HomePeople10 films qui ont ruiné la carrière de leurs acteurs et actrices

10 films qui ont ruiné la carrière de leurs acteurs et actrices

10 films qui ont ruiné la carrière de leurs acteurs et actrices
10 films qui ont ruiné la carrière de leurs acteurs et actrices

Qu’ils aient fait un flop ou qu’ils aient été assassinés par la critique, ces films ont fait beaucoup de mal à la carrière de leurs stars. De Showgirls à Waterworld, en passant par Batman & Robin, retour sur ces « accidents » mythiques du grand écran.

TriStar Pictures

Qu’ils aient fait un flop ou qu’ils aient été assassinés par la critique, ces films ont fait beaucoup de mal à la carrière de leurs stars, parfois très durablement. De Showgirls à Waterworld, en passant par Batman & Robin, retour sur ces « accidents » mythiques du grand écran.SHOWGIRLS A PLOMBÉ LA CARRIÈRE D’ELIZABETH BERKLEY

Désireuse de se défaire de son personnage de Jessie Spano, l’intello de service de la série Sauvés par le gong, Elizabeth Berkley endosse en 1995 le premier rôle de Showgirls, drame érotique réalisé par Paul Verhoeven. La jeune actrice espère sans doute que sa prestation d’aspirante danseuse qui travaille dans une boîte de strip-tease la propulsera star, comme Basic Instinct, -déjà réalisé par Verhoeven- l’avait fait pour Sharon Stone. Mais la réalité sera tout autre…

Portrait trash et d’assez mauvais goût du monde du spectacle dans une ville qui l’est tout autant (Las Vegas), Showgirls fait un flop au box-office, récolte au passage 7 Razzie Awards, et Elizabeth Berkley, en première ligne, s’attire les foudres des critiques, qui lui reprochent notamment un jeu tout en exagérations. Même si le film est aujourd’hui devenu culte pour certains, il a en tout cas clairement fait du mal à Berkley, dont tous les espoirs d’une carrière sur grand écran se sont alors envolés, et a surtout fait d’elle l’exemple le plus flagrant d’une carrière ruinée par un seul et même film.

Elizabeth Berkley n’a pas pour autant cessé de travailler, mais a dû se contenter par la suite de petits rôles au cinéma (Le Club des ex, L’Enfer du dimanche) ou, plus récemment, de rôles récurrents à la télévision (The L Word, Les Experts : Miami), passés inaperçus.

Showgirls Bande-annonce version restaurée VO

Showgirls Bande-annonce version restaurée VOSUPERMAN RETURNS A PLOMBÉ BRANDON ROUTH

Superman Returns, sorti en 2006 et réalisé par Bryan Singer, était censé relancer de manière éclatante une franchise laissée depuis pas mal d’années à l’abandon (en dehors de la série télé Smallville). Malheureusement, le film n’a pas complètement convaincu les fans de Clark Kent (malgré de bons scores au box-office – qui ont tout de même déçu Warner – et des critiques pas si terribles) et celui qui a probablement le plus pâti de ce désamour est sans conteste Brandon Routh, l’interprète de Superman, qui trouvait pourtant ici son premier grand rôle et aurait, logiquement, dû voir sa carrière exploser par la suite.

Routh n’est pourtant pas si mauvais dans le film, mais Superman Returns a clairement laissé des traces sur le parcours de l’acteur qui, en dehors de Dylan Dog en 2011, n’a plus jamais retrouvé de rôle d’envergure au cinéma. La faute à un gros manque de charisme, flagrant dans le film de Bryan Singer ? Sûrement. Mais la carrière de l’acteur n’est pas enterrée pour autant. Elle a simplement pris un tournant en direction du petit écran. En effet, en plus d’avoir joué dans Chuck, Partners, ou encore Chosen, Brandon Routh incarne à partir de 2014 Ray Palmer dans la série Arrow, puis dans son spin-off Legends of Tomorrow.

