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Affaire boycott de la présidentielle 2020 : vers l’interdiction de sortie de territoire de Gbagbo, Bédié, Simone, Affi, Guikahué, Mabri… ?

Affaire boycott de la présidentielle 2020 : vers l’interdiction de sortie de territoire de Gbagbo, Bédié, Simone, Affi, Guikahué, Mabri… ?
Affaire boycott de la présidentielle 2020 : vers l’interdiction de sortie de territoire de Gbagbo, Bédié, Simone, Affi, Guikahué, Mabri… ?

Saïd Penda revient sur la sortie le procureur Adou Richard, qui accuse Bédié, Affi, Guikahué et certains leaders de l’opposition d’avoir financé des populations dans le boycott de la présidentielle 2020.

« La logique voudrait que l’annonce des poursuites contre tous ceux qui avaient appelé aux actes de vandalisme et organisé les violences électorales de la dernière présidentielle soient interdits de quitter le territoire jusqu’à nouvel ordre. Certains d’entre eux ayant fui dans un passé récent pour échapper à la justice et d’autres ayant été arrêtés alors qu’ils tentaient de quitter le pays, une telle mesure conservatoire serait tout à fait logique » a lancé Saïd Penda.

Et d’ajouter, « tous ceux qui avaient appelé à ces violences ayant occasionné la mort de 85 civils et agents des forces de sécurité, qui se trouvent présentement dans le pays, seraient ainsi empêchés de s’enfuir. Il s’agit entre autres de Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié, Simone Gbagbo, Pascal Affi N’guessan, Maurice Kacou Guikahué, Marcel Amon Tanoh, Mabri Toikeusse, pour ne citer que ces figures principales. Dans son interview à nos confrères de TV5, Laurent Gbagbo avait lui-aussi apporté son soutien « à toutes les actions de l’opposition dans le cadre de la présidentielle » de 2020″.

« J’entends ceux qui crieront à une justice sélective puisque cette liste ne comporte que des opposants, mais à la réalité, ce sont les opposants qui ont publiquement appelé à empêcher la tenue de la présidentielle, et qui ont organisé leurs militants en milices pour bloquer le pays et attaquer les militants et partisans du pouvoir. Rien d’étonnant donc, dans ces circonstances, que la justice ne poursuive que les instigateurs des violences et leurs complices » a-t-il poursuivi.

« On ne tue pas pour manifester sa colère, et il est d’autant plus important que ces crimes ignobles ne restent pas impunis que la prochaine présidentielle de 2025 n’est pas loin. La seule façon de rompre ce cycle infernal ivoirien où une élection présidentielle se solde forcément par la mort de dizaines d’innocents, ce serait d’appliquer la loi, dans toute sa rigueur, aux auteurs et complices des violences de 2020, pour l’exemple. L’impunité encourage les futurs crimes » a conclu ce journaliste camerounais.

Yeclo

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