Home International Mutinerie dans une prison à Madagascar: l’enquête est en cours

Mutinerie dans une prison à Madagascar: l’enquête est en cours

Mutinerie dans une prison à Madagascar: l'enquête est en cours
Mutinerie dans une prison à Madagascar: l'enquête est en cours

À Madagascar, la mutinerie du dimanche 23 août qui a éclaté dans la prison de Farafangana, sur la côte sud-est de l’île, a fait 23 morts côtés prisonniers et 5 blessés, dont un garde. Quarante et un fugitifs ont été rattrapés et vingt sont toujours en fuite. Face à la violence et au lourd bilan de cette répression meurtrière, une enquête a été ouverte. 

Gendarmes en patrouille à Antananarivo, avril 2020. (image d'illustration)

Le ministre de la Justice, qui s’est rendu sur place hier mercredi, doit faire un point presse ce jeudi.

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Se basant sur le compte-rendu officiel, le secrétaire d’Etat à la Gendarmerie, le général de division Richard Ravalomanana apporte les premières précisions sur cette révolte au micro de notre correspondante à Antananarivo, Sarah Tétaud.

« C’était un dimanche. Il n’y avait que 3 agents pénitentiaires là-bas. Les détenus étaient rassemblés pour le déjeuner. Ils ont commencé à s’attaquer au chef de cour. Ils l’ont blessé. Et ils se sont attaqués par la suite à ceux qui étaient aux postes de police. Et d’autres ont escaladé le mur. Ils ont pris un pistolet-mitrailleur mat 49 d’un des agents pénitentiaires de garde, et ils sont partis.

Après l’alerte, il y a eu du renfort. Des policiers, des gendarmes et des militaires sur place et une partie de la population locale se sont lancés à la poursuite des évadés. Vous savez que dans cette partie sud-sud est de Mada, on s’adonne facilement à des vindictes publiques. Il y a une thèse comme quoi les agents pénitentiaires ont expressément tué ces gens-là pour qu’ils ne soient pas des témoins gênants des problèmes en prison. C’est une thèse mais ça fait partie de l’enquête qu’on est en train d’ouvrir actuellement.

Donc c’est l’enquête qui va déterminer (si) ce sont les agents pénitentiaires, les policiers, les gendarmes, ou les militaires qui ont tiré ? Est-ce qu’il y avait une nécessité de tirer ? ou est-ce que ce sont des vindictes publiques ? »

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