Superman Returns Bande-annonce VO

Superman Returns Bande-annonce VOLA « PRÉLOGIE » STAR WARS A PLOMBÉ LES CARRIÈRES DE JAKE LLOYD ET HAYDEN CHRISTENSEN

Plutôt qu’un film, c’est ici une trilogie, et un seul et même rôle (ou personnage), qui ont réussi l’exploit de ruiner deux carrières (toutes jeunes soient-elles), à quelques années d’intervalle. Chapeau bas George Lucas ! Lorsque sort Star Wars – Episode 1 : La Menace fantôme en 1999, le public découvre le jeune Jake Lloyd, alors âgé de 10 ans, dans la peau d’Anakin Skywalker enfant. Jouer dans Star Wars, le rêve de nombreux enfants, mais pour Jake Lloyd, vu auparavant dans La Course au jouet, l’expérience garde aujourd’hui encore un arrière-goût de cauchemar. Exténué par la promotion du film, transformé en souffre-douleur à l’école, le jeune comédien en herbe ne s’est jamais vraiment remis de l’après Star Wars et a depuis tiré un trait sur une potentielle carrière devant les caméras.

S’il faut bien avouer que le personnage d’Anakin, incarné par Lloyd, ne s’est pas vraiment attiré les faveurs des fans dans La Menace fantôme, cela ne s’est pas non plus arrangé par la suite. En 2002, c’est en effet au tour d’Hayden Christensen, remarqué dans La Maison sur l’océan et dans la série Cœurs rebelles, d’endosser le costume d’Anakin dans L’Attaque des clones. Il pensait sûrement que les épisodes 2 et 3 de Star Wars allaient faire de lui une énorme star, mais finalement… Non. Sa prestation a fait de sa version d’Anakin l’une des figures les plus détestées de la saga et, même s’il est difficile de dire si ce sont les qualités d’acteurs de Christensen ou les scénarios de Lucas qui sont en cause, la filmographie du beau gosse ne s’en est jamais vraiment remise. Pas si simple de jouer les Dark Vador en devenir, même si, dans une jolie ironie, l’intéressé reprendra son rôle « maudit » dans la future série Disney+ consacrée à Obi-Wan Kenobi.

Lire aussi:   Musique : Dadju, une affaire de familles
Star Wars : Episode I - La Menace fantôme Bande-annonce VO

Star Wars : Episode I – La Menace fantôme Bande-annonce VOI KNOW WHO KILLED ME A PLOMBÉ LA CARRIÈRE DE LINDSAY LOHAN

Propulsée sous les feux des projecteurs par ses rôles dans Freaky Friday, Lucky Girl, et bien sûr dans le teen movie devenu culte Lolita malgré moi, Lindsay Lohan connaît un gros passage à vide depuis 2008. Difficile de savoir si ce revers de fortune, qui a fait d’elle une actrice has been avant même d’avoir 25 ans, est dû à son attitude de bad girl et son penchant pour l’alcool (entre autres substances), sa désinvolture supposée et son manque de professionalisme sur les tournages, ou à son manque de discernement en matière de choix de films. Sans doute un peu de tout ça à la fois…

Sur le papier, I Know Who Killed Me, thriller psychologique sexy dans lequel Lohan tient le rôle principal en 2007, semblait pourtant une bonne idée de virage artistique, loin des productions Disney qui avaient fait son succès. Mais en réalité, le film, échec tant au niveau de la réalisation, que du scénario, ou de la prestation abyssale de Lindsay Lohan, n’a clairement pas aidé la carrière de sa « star ». Il a fini par récolter 8 Razzie Awards d’un coup (du jamais vu jusque-là) et a sans aucun doute ruiné toute chance de carrière respectable au cinéma pour la starlette (The Canyons, sorti en 2013, n’a ensuite rien fait pour arranger les choses…).

I Know Who Killed Me Bande-annonce VO

I Know Who Killed Me Bande-annonce VOWATERWORLD A NUI À LA CARRIÈRE DE KEVIN COSTNER (ET CELLE DE KEVIN REYNOLDS)

Se déroulant sur une planète Terre recouverte par les eaux, suite à une catastrophe écologique, Waterworld pourrait bien être la définition d’une catastrophe cinématographique pour les personnes impliquées dans sa fabrication. Film le plus cher jamais réalisé au moment de sa sortie en 1995, le long métrage de Kevin Reynolds a connu un gros échec au box-office (mais finira tout de même par rentrer dans ses frais plus tard, grâce notamment au marché de la vidéo) et a subi de nombreuses critiques, notamment à l’encontre des acteurs, et surtout de la prestation de son acteur principal : Kevin Costner.

