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Société militaire russe Wagner au Mali: la CEDEAO prend position

Société militaire russe Wagner au Mali: la CEDEAO prend position
Société militaire russe Wagner au Mali: la CEDEAO prend position

La CEDEAO a dénoncé ce jeudi, la volonté des autorités de la transition politique malienne d’engager des compagnies de sécurité privées au Mali, rejoignant ainsi l’ancien pays colonisateur, la France qui n’a pas caché ses inquiétudes par rapport à cette volonté des autorités maliennes.

L’actualité portant sur d’éventuels échanges entre les autorités maliennes et la société militaire russe Wagner pour une intervention de ses paramilitaires au Mali, a fait débat au sommet extraordinaire de la CEDEAO à Accra, au Ghana. Réunis pour évaluer l’évolution de la transition malienne au Ghana, ce jeudi, les chefs d’Etats de la CEDEAO ont dénoncé fermement la volonté des autorités de la transition d’engager des compagnies de sécurité privées au Mali.

La CEDEAO dit être préoccupée par les conséquences certaines sur la détérioration de la situation sécuritaire au Mali et dans l’ensemble de la région. Au cours de son sommet, l’organisation sous-régionale a aussi condamné fermement les arrestations continues ainsi que l’incarcération de leaders politiques et anciens dignitaires par les autorités de la transition. Elle demande leur traitement judiciaire conformément à l’état de droit et au respect des droits de l’homme.

De quoi se mêle Paris ?

L’accord en cours de négociation par le Mali avec le groupe russe Wagner pour la formation des forces maliennes n’a pas du tout plu à Paris qui a immédiatement brandi la menace de retirer ses forces si ceci s’avère effectif. Une attitude de la France qui frise carrément la peur que l’on découvre la puissance des russes ou la nonchalance de Barkhane face aux attaques terroristes. Quand bien même elle est quasiment vomie par la grande majorité des populations du G5 Sahel, la France continue contre vents et marées de tenter de maintenir sa présence militaire dans la zone, qui au fil des années a montré ses limites.

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La France panique, s’offusque et passe à l’offensive. L’opinion publique malienne est favorable à une intervention militaire de la Russie. Les nouvelles autorités du pays semblent épouser la volonté du peuple qui gémit sous le poids du terrorisme et sont en passe de conclure un accord militaire avec la puissante société privée russe Wagner. Cet accord, selon nos informations, pourrait porter sur l’envoi d’un millier de paramilitaires russes au Mali. Et c’est en tout, la pomme de discorde qui stimule des démangeaisons à Paris.

Eviter un accord à tout prix

La France ne veut en aucun cas, entendre parler de l’effectivité d’un tel accord. Selon plusieurs sources, elle a lancé une mission diplomatique auprès de plusieurs Chefs d’Etat dont notamment ceux de la Cedeao pour tenter de dissuader la junte au pouvoir à Bamako de concrétiser ce rapprochement avec la Russie. Vu le caractère intrépide et intransigeant de la hiérarchie malienne tenue ferme par le discret colonel Assimi Goita, la diplomatie française a décidé de passer à la vitesse supérieure. D’autres sources évoquent même l’intervention au cours des débats des autorités françaises au cours du sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Cedeao tenu ce jeudi à Accra.

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La présence française au Mali est, selon Paris, le signe de la bonne coopération entre les deux pays. Cependant, si seulement coopération il y avait, pourquoi la France ne veut pas que le Mali choisisse lui-même ceux avec qui il va coopérer et dans tous les domaines de nécessité ? Si le Mali juge que l’arrivée des mercenaires du groupe russe Wagner va lui permettre de renforcer la puissance et l’efficacité de ses forces contre les groupes terroristes, alors pourquoi s’en priver ?

« C’est absolument inconciliable avec notre présence »

Devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale mardi, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a sorti le grand jeu. Il a averti qu’une implication de la société privée russe Wagner au Mali serait « incompatible » avec le maintien d’une force française. « C’est absolument inconciliable avec notre présence » et « incompatible avec l’action des partenaires sahéliens et internationaux du Mali », a-t-il martelé.

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Pour la ministre française des armées, Florence Parly, citée par TV5 Afrique, la signature d’un accord militaire entre le Mali et la société russe Wagner « serait extrêmement préoccupante et contradictoire » avec l’engagement militaire de la France au Sahel. Au Mali, les autorités au pouvoir ne font aucun commentaire sur cet accord militaire. Les officiels ne commentent pas les rumeurs », a dit le porte-parole, Baba Cissé.

Sanctions ciblées

La Conférence des chefs d’Etats de la CEDEAO a aussi lors de son sommet de ce jeudi, décidé de sanctions ciblées contre tous ceux dont les actions impactent négativement sur le calendrier de la transition tel qu’arrêté par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO.

Ces sanctions, précise le communiqué final de la CEDEAO, incluraient notamment l’interdiction de voyage pour ces personnes et leur famille et le gel de leurs avoirs financiers. A cet effet, la Conférence demande au président de la Commission de la CEDEAO de compiler et soumettre la liste des individus et groupes d’individus concernés.

BWT

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