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15 février 2018, quand Aboudramane Sangaré prévenait Affi

15 février 2018, quand Aboudramane Sangaré prévenait Affi
15 février 2018, quand Aboudramane Sangaré prévenait Affi

Devoir de mémoire : Découvrez le discours de Aboudramane Sangaré lors de la conférence de presse le 15 février 2018 relative à Affi.

Messiers les journalistes,
Il n’y a pas de tendance FPI. Quand on pose le problème d’Affi, je suis le premier attristé. Parce que les camarades du FPI m’ont fait confiance. Et puis Affi a pu marcher comme ça !
C’est moi qui ai calmé les militants du FPI. Et j’ai demandé de tout faire pour lui faire confiance. Parce que je continuais à lui faire confiance. Mais le Fpi, ce sont les textes aussi. On m’appelle le Gardien du temple. Mais les véritables gardiens du temple sont là ! Ce sont les membres du Comité de contrôle. Nous avons les statuts et le règlement intérieur.

Le FPI, sur cette affaire, a fait un large débat démocratique. Malgré tout ça, Affi s’assoit tout seul pour mettre en place un Secrétariat général. Il touche même à des symboles comme Akoun ! Qu’on le veuille ou pas, quand même en Côte d’Ivoire, Laurent Akoun, c’est un symbole du militantisme et du syndicalisme.

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Il touche à tous les symboles et on regarde faire. Il nomme un représentant du Fpi à la Cei, mais on regarde faire. Il va au Comité central où il est mis en minorité. Mais il dit : « non, je maintiens ma décision ». C’est quel FPI ça, qu’on ne connait pas ?

Les camarades, courageusement, en fonction de la ligne qu’on s’est donné, se réunissent le jeudi 5 mars 2015, en Comité central extraordinaire, sur la base de nos textes. Ils me font l’honneur et l’amitié, alors que je n’étais même pas là puisque j’étais aux assises, en me demandant d’assurer l’intérim en attendant un Congrès du parti.

Le 30 avril 2015, nous sommes allés à Mama. Où nous avons tenu le Congrès extraordinaire. Puisque (certains) voulaient tourner la page de Laurent Gbagbo, nous avons intronisé Laurent Gbagbo. A Mama, on a mis en place une nouvelle direction.
(Ils ont) voulu voler l’espérance, nous avons refusé. Nous avons repris le droit à l’avenir. Et après cela, (ils disent) qu’on est des frères.

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Or un frère ne peut pas écrire au ministre de l’Intérieur pour demander de mettre des frères en prison. Si c’est ça la fraternité, je le regrette !
Oulaye en prison, c’est le fait d’Affi.
Lida en prison, c’est le fait d’Affi.
Assoa Adou en prison, c’est le fait d’Affi.
Les jeunes Koua Justin et Dahi Nestor qui viennent de sortir de prison après 30 mois, c’est le fait d’Affi.

Chers amis, le socialisme, c’est la solidarité et le partage. Je ne peux pas comprendre cela.
Les amis, je vais vous le dire, l’union pour l’union, moi je n’y crois pas. L’union ne se déclare pas en disant : «ne nous divisons pas». L’union est confiance.
L’union n’est pas méfiance.
L’union c’est la vision partagée.
L’union sans la vision partagée est faiblesse. L’union dans la vision partagée est force.
On a notre ligne indépendantiste et souverainiste. Certains disent : «Non, ce sont les Blancs qui font les chefs d’Etat en Afrique. Le peuple, je m’en occupe après ». Mais le FPI ne peut pas parler comme ça.

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Donc, ne pensons pas que, forcément, en mettant le bon grain et l’ivraie ensemble, ça va bien. On a toujours séparé le bon grain et l’ivraie.

Et puis nous avons un dénominateur commun au Fpi. Quelqu’un à qui on ne doit pas parler n’importe comment. On ne peut pas toucher à Laurent Gbagbo n’importe comment au Fpi. Alors, quand à Abengourou, M. Affi N’guessan nous dit et je le cite :
«Laurent Gbagbo est dans un cercueil qu’on conduit au cimetière. Je ne comprends pas que certains orphelins s’accrochent désespérément au cercueil en sachant bien qu’il va être enterré. Pour moi on ne fait pas la politique avec l’émotion. On doit être capable de dépasser les émotions et avoir le courage de tourner la page quand c’est nécessaire pour continuer la lutte.»
Chers amis, moi je suis dans l’émotion. Je suis socialiste. Un socialiste qui ne s’émeut pas n’est pas socialiste »

 

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