Conséquences : Kevin Reynolds, à qui l’on doit le chef-d’oeuvre La Bête de guerre ou Robin des Bois, prince des voleurs ne retournera plus jamais dans la lumière, même s’il a depuis signé des films qui ne sont pas déshonorants. Et les studios semblent avoir par la suite renoncé à faire appel à Kevin Costner pour des blockbusters, surtout après l’échec critique et public de Postman deux ans plus tard, autre film de science-fiction qu’il a cette fois réalisé et dans lequel il tient le premier rôle. La star de Danse avec les loups n’a jamais pour autant cessé de tourner, mais il a clairement perdu sa place parmi les rois d’Hollywood.

Lire aussi:   À quelques jours de son concert : Rama la Slameuse annonce la fin de sa carrière et cède ses droits d’auteur à des orphelinats
Waterworld Bande-annonce VO

Waterworld Bande-annonce VOSTRIPTEASE A NUI À LA CARRIÈRE DE DEMI MOORE

Les rôles de strip-teaseuses seraient-ils maudits sur grand écran ? Comme Elizabeth Berkley, Demi Moore doit très certainement se poser la question. L’actrice américaine surfe sur le succès des films Ghost, Des hommes d’honneur, Proposition indécente, ou encore Harcèlement, lorsqu’elle accepte de jouer dans Striptease, pensé comme la vitrine idéale pour son statut de star et son physique avantageux. Moyennant un très groc cachet, l’actrice avait même accepté d’apparaître Topless dedans. Une bien mauvaise décision puisqu’à sa sortie en 1996 le film est descendu par la critique.

Au lieu de consolider la carrière montante de Demi Moore, Striptease, et son personnage de mère célibataire qui se bat pour regagner la garde de sa fille (et finit strip-teaseuse pour gagner de l’argent), la précipiteront sur la pente descendante. Et malheureusement, le film À armes égales, sorti moins de deux ans plus tard, ne viendra rien arranger. Après une traversée du désert de quelques années, Demi Moore fera de nouveau parler d’elle en 2003, grâce au peu mémorable Charlie’s Angels – les anges se déchaînent. Depuis, elle continue de tourner pour le cinéma (Mr. Brooks, La Famille Jones, Margin Call, LOL USA) mais n’est jamais parvenue à regagner son statut passé de tête d’affiche «bankable».

Striptease Bande-annonce VO

Striptease Bande-annonce VOL’ÎLE AUX PIRATES A PLOMBÉ LA CARRIÈRE DE GEENA DAVIS

Grâce à son Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle remporté en 1989 pour Voyageur malgré lui de Lawrence Kasdan et à ses rôles dans des films comme La Mouche, Beetlejuice, ou Thelma et Louise, Geena Davis faisait incontestablement partie des actrices les plus demandées de l’époque. Et puis L’île aux pirates est arrivé en 1996, et la carrière de la comédienne a pris un gros coup.

Réalisé par Renny Harlin, avec qui Geena David était alors mariée, ce film d’aventure, qualifié par beaucoup « d’accident industriel », s’est soldé par un échec monstre au box-office (il n’a rapporté qu’un dixième de son budget de près de 100 millions de dollars), qui a en partie précipité la fermeture de la société de production Carolco Pictures. La critique n’a évidemment pas été tendre avec le film non plus, reprochant, entre autres choses, un gros manque d’alchimie entre Davis et son partenaire Matthew Modine. Excepté Au revoir, à jamais, sorti quelques mois plus tard, et dans une moindre mesure Stuart Little, Geena Davis n’a plus jamais retrouvé de rôles importants au cinéma, mais a tenté de rebondir à la télévision avec la courte série Commander in Chief et, plus récemment, une participation récurrente à Grey’s Anatomy. Elle continue de tourner, mais à la marge.

L'ile aux pirates Bande-annonce VF

En plus d’avoir enterré la franchise Batman durant près de 10 ans, Batman & Robin, pire épisode des aventures de Bruce Wayne (et de loin !), réalisé par Joel Schumacher en 1997, a également réussi à nuire assez grandement à la carrière de deux de ses interprètes : Chris O’Donnell, alias Robin, et Alicia Silverstone, alias Batgirl.

