16 ans avant 2011.

Un amour indécrottable pour son pays

Par la suite, une large consultation a été lancée pour répertorier les grands chantiers du futur. Ces chantiers qui ambitionnent de sortir le pays du carcan du sous-développement, sont baptisés « les 12 travaux de l’Eléphant d’Afrique ». Ils ont été lancés en 1995. C’est le directeur général du BNETD d’alors, Tidjane Thiam, qui avait donné les grands axes de ces travaux dont le financement de certains, avait déjà été acquis selon son Premier ministre d’alors, Daniel Kablan Duncan. Ainsi, au nombre des grands travaux pour la configuration de la Côte d’Ivoire du futur, telle que rêvée par le président Bédié, il y avait :

-L’autoroute à péage Abidjan-Yamoussoukro pour contribuer au développement du réseau routier. -Le complexe Olympique (stade) d’Ebimpé, pour donner un coup de pouce au développement des sports et loisirs.

-Le parc des expositions d’Abidjan pour donner une grande visibilité aux potentialités de la Côte d’Ivoire.

-Le pont à péage de Jacqueville sur la lagune Ebrié pour un accès plus digeste à cette partie du littoral touristique.

-La 3ème Centrale thermique et le barrage de Soubré pour renforcer la capacité énergétique.

-Les abattoirs d’Adjamé et d’Anyama pour la modernisation de la production et du traitement de la viande de consommation.

-Le train urbain d’Abidjan pour offrir plus de fluidité des transports publics.

-La modernisation, l’extension et la concession de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny pour une certification internationale profitable au pays.

-Le pont à péage sur le Banco-Abidjan (le 4ème pont), le pont à péage Riviera-Marcory (le 3ème pont) pour désengorger et faciliter la circulation dans les deux sens entre ces communes.

-Et la voie expresse à péage Abidjan-Bassam pour désenclaver le Sud-Est et renforcer l’accès à la frontière du Ghana.

La volonté de hisser le pays au rang des Nations qui comptent

Les financements pour l’autoroute et de l’aéroport avaient déjà été acquis. Pour les autres chantiers, la Banque Européenne de Développement, la Caisse Française de Développement, la BOAD, la BAD, avaient manifesté leurs intérêts pour leur financement. La plupart de ces chantiers dont le coup d’envoi a été donné en 1995, devraient prendre fin en 1998. On a donc pu avoir les Centrales thermiques Azito 1 et 2, Ciprel 1 et 2 qui ont rendu la Côte d’Ivoire auto-suffisante en énergie avec même une exportation d’énergie dans certains pays comme le Bénin, le Burkina en 1996. L’extension du port d’Abidjan avec la construction des portiques 1 et 2, l’extension de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny.

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Forts du programme ayant pour objet « le progrès pour tous et le bonheur pour chacun », le Président Henri Konan Bédié et le PDCI-RDA, dans le cadre de l’alliance RHDP, ont été sollicités et ont coaché le président Ouattara de 2011 à 2018, pour la réalisation de projets de grande envergure. Au vu de tout cela, Pr Mamadou Coulibaly, candidat de LIDER  à la présidentielle de 2020, ne disait-il pas, le 24 octobre dernier, en affirmant que : « si on avait laissé Bédié gouverner, la situation n’aurait pas été catastrophique » ?

Par ailleurs, c’est le Président Bédié qui aura donné un contenu et un sens à la démocratie apaisée. Comme le rappelle si brillamment le Pr Jean Noël Loucou, dans son article-hommage paru, hier, dans Le Nouveau Réveil : « Dans le domaine politique, il fallait régler la question pendante de la citoyenneté et celle des institutions d’une démocratie pluraliste, introduite depuis 1990. Une nation ne peut prospérer sans identité, au risque de se diluer dans l’universel, ou de se perdre dans la déculturation. Il fallait départager nationaux et étrangers et définir clairement la citoyenneté ivoirienne. C’était un enjeu légitime et digne d’un débat national qui eut lieu au demeurant et qui fut tranché par l’Assemblée nationale. Celle-ci vota un nouveau Code électoral et à l’unanimité la loi relative au domaine foncier rural en 1998 ».

Une identité comme socle du développement humain

Pour renforcer la démocratie, furent mises en œuvre des réformes institutionnelles. La réforme du Conseil constitutionnel élargit ses compétences aux atteintes aux libertés publiques et aux discriminations à caractère ethnique ou religieux. La révision constitutionnelle du 2 juillet 1998 consacra la création d’une seconde Chambre du Parlement, le Sénat, et le référendum pour les questions d’intérêt national ou régional.

