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Affaire prisonniers militaires: Johnny Patcheco répond sèchement au pouvoir

Affaire prisonniers militaires: Johnny Patcheco répond sèchement au pouvoir
Affaire prisonniers militaires: Johnny Patcheco répond sèchement au pouvoir

Le mercredi 1er décembre 2021, le gouvernement ivoirien a officialisé son refus de satisfaire à la demande de Laurent Gbagbo de voir les prisonniers militaires être remis en liberté. Cette position du gouvernement fait réagir des acteurs politiques ivoiriens.

Face à la volonté du régime ivoirien de ne pas libérer les prisonniers militaires, à la demande de Laurent Gbagbo, Johnny Patcheco, président du Mouvement Progressiste Africain (MPA) et récemment considéré comme un allié du RHDP, parti au pouvoir, donne de la voix.

Dans un direct sur sa page Facebook, ce Jeudi 02 décembre, ce cyberactiviste qui a tourné le dos au RHDP, s’est montré sans état d’âme dans sa réplique au gouvernement Ivoirien.

Aux propos du ministre de la communication, selon lesquelles si l’ancien président, Laurent Gbagbo « sent qu’il a une quelconque responsabilité (Ndlr: dans les crimes reprochés aux militaires détenus), qu’il facilite le travail de la justice en allant se rendre », Johnny Patcheco rétorque : « On a pris Gbagbo Laurent et on l’a transféré manu militari à la Cour Pénale Internationale (CPI). Mais, à la CPI, qu’est-ce qu’on lui reprochait ? On lui reprochait justement ce que vous êtes en train de dire ici. Les crimes de sang, les crimes contre l’humanité. Et la CPI l’a disculpé… ».

« Que cherchent ces militaires en prison ? », s’insurge le président du MPA qui ressort des vérités crues au régime Ouattara.

« Si la responsabilité pénale de chaque militaire est engagé, que cherche Philippe Mangou en Allemagne ? Parce que Philippe Mangou a été promu ambassadeur de Côte d’Ivoire au Gabon et après le Gabon, il a été affecté en Allemagne. Pourtant, il était le chef d’état-major. Tous les militaires étaient sous sa coupole. C’est lui qui donnait des ordres », rappelle-t-il. Le monsieur en question avait lui-même fait partie de ces gendarmes qui ont combattu en faveur de l’ancien président Ivoirien pendant ce conflit armé.

Johnny a d’abord clarifié que cette sortie n’est motivée par la défense d’aucun intérêt politique. « J’ai décidé d’être un électron neutre. Je ne suis mandaté par personne », a-t-il indiqué.

 

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