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Les 8 dossiers brûlants au menu du G7 de Biarritz

Les 8 dossiers brûlants au menu du G7 de Biarritz
Les 8 dossiers brûlants au menu du G7 de Biarritz

Voici les 8 dossiers brûlants au menu du G7 de Biarritz

Ce sommet de trois jours sur le front de mer, réunissant les dirigeants de sept pays parmi les plus puissants de la planète, se déroulera sous le signe de la lutte contre les inégalités, le thème principal inscrit à l’ordre du jour par la France.

Les dossiers sensibles ne manqueront pas lors du G7 de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) qui s’ouvrira samedi, comme l’an dernier dans un climat de forte incertitude nourrie par les sorties de Donald Trump et les multiples tensions internationales, de l’Europe à la Chine en passant par l’Iran. Ce sommet de trois jours sur le front de mer, réunissant les dirigeants de sept pays parmi les plus puissants de la planète, se déroulera sous le signe de la lutte contre les inégalités, le thème principal inscrit à l’ordre du jour par la France.

Mais les réunions informelles, à commencer par le dîner au grand complet programmé samedi soir, de même que les entretiens en tête-à-tête, plus propices aux explications franches, devraient surtout être animés par les tensions sino-américaines, le dossier iranien ou le Brexit, autant de sujets sur lesquels les participants entretiennent de profondes divergences. Signe de ces désaccords difficiles à surmonter, la présidence française prévoit de se passer de communiqué final, un rituel qui clôt habituellement les sommets du G7.

1. Les inégalités

Emmanuel Macron compte  afficher des résultats concrets sur certains sujets comme la “lutte contre les inégalités”, thème officiel du sommet, en élargissant les discussions aux dirigeants de “puissances de bonne volonté” comme l’Inde, l’Australie, l’Afrique du sud et le Chili.

2. La taxation des GAFA

La taxation des Gafa (Google, Amazon, Facebook, Apple, entre autres) est l’un des principaux sujets de discorde entre les Etats-Unis et la France, qui a instauré cette année son propre impôt sur les géants du numérique en espérant convaincre les autres grandes puissances de mettre sur pied une taxe commune. Cette initiative a suscité la colère de Donald Trump, qui voit là une mesure dirigée spécifiquement contre les entreprises américaines et menace de lancer des représailles sous la forme de droits de douane massifs sur les vins français. Le gouvernement français promet quant à lui d’abandonner cette taxe à 3% sur les revenus des grandes multinationales dès qu’un accord sera trouvé à l’échelle de l’OCDE (Organisation de coopération et développement économiques).

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3. Le Brexit

Le rendez-vous de Biarritz sera l’une des premières occasions pour Boris Johnson, arrivé au 10 Downing Street le 24 juillet dernier, de prendre le pouls de ses interlocuteurs les plus incontournables dans les négociations sur le Brexit, voire de mettre l’unité européenne à l’épreuve. Le successeur de Theresa May retrouvera simultanément l’allemande Angela Merkel et le français Emmanuel Macron, qu’il aura rencontrés à tour de rôle mercredi et jeudi, mais aussi les plus hauts représentants de l’Union européenne (UE). Les discussions s’annoncent serrées entre les Européens et le Britannique, qui veut pousser les Vingt-Sept à renégocier les modalités de la sortie du Royaume-Uni, en particulier concernant l’épineuse question irlandaise, et assure que le Brexit deviendra réalité le 31 octobre, “deal” ou pas.

Emmanuel Macron a d’ores et déjà fait savoir mercredi qu’il attendait des “clarifications” du Premier ministre britannique, auquel il demande de “l’esprit de sérieux”. Au cours du week-end, les Européens observeront de près la naissance du tandem Boris Johnson-Donald Trump, l’une des attractions du sommet. Cette rencontre, la première depuis l’arrivée au pouvoir de Boris Johnson, est loin d’être anodine puisque l’avenir du Royaume-Uni hors UE dépend en partie de l’accord de libre-échange que les deux hommes se font fort de conclure.