La Cour suprême fut scindée en trois juridictions autonomes : la Cour de cassation, le Conseil d’Etat et la Cour des comptes. Leur fonctionnement devait être effectif après l’an 2000, en raison des contraintes financières du Programme d’ajustement structurel. Il en fut de même pour la décentralisation avec la création de seize Régions, de nouvelles communes et de communautés rurales.

Il faut également souligner l’ouverture à l’opposition qui se traduisit par l’entrée au gouvernement de l’Union des Sociaux-Démocrates (USD) du professeur Bernard Zadi Zaourou et du Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT) du professeur Francis Wodié. En décembre 1998, des négociations avec le Front Populaire Ivoirien (FPI) aboutirent à un accord sur la révision constitutionnelle, sur l’organisation des élections, le financement des partis politiques et l’utilisation des médias d’Etat. Dans le même temps, des négociations malheureusement interrompues furent engagées avec le Rassemblement des Républicains (RDR). La démocratie participative et apaisée prônée sans relâche par le Président Henri Konan Bédié n’était pas un simple slogan politique.

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Dans le domaine économique, le projet décliné lors du fameux discours-programme de 1995 prenait en compte la nouvelle donne majeure qu’est la mondialisation. Il fallait, tout en minimisant les risques, en tirer toutes les opportunités possibles, des privatisations, aux joint-ventures (entreprises conjointes) et aux prises de participation en aval dans les pays développés même.

La priorité accordée à l’agriculture par le Président Houphouët-Boigny fut réaffirmée, avec l’option d’une valorisation maximale de la production agricole. La stratégie consistait à développer tout d’abord la transformation primaire, en impliquant autant que possible les grands groupes chocolatiers et du secteur du café, pour ensuite passer à la deuxième phase de transformation. Elle visait aussi la prise de contrôle de l’aval dans les pays consommateurs.

Il faut citer ici la tentative de prise de contrôle du groupe chocolatier suisse Klaus Jacob qui n’a pas abouti ; parce que les grands groupes chocolatiers ne pouvaient accepter une telle brèche dans leur système. Il en fut de même de la joint-venture ivoiro-chinoise pour construire une usine de chocolat en République populaire de Chine.L’agriculture devait servir la révolution industrielle, selon le schéma historique suivi par les pays développés.

Une éducation de qualité pour une excellence relève

La stratégie de développement industriel met l’accent sur la transformation poussée des produits agricoles et miniers, l’implantation de groupes industriels internationaux pour favoriser les Investissements directs étrangers (IDE) et le transfert des technologies, la promotion soutenue des PME/ PMI (Petites et Moyennes Entreprises/ Industries), la valorisation de la recherche-développement. Cette industrialisation devrait se faire avec la participation active de capitaines d’industrie ivoiriens. La création de l’Institut ivoirien des entreprises et d’une bourse de sous-traitance répondait au souci de promouvoir les Ivoiriens dans le secteur industriel.

Bédié tenait à valoriser et à rendre excellente l’éducation nationale à travers « la loi de réforme de l’enseignement de 1995 ; le Plan National de Développement du Système Educatif/ Formation (PNDEF) ; le programme d’urgence des universités pour rattraper les retards en matière d’investissements ; la création de l’université internationale de Grand-Bassam, sur le modèle américain, projet public rétrocédé depuis au secteur privé ; le début des travaux de construction de l’université de Korhogo, première d’une série d’universités régionales qui permettraient de diversifier l’offre de formation et d’impulser le développement régional ; l’envoi dans les grandes écoles étrangères des meilleurs bacheliers, notamment des séries scientifiques, pour avoir des ingénieurs et techniciens de haut niveau et disposer d’une technostructure ivoirienne. »

Comme on le voit, dans tous les domaines de la vie et de l’évolution positive du pays, Bédié avait une très grande longueur d’avance sur les autres. Ses idées ont été reprises, certes, mais très mal copiées. Comme quoi, le plagiat n’est pas facile et celui qui s’y adonne de doit le triomphe modeste, car l’histoire est là, têtue. Elle retiendra que c’est Bédié qui a tracé les sillons des infrastructures actuelles, rêvé d’une Nation homogène, cultivé le vrai patriotisme.

 

Afriksoir

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