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Après les législatives du 6 mars 2021 : Des députés suppléants crient leur colère, ce qu’ils réclament

Après les législatives du 6 mars 2021 : Des députés suppléants crient leur colère, ce qu’ils réclament
Après les législatives du 6 mars 2021 : Des députés suppléants crient leur colère, ce qu’ils réclament

Certains les appellent les faiseurs de députés. Mais, ils ne sont pas toujours rétribués à la hauteur du rôle qu’ils jouent pour faire élire les titulaires des sièges à la représentation nationale. Après les élections législatives du samedi 6 mars 2021, que deviennent ces suppléants inscrits sur les listes des candidats et qui sont élus au même titre que les députés siégeant ?

En Côte d’Ivoire, les députés suppléants ne sont pas rémunérés, en dehors du cas où le titulaire du siège est nommé au gouvernement ou à tout autre poste jugé incompatible avec la fonction de député. Cette situation n’est pas du goût de députés suppléants qui souhaitent que les choses changent.

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Selon certains suppléants qui se sont confiés à nous, tout en requérant l’anonymat, leur situation est désastreuse. Certains n’arrivent même pas à joindre les deux bouts ou vivent dans des conditions souvent déplorables. Alors que, à les entendre, ils sont élus au même titre que les titulaires des sièges, fournissent les mêmes pièces pour la constitution des dossiers de candidature comme les députés, en dehors de la caution qui s’élève à 100 000 F Cfa. « Juridiquement, sans le suppléant sur la liste de candidature, elle ne peut être validée », explique un de nos interlocuteurs. Avant de crier lui aussi sa colère : « le suppléant est un député bis sans salaire. Dans le cas des circonscriptions à l’intérieur du pays, le suppléant est le député résident, mais sans moyens financiers ». Et d’ajouter que bien souvent, après le scrutin, les relations entre le député et son suppléant ne sont plus les mêmes. Des rapports de subordination s’installent entre les deux élus. À défaut, ils finissent par se séparer.

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Cependant, dans certains cas, des députés, plus généreux, n’hésitent pas à donner une partie de leurs émoluments à leurs suppléants, pour leur permettre d’avoir, eux aussi, une vie plus décente. Mais ces cas sont rares et les suppléants n’ont finalement de satisfaction que lorsqu’ils sont appelés, de façon honorifique « honorables », comme les députés qui siègent à l’hémicycle. Un sentiment de grande déception qui étreint la plupart des députés suppléants qui, pourtant, ont contribué à faire élire les députés qui trônent à l’Assemblée nationale.

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Pour les députés suppléants rencontrés, c’est une grosse injustice que le législateur doit réparer, en leur permettant de bénéficier, de manière légale et officielle, d’émoluments comme leurs alter ego élus sur les mêmes listes de candidats.