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Boycott actif : l’histoire est en train de se répéter, comme en 1995…

Boycott actif : l’histoire est en train de se répéter, comme en 1995…
Boycott actif : l’histoire est en train de se répéter, comme en 1995…

Mamadou Traoré fait une analyse de l’appel au « boycott actif » de la présidentielle Ivoirienne lancé le 15 octobre 2020, par Bédié et Affi.

Les candidats acceptés et qui ont refusé de participer à l’élection présidentielle parce qu’ils n’ont pas confiance au processus électoral ainsi qu’aux organes qui le gèrent, ont décidé de lancer un appel au boycott actif de cette élection.

Ces candidats sont Bédié et Affi Nguessan. Ironie du sort, l’histoire est en train de se répéter. En effet, en 1995, le gourou du Restaurant, contre qui il y a un boycott actif de l’opposition, était celui là même qui avait enclenché un boycott actif ,avec Laurent Gbagbo, contre Bédié, alors Chef de l’État.

Ce boycott actif de 95 a eu lieu parce que la Constitution de l’époque n’autorisait pas la candidature du gourou du Restaurant. Et par solidarité, Laurent Gbagbo a refusé de se porter candidat et de soutenir le gourou du Restaurant à travers un boycott actif de l’élection. Et comme en 95, Bédié est allé aux élections avec un candidat de paille qu’était Francis Wodié du PIT, le gourou du Restaurant est en train d’aller aux élections avec un candidat de paille comme KKB.

Nos amis du Restaurant diront que comme Bédié est passé sans difficultés en 95 malgré le boycott actif du FPI et du RDR, il en sera de même pour le gourou du Restaurant. Mais je voudrais leur dire que certes l’histoire est en train de se répéter mais elle est différente en certains points que le gourou du Restaurant devrait prendre en compte.

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D’abord en 95, il n’y avait pas des ivoiriens en exil comme c’est le cas actuellement. Il n’y avait pas des militaires en exil comme c’est le cas actuellement. Je voudrais rappeler à nos amis du Restaurant qu’il a été toujours déconseillé aux gestionnaires des pouvoirs de ne pas favoriser l’exil des militaires. Car dehors, ils sont très dangereux pour le pouvoir.

En 95,des militaires n’ont pas appelé leur collègues à se soulever contre Bédié bien qu’il y a eu une tentative de coup d’Etat vite étouffée dans l’œuf. Et comme toujours, le nom du gourou du Restaurant était mêlé à cette tentative de coup d’Etat. Cette année, contrairement à 95, des militaires appellent leurs frères d’armes, à se soulever contre le gourou du Restaurant. Ce n’est pas bon signe. En 95, toute l’opposition ne s’était pas mobilisée comme un seul homme contre Bédié comme ça l’est en ce moment contre le gourou du Restaurant.

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En 95,la candidature de Bédié n’était pas l’objet de marches et de contestation comme l’est en ce moment celle du gourou du Restaurant. En 95, la communauté internationale ne s’était pas mobilisée autant contre la candidature de Bédié que comme elle l’a fait contre celle du gourou du Restaurant. C’est vrai que l’élection de 2020 ressemble à tout point de vue à celle de 1995 avec des rôles différents.

En 95 c’est Bédié qui était au pouvoir avec le gourou du Restaurant comme l’un de ses adversaires principaux. En 2020, c’est le gourou du Restaurant qui est au pouvoir avec comme l’un de ses principaux adversaires qu’est Bédié. La leçon qu’on tire de tout cela, c’est que le gourou du Restaurant est en train d’appliquer tout ce dont il a été victime hier et qu’il a toujours dénoncé. C’est à croire qu’il est en train de ruminer une vengeance longtemps contenue.

En effet, il est en train de se venger contre Bédié qui l’a exclu de l’élection présidentielle en 95.Il est en train de se venger contre Gbagbo qui a soutenu son exclusion de l’élection présidentielle en 2000. Il est en train de se venger contre Guillaume Soro qui a osé lui dire NON dans sa volonté de prendre en otage les ivoiriens.

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Il en est de même pour tous les autres leaders de l’opposition. Quand un Chef d’État est consumé par le sentiment de vengeance, il y a toutes les chances que sa prochaine cible soit le peuple de Côte d’Ivoire. Ce peuple qui est en train de se mobiliser, comme un seul homme, pour dire NON à sa candidature anti-constitutionnelle.

Et je voudrais dire à ceux qui battent en ce moment sa campagne de se rappeler qu’en 2010 et en 2015, ceux qu’il combat aujourd’hui ont eux aussi battu sa campagne. Que ceux qui battent en ce moment sa campagne ne soient pas surpris du sort qui leur sera réservé si par malheur pour eux le gourou du Restaurant venait à s’installer au pouvoir.

Ils seront traités comme ceux qu’ils traitent en ce moment. Ce n’est juste qu’une question de temps. L’homme a démontré aujourd’hui à tous qu’il est un grand rancunier. Que donc ceux qui le soutiennent en ce moment prennent garde. Surtout son fils chéri qui sera sa prochaine victime comme l’a été Guillaume Soro. C’est tout juste une question de temps.

source: yeclo

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