4. Les tension commerciales entre la Chine et les États-Unis

C’est l’un des principaux sujets de préoccupation du moment : la guerre commerciale que se livrent les Etats-Unis et la Chine, les deux premières économies de la planète, au risque de donner un coup de frein brutal à la croissance mondiale. Ce conflit dépasse le seul terrain des droits de douane, que l’administration Trump prévoit d’alourdir encore sur de nombreux produit chinois, et s’étend désormais à la propriété intellectuelle, à la monnaie et aux hautes technologies, des sujets qui seront au centre des discussions à Biarritz.

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5. L’Iran

Emmanuel Macron, hôte du sommet, prévoit d’aborder la question iranienne, qui divise depuis plus d’un an les membres du G7, singulièrement les Européens et les Etats-Unis. “On doit avoir une discussion entre nous sur comment on gère le dossier iranien et on a des vrais désaccords au sein du G7”, a déclaré mercredi le chef de l’Etat français lors d’un échange avec l’Association de la presse présidentielle, à Paris.

France, Allemagne et Royaume-Uni tiennent en effet à l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, qui devait permettre à la République islamique de normaliser ses relations avec le reste du monde, tandis que Donald Trump ne cesse de dénoncer ce compromis, auquel son pays a tourné le dos en mai 2018. La tension a franchi à la mi-mai un nouveau palier dans le détroit d’Ormuz avec l’attaque de plusieurs pétroliers, qui fait planer une ombre supplémentaire sur le commerce mondial. Dénonçant une série de “provocations” et d’”actes hostiles”, Washington a imputé ces attaques à Téhéran, qui nie pour sa part toute implication.

6. La Syrie

La France souhaite ouvrir le chapitre des conflits meurtriers dans lesquels sont empêtrés la Libye, le Yémen et la Syrie, en mettant l’accent notamment sur la situation dans la ville d’Idlib tenue par les opposants à Bachar al Assad. “Ce qui se passe à Idlib ne peut pas être tu autour de la table du G7, il faut je pense que nous ayons aussi un message très clair sur le respect du droit humanitaire”, a déclaré Emmanuel Macron mercredi.

Située dans le nord-ouest de la Syrie, la province d’Idlib, dernière enclave aux mains des rebelles syriens et des groupes djihadistes, subi depuis plus de trois mois des bombardements de l’artillerie du régime et de son allié russe, qui ont fait plusieurs centaines de victimes.

7. La Russie

Exclu du club des démocraties libérales après l’annexion de la Crimée par la Russie, Vladimir Poutine sera absent ce week-end, comme chaque année depuis 2014, mais son nom devrait revenir dans les discussions à Biarritz. Donald Trump, qui accueillera le G7 en 2020, a plaidé à plusieurs reprises et à nouveau mardi pour la réintégration de la Russie et la reformation du G8, sans convaincre pour l’heure ses partenaires.

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Emmanuel Macron, notamment, s’est dit mercredi plutôt favorable au retour de la Russie, mais seulement à condition qu’elle donne des gages de bonne volonté dans le dossier ukrainien. Dans le cas contraire, une réadmission de Moscou serait une “erreur stratégique” à ses yeux. Le président français a toutefois fait un premier pas en conviant son homologue russe lundi au fort de Brégançon (Var), à quelques jours de l’ouverture du sommet.

8. Le climat et l’Amazonie

La biodiversité et la lutte contre le réchauffement climatique sont devenus ces dernières années l’un des sujets inévitables lors de ces genre de rendez-vous internationaux, même s’il n’existe pas encore de consensus entre puissances. Faute d’accord avec les États-Unis, qui ont retiré leur signature à l’accord de Paris sur le climat à l’initiative de Donald Trump, la France ne prévoit pas de grandes déclarations sur le climat et privilégiera plutôt des “coalitions d’acteurs” et des engagements concrets, notamment dans les domaines du transport maritime et de la mode. Les pays présents devraient par ailleurs signer formellement la charte en faveur de la biodiversité – qui ne contient pas d’engagements contraignants – dévoilée lors du G7 des ministres de l’Environnement, début mai, à Metz.

Enfin, le président français a appelé le G7 à “parler de l’urgence” du problème des feux de forêt en Amazonie – ce qui lui a valu une réplique cinglante du président brésilien Jair Bolsonaro, estimant que de discuter de ce problème en l’absence du Brésil faisait montre d’une “mentalité colonialiste”.

 Par Reuters

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site Ici Abidjan

 

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