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Soudan : des manifestants blessés au cours d’une fusillade

Soudan : des manifestants blessés au cours d'une fusillade
Soudan : des manifestants blessés au cours d'une fusillade

Un certain nombre de manifestants au Soudan ont été blessés à la suite d’une fusillade les visant à proximité dans la capitale, Khartoum.

Les médias, dont le journal privé « Al-Rakoba », ont rapporté que les Forces de soutien rapide (FSR) avaient tiré contre des manifestants devant le quartier général de l’armée, entraînant la blessure d’un certain nombre d’entre eux.

Le journal précise que les manifestants ont pu dépasser les barrières entourant le siège du commandement général de l’armée, sans plus de précisions.

Il n’a pas été possible dans l’immédiat d’obtenir un commentaire des Forces de soutien rapide en ce sens, compte tenu de l’interruption des communications et d’Internet dans certaines régions du Soudan.

Pour sa part, l’Association des professionnels soudanais a déclaré dans un tweet posté sur Twitter que « les masses du peuple soudanais rejettent et résistent au coup d’État militaire ».

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« Des rebelles à Berri et au Nil oriental (appartenant à l’État de Khartoum) à proximité du commandement général par la force et le pouvoir », a ajouté l’Association d’après la même source.

Les manifestations ont eu lieu quelques heures après une série d’arrestations effectuées par l’armée, contre le Premier ministre Abdullah Hamdok, un certain nombre de ses ministres du gouvernement et les dirigeants des « Forces de la Déclaration de la liberté et du changement » (la composante civile de la coalition au pouvoir ).

Le ministère soudanais de la Culture et de l’Information a déclaré, via son compte officiel Facebook, qu’ »une force de l’armée a arrêté Hamdok et l’a transféré dans un lieu inconnu après avoir refusé de soutenir le coup d’Etat », sans communiquer plus de détails.

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Le correspondant de l’Agence Anadolu a également rapporté que les services Internet, électricité et téléphone étaient coupés dans de grandes parties de Khartoum.

Pour sa part, la chaîne satellite Al-Jazeera a rapporté que les détenus comprenaient le ministre de l’Industrie Ibrahim Al-Sheikh, le gouverneur de Khartoum Ayman Nimr, le conseiller médiatique du Premier ministre Faisal Muhammad Salih, en plus du conseiller du Premier ministre, Yasser Arman. .

Al-Jazeera a également indiqué qu’il existe des informations non confirmées faisant état de l’arrestation de Muhammad al-Faki Suleiman, membre du Conseil de souveraineté représentant la composante civile, ainsi que du ministre de l’Information Hamza Balloul, du ministre des Communications Hashem Hassab al-Rasoul, et du chef du « Parti Baas socialiste arabe » Ali al-Rayeh al-Sanhouri.

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Il y a quelques semaines, la tension est montée d’un cran entre les composantes militaire et civile de l’autorité de transition, en raison de l’accusation soutenue par les chefs militaires contre les forces politiques (civiles) de ne rechercher que leurs intérêts personnels et d’être responsables des coups d’État dans le pays, et ce, après avoir déjoué une tentative de coup d’État militaire, le 21 septembre dernier.

Depuis le 21 août 2019, le Soudan vit une période de transition de 53 mois qui devrait se terminer par des élections au début de l’année 2024. Durant cette période, le pouvoir est partagé entre l’armée, les forces civiles et les mouvements armés qui ont signé un accord de paix avec le gouvernement, le 3 octobre 2020.

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