Home International Présidentielle américaine : dans les Etats-clés, le ciel s’assombrit pour Trump

Présidentielle américaine : dans les Etats-clés, le ciel s’assombrit pour Trump

Présidentielle américaine : dans les Etats-clés, le ciel s’assombrit pour Trump
Présidentielle américaine : dans les Etats-clés, le ciel s’assombrit pour Trump

A trois semaines de l’élection présidentielle, Joe Biden est donné en tête dans la majorité des Etats qui vont faire basculer le résultat.

11 000 votes dans le Michigan, 22 000 dans le Wisconsin et 44 000 en Pennsylvanie. Il y a quatre ans, c’est grâce à ces 77 000 voix d’avance sur Hillary Clinton que Donald Trump a pu être élu président des Etats-Unis. Sans elles, il n’aurait pas pu récolter les 46 grands électeurs pourvus par ces trois Etats et aurait dit adieu à ses rêves de majorité au sein du collège électoral. Au final, il l’emportera avec 304 grands électeurs contre 227 pour Hillary Clinton malgré la victoire de celle-ci au vote populaire par trois millions de voix d’écart.

Le sort de l’élection présidentielle américaine ne tient pas toujours à un fil aussi ténu, mais il dépend bien souvent des résultats dans une poignée d’Etats suscitant toutes les convoitises pendant que tous les autres, acquis d’avance à la cause du champion républicain ou démocrate, se retrouvent délaissés par les équipes de campagne. Cette présidentielle 2020 ne déroge pas à la règle.

Plus d’Etats-pivots qu’en 2016

Selon RealClearPolitics, site agrégeant les enquêtes d’opinion les plus récentes, la pièce est encore en l’air (« toss up ») dans une dizaine d’Etats et il est difficile de dire pour le moment de quel côté elle finira par tomber le 3 novembre. Réunis, ces Etats représentent environ un tiers des grands électeurs en jeu le mois prochain (185 sur 538).

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Présidentielle américaine : dans les Etats-clés, le ciel s’assombrit pour Trump

Parmi eux, il y a des Etats-clés traditionnels, comme l’Ohio et la Pennsylvanie, et des nouveaux venus, tel l’Arizona, théâtre d’une large victoire de Donald Trump il y a quatre ans. « Ce qu’on remarque, c’est qu’il y a beaucoup plus d’Etats-pivots qu’en 2016. C’est au désavantage de Donald Trump, qui doit quasiment tous les gagner pour pouvoir être de nouveau élu », souligne Jean-Eric Branaa, maître de conférences à l’université Paris II Panthéon-Assas et auteur de la biographie « Joe Biden » (éditions Nouveau Monde).

La « Rust Belt » penche pour Biden

Très courtisés par les deux candidats, les Etats-clés semblent pour le moment plus proches de basculer du côté de Biden. L’avance du démocrate dépasse même en moyenne les 5 points dans le Wisconsin, le Michigan et en Pennsylvanie, le fameux trio de la « Rust Belt » qui a échappé à Hillary Clinton.

« Dans ces Etats, l’enjeu est énorme pour Trump. S’il les perd, c’est terminé pour lui », insiste Marie-Cécile Naves, politologue spécialiste des Etats-Unis et directrice de recherche à l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques). La carte des déplacements du président montre à quel point ces terres sont vitales pour lui. Mardi soir encore, il tenait meeting en Pennsylvanie. Ne voulant pas reproduire la même erreur que Clinton, qui avait délaissé ces Etats du nord, Joe Biden, lui-même originaire de Pennsylvanie, ne ménage pas non plus sa peine et les kilomètres.

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Les seniors au cœur de la bataille

Dans cette région, le cataclysme que constitue la pandémie de Covid-19 a un rôle déterminant. « Énormément de gens se sont retrouvés au chômage, ont perdu leur couverture santé et ont de vrais problèmes pour vivre », explique Jean-Eric Branaa. Les sorties du président pour minimiser la gravité du coronavirus et mettre en scène son retour après avoir été contaminé ont en plus beaucoup de mal à passer chez les électeurs les plus âgés de cette partie du pays.

Les seniors figurent également au cœur de la bataille que se livrent Biden et Trump en Floride, l’un des juges de paix habituels de l’élection présidentielle. En 2016, Trump s’était imposé dans le « Sunshine State » avait fait main basse sur ses 29 grands électeurs, avec un petit point d’avance sur Clinton. Revenu presque à hauteur de l’ancien vice président le mois dernier dans les sondages, Trump a vu l’écart se creuser à nouveau depuis une quinzaine de jours, période coïncidant avec le premier débat et l’annonce de son test positif au coronavirus.

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« Le seul senior qui intéresse Donald Trump c’est le senior Donald Trump lui-même », a lâché mardi Joe Biden dans un centre pour retraités près de Miami. « Il a empêché les seniors de Floride et les citoyens de tout le pays d’avoir l’aide dont ils avaient besoin. »

L’indispensable Texas pour Trump

Autre électorat déterminant pour les deux camps en Floride, les Latinos-Américains. Une dénomination large et composite, renvoyant à la fois aux familles d’origine cubaine marquées par l’anti-castrisme et votant plutôt républicain et celles ayant des attaches à Porto Rico, qui voient Trump d’un plus mauvais œil. « Il faut rappeler que Trump a imaginé vendre Porto Rico après l’ouragan Maria en 2017 alors que les démocrates veulent en faire le 51e Etat de l’Union », rappelle Jean-Eric Branaa.

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