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Après Hambak, un ministre raconte ce qu’il a vécu : « j’ai été empoisonné, les gens ne veulent pas que je le dise, mais j’ai été empoisonné »

Après Hambak, un ministre raconte ce qu'il a vécu : « j'ai été empoisonné, les gens ne veulent pas que je le dise, mais j'ai été empoisonné »
Après Hambak, un ministre raconte ce qu'il a vécu : « j'ai été empoisonné, les gens ne veulent pas que je le dise, mais j'ai été empoisonné »

Le ministre Ouassenan Koné, vice-président du PDCI-RDA s’est confié à nouveau sur son empoisonnement manqué en 2018. Ceux, après la rumeur de l’empoisonnement du Premier ministre Hamed Bakayoko.

Hamed Bakayoko séjourne en France depuis le jeudi 18 février 2021. Le Premier ministre ivoirien a atterri sur le sol français en vue de se soumettre à des examens médicaux. Il est apparu ces derniers temps amaigri et anxieux, signe qu’il ne se portait pas bien, selon plusieurs sources proches concordantes.

La rumeur sur un empoisonnement ne cesse d’enfler malgré les nombreux démentis apportés par des sources officielles dont la direction de la communication de la primature.

« Le Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko, séjourne depuis le jeudi 18 février à Paris (France) pour des raisons de santé. Le chef du gouvernement y effectuera une série d’analyses médicales. Il devrait par la suite observer un repos avant de rejoindre », peut-on lire sur la note de la direction de la communication.

Le ministre ouassenan gaston koné, Ministre de la Sécurité sous l’autorité du Président Félix Houphouët-Boigny s’est confié sur son empoisonnement manqué.

« Je vais vous expliquer ce petit passage. Lorsque, malheureusement, j’ai été EMPOISONNÉ, parce que les GENS ne veulent pas qu’on le dise, mais j’ai été EMPOISONNÉ. Quand ça s’est passé, j’ai quitté la Région du PORO, précisément à KORHOGO et je rentrais.

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J’ai appelé mon ÉPOUSE pour la prévenir. Comme elle est du CORPS MÉDICAL, elle m’a indiqué des MÉDICAMENTS à faire ACHETER et à BOIRE.

Je ne savais pas EXACTEMENT ce que j’avais mais, toujours est-il que je lui ai dit ce que je RESSENTAIS comme mal et elle m’a fait acheter des MÉDICAMENTS. Je venais et le mal ne faisait que S’INTENSIFIER. Je devrais aller pour le BUREAU POLITIQUE DU PDCI-RDA à DAOUKRO. Elle m’a dit non, tu ne pourras pas tel que tu décris ton MAL, il vaut mieux que tu RENTRES. Elle est partie d’ici avec MON FILS AÎNÉ que certains connaissent, le colonel JEAN HUBERT OUASSÉNAN.

Arrivés à N’ ZIANOUAN, ils ont dit, il vaut mieux qu’on demande si on peut l’évacuer par HÉLICOPTÈRE. Mon FILS a appelé un de ses AMIS, un certain PIERRE, un FRANÇAIS et lui a demandé « Tu es où ? ». Il a dit « Je suis à BOUAKÉ ». Il a demandé « Est-ce que tu y es avec ton HÉLICOPTÈRE ? » Il a répondu oui. Il a dit « J’ai mon PÈRE qui se sent mal, il est au VILLAGE, est-ce que tu peux le faire venir ? » Et son AMI a dit qu’il n’y avait pas de PROBLÈME. Donc c’est ce PIERRE -là qui était en MISSION PRIVÉE, qui est un AMI de mon FILS, qui a ACCEPTÉ de me TRANSPORTER par HÉLICOPTÈRE. Alors quand les GENS disent qu’ils ont ENVOYÉ un HÉLICOPTÈRE, je dis ce n’est PAS VRAI.

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Donc il m’a pris, il a ATTERRI à L’ÉCOLE de POLICE, de l’École de police, on m’a conduit à la PISAM pour des TRAITEMENTS. Les MÉDECINS, entre eux-mêmes, n’étaient pas d’accord sur le TRAITEMENT auquel ils devraient me SOUMETTRE. Certains disaient qu’il fallait qu’on M’OPÈRE, certains DISAIENT, c’est un ABDOMEN CHIRURGICAL, d’autres disaient c’est un ABDOMEN MÉDICAL. Vous n’avez même pas fait un DIAGNOSTIC et vous voulez M’OUVRIR. Toujours est-il que dans la DISCUSSION, j’ai un de mes ENFANTS qui est aussi MÉDECIN, voyant que je DEVENAIS GRIS, alors il a dit NON, il ne faut pas que PAPA reste ici. Il faudrait qu’on L’ÉVACUE sinon ça RISQUE de se PASSER MAL.

Une fois arrivé là-bas, le PRÉSIDENT HENRI KONAN BÉDIÉ a fait prévenir sa NIÈCE qui est en même temps AMIE à mon ÉPOUSE. Et elle venait régulièrement de ME VOIR. Elle est aussi DOCTEUR en MÉDECINE, donc elle aussi suivait mon ÉTAT. Avant cela, quand je devais ÊTRE ÉVACUÉ, le PRÉSIDENT BÉDIÉ a demandé à son MÉDECIN PERSONNEL, Chatigre, de m’accompagner et CHATIGRE était assisté d’un autre MÉDECIN, BROU.

Ce sont eux qui m’ont ACCOMPAGNÉ avec, bien sûr, mon FILS qui est MÉDECIN. Arrivé là-bas, ils se sont occupés de mes CONDITIONS de SÉJOUR. Et pendant mon SÉJOUR, il n’y a pas eu un JOUR où le PRÉSIDENT BÉDIÉ n’a pas APPELÉ pour s’enquérir de mes NOUVELLES. Chaque jour, il a APPELÉ. Et quand les MÉDECINS LÀ-BAS ont vu que ça ALLAIT, ils m’ont LIBÉRÉ et m’ont donné RENDEZ-VOUS dans QUINZE JOURS.

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J’ai été hébergé par la NIÈCE du PRÉSIDENT BÉDIÉ. Certains la connaissent, c’est Mme AYÉ TANON LAURE . J’étais chez elle et CHAQUE JOUR, le PRÉSIDENT BÉDIÉ appelait pour AVOIR de mes NOUVELLES jusqu’à ce que je REVIENNE AU PAYS .

(…) À ma grande SURPRISE, les GENS disent que je suis INGRAT. On REMERCIE quelqu’un pour ce qu’il a fait. C’est NORMAL que je le REMERCIE. Les GENS sont FÂCHÉS. Ça ne fait rien, la VIE est AINSI FAITE. Ce que je vous dis ce SOIR ne peut être que dans le CADRE de NOTRE PARTI. Voilà la SITUATION.

Vous savez, je suis un VIEUX MILITAIRE, on en a vu de toutes les COULEURS pour arriver à cet ÂGE-LÀ. Je CONSIDÈRE que les GENS PEUVENT RACONTER ce qu’ils veulent, ce n’est pas GRAVE. En tout cas, ce que je peux dire, c’est que DIEU a mis sa MAIN dans cette AFFAIRE pour que je PUISSE REVENIR. Je suis REVENU, RENDONS GLOIRE à DIEU. Dites MERCI à DIEU pour ce qu’il a fait POUR MOI.»