Avec deux volets au compteur (il jouait déjà dans Batman Forever, également signé Schumacher), Chris O’Donnell, vu avant cela en héros romantique dans Le Temps d’aimer, a vraisemblablement eu du mal à se défaire du rôle de Robin et surtout de l’image désastreuse qui colle à la peau de Batman & Robin. Résultat : hormis Vertical Limit, il n’a plus retrouvé de rôle majeur sur grand écran. Mais Batman version Schumacher n’a tué « que » sa carrière cinématographique, car O’Donnell a ensuite rebondi à la télévision, d’abord avec un rôle récurrent dans Grey’s Anatomy, puis en devenant l’un des héros de NCIS : Los Angeles, lancée en 2009.

Pour Alicia Silverstone, par contre, la chute a été plus dure. Encore auréolée du succès de Clueless, sorti deux ans plus tôt, la jeune actrice a vraiment fait un très mauvais choix en acceptant de jouer Barbara Wilson. Pour preuve, par la suite, plus personne n’a jamais vraiment entendu parler d’elle, la majorité de sa filmographie se composant de films et de téléfilms peu mémorables (Scooby-Doo 2 : les monstres se déchaînent, Le Casse, Vamps).

Heureusement un certain George Clooney s’est mieux sorti de cette galère…

Lire aussi:   Son mari décédé, Sarah Messan ''dans les bras'' de Jean Michel Onnin
Batman & Robin Bande-annonce VO

Batman & Robin Bande-annonce VOLOVE GOUROU A PLOMBÉ LA CARRIÈRE DE MIKE MYERS

Que ce soit en tant que membre régulier de l’équipe du Saturday Night Live de 1989 à 1995, ou grâce à ses performances d’acteur (ou de doubleur) dans Wayne’s World, Austin Powers, et Shrek, Mike Myers a largement prouvé son talent comique. Mais malheureusement pour lui (et pour nous aussi), il a fait le choix désastreux de jouer en 2008 dans Love Gourou… Et là, c’est le drame.

Mêlant gags obscènes et humour limite insultant (notamment dans sa représentation de la culture hindoue), le film n’est quasiment jamais drôle et a, à juste titre, connu les honneurs d’un flop à la fois critique et public (40 millions de dollars de recettes pour un budget de 62 millions). On en viendrait presque à être dégoûtés de la comédie tout court et on se demande bien ce que Mike Myers, Jessica Alba, et Justin Timberlake sont allés faire dans cette galère. En tout cas, Myers ne semble toujours pas s’être remis de cet échec puisque, mis à part un petit rôle dans Inglourious Basterds et un retour obligé pour le quatrième volet de Shrek, l’intéressé n’a pas franchement fait des étincelles. Il faut attendre 2018 et Terminal ainsi que Bohemian Rhapsody pour le voir réoccuper -un peu- le devant de l’écran.

Love Gourou Bande-annonce VF

Love Gourou Bande-annonce VFA LA DÉRIVE A PLOMBÉ LA CARRIÈRE DE MADONNA

Si son statut de reine de la pop n’est plus à prouver, Madonna a, il faut bien le dire, eu plus de mal à s’imposer en star de cinéma. Et malheureusement pour elle, après avoir alterné films plutôt bons (Recherche Susan désespérément, Evita, Une équipe hors du commun), et d’autres beaucoup moins bons (Shanghai Surprise, Body, Un couple presque parfait), sur grand écran entre 1985 et 2000, le coup de grâce semble avoir été porté à sa carrière d’actrice en 2003, avec la sortie en salles de À la dérive. Un film dont on peine à se souvenir (volontairement peut-être), et qui a pourtant été réalisé par Guy Ritchie, son mari de l’époque.

Ce remake du film de Lina Wertmüller Vers un destin insolite sur les flots bleus a en effet fait un énorme bide au box-office (1 million de dollars de recettes pour un budget 10 fois supérieur) et s’est attiré les foudres des critiques, qui ont pour la plupart reproché un gros vide émotionnel à cette histoire d’amour sur une île déserte. Résultat : 5 Razzie Awards, dont ceux du pire film et de la pire actrice pour Madonna. Depuis, la Madonne s’est contentée d’apparitions dans Meurs un autre jour et dans la série Will & Grace, et a préféré revenir vers le cinéma en 2011 par la biais de la réalisation avec W.E.

A la dérive Bande-annonce (2) VF