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19 Septembre 2002, l’amertume d’un pro-Soro : «Mille fois hélas, nous ne connaissions pas en réalité l’homme»

19 Septembre 2002, l’amertume d’un pro-Soro : «Mille fois hélas, nous ne connaissions pas en réalité l’homme»
19 Septembre 2002, l’amertume d’un pro-Soro : «Mille fois hélas, nous ne connaissions pas en réalité l’homme»

Aujourd’hui 19 Septembre, je serai, en tant que cadre de GPS, sur le plateau de la chaîne de télé NCI 360 pour décrypter l’actualité politique avec Ali Diarrassouba en compagnie de certains de ses invités issus de certaines formations politiques. Le 19 Septembre me rappelle également ce jour où nous avons naïvement cru que nous posions un acte historique et de salut public lorsque nous nous sommes engagés dans la rébellion conduite par Guillaume Soro.

Je dois avouer aujourd’hui que la fierté a fait place, dans notre cœur, à la déception. Déception de savoir que ce pour quoi nous nous sommes engagés dans la rébellion a été jeté à la poubelle. Je rappelle que la rébellion avait pour revendications principales la lutte contre l’ivoirité, la lutte contre l’exclusion artificielle de tout candidat à l’élection présidentielle, la lutte pour l’Etat de droit, la lutte pour les libertés individuelles, l’instauration d’une démocratie, etc…Et moi personnellement, j’avais cru naïvement que si mon mentor de l’époque, qu’est l’actuel gourou du Restaurant, était candidat et qu’il gagnait, vu le CV qu’il nous a présenté, notre pays aurait atteint tous ces objectifs que s’étaient donnés les acteurs de la rébellion. Hélas! Mille fois hélas!

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Je constate que nous ne connaissions pas en réalité l’homme. Aujourd’hui, c’est lui qui est devenu le persécuteur de ceux qui s’étaient battus pour mettre fin à sa persécution. Aujourd’hui, c’est lui qui exclus de la course à la présidentielle ceux qui s’étaient battus pour qu’il ne soit plus exclus de la compétition électorale presidentielle. C’est pourquoi, une fois de plus, je demande pardon aux Ivoiriens qui ont souffert de la rébellion que nous avons menée. Je regrette, au nom de Dieu, de m’être engagé dans cette action pour celui qui nous persecutte aujourd’hui. Et je souhaite de tout mon cœur que notre pays ne revive plus ce qu’il a vécu où malheureusement, il y a eu de nombreux morts et de nombreuses destructions de biens. Des familles se sont disloquées.

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19 Septembre pro Soro

C’est pourquoi je demande, une fois de plus, pardon pour l’acte que mes compagnons et moi avons posé. Que Dieu dans son infinie miséricorde nous gratifie de son pardon. Amine! La seule satisfaction que j’ai à travers ce combat que nous avons mené, c’est que nos parents du Nord n’ont plus peur de se promener avec leurs boubous sur le corps. Nos parents du Nord circulent tranquillement du Nord au Sud sans être l’objet d’harcèlements policiers. C’est la seule satisfaction que j’ai de la rébellion dont j’étais l’un des acteurs politiques et sociaux. Je rappelle que je n’ai jamais tiré une arme pendant la rébellion. Dans la rébellion, je n’étais qu’un civil et un politique. Je n’était pas un militaire.

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Que Dieu me pardonne pour tous ceux à qui j’ai fait du tort en m’engageant dans cette rébellion qui avait des objectifs nobles mais qui ont été dévoyés par ceux qui en ont été les plus grands bénéficiaires. Amine!

Mamadou Traoré

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