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Koné Katinan, porte-parole de Gbagbo, livre des secrets sur les juges

Koné Katinan, porte-parole de Gbagbo, livre des secrets sur les juges
Koné Katinan, porte-parole de Gbagbo, livre des secrets sur les juges

Justin Koné Katinan, porte-parole de Laurent Gbagbo, a livré ses premières impressions après la fin des audiences relatives à l’appel de la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, contre la décision d’acquittement de l’ex-président ivoirien et de son ministre Charles Blé Goudé. Ci-dessous, l’intégralité de son propos publié sur Facebook.

Koné Katinan (porte-parole de Gbagbo) : « Chez nous, le juge reste encore le fonctionnaire qui sauve sa carrière par sa soumission au pouvoir politique »

En attendant le verdict final de la chambre d’appel, le rideau vient de tomber sur le marathon judiciaire que représente l’affaire Procureur contre le Président Laurent Gbagbo et le ministre Charles Blé Goudé. Ce long feuilleton judiciaire aura été riche en leçons pour les esprits critiques. L’une des leçons qui s’impose d’elle-même est que, pendant tout ce procès, aucune jurisprudence du tiers monde en général et de l’Afrique n’a été évoquée pour étayer une thèse ou pour contredire une autre.

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Les jurisprudences évoquées, en dehors de celle des tribunaux internationaux ad’hoc, viennent toutes des grandes démocraties. La situation peut paraître anecdotique surtout que les personnes poursuivies sont africaines et les victimes alléguées également. Mais il faut aller au-delà de l’anecdote. L’absence de jurisprudence africaine ou du tiers monde est tout simplement l’expression de la faiblesse des appareils judiciaires de nos pays, elle-même traduisant la corruption de nos démocraties.

Ailleurs, la justice a contribué à renforcer la démocratie grâce à la bataille des juges eux-mêmes pour garder leur indépendance par rapport au pouvoir politique incarné par l’exécutif. Chez nous, le juge reste encore le fonctionnaire qui sauve sa carrière par sa soumission au pouvoir politique. Dans ces conditions, comment ses décisions peuvent-elles faire autorité ailleurs.

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Je l’ ai personnellement ressenti péniblement. C’ est en cela que les propos les propos du Président Laurent Gbagbo le 5 décembre 2011 devant la chambre préliminaire de la Cour lors de sa première comparution résonnent comme une prophétie. En effet la démocratie est utile avant tout pour nous-mêmes les Africains. Dans la construction de cette démocratie la justice constitue la pierre d’angle.

L’édifice de la démocratie ne tient pas débout dans nos pays du tiers monde parce que tout simplement cette Pierre angulaire est très fragile parce que perforée de l’intérieur d’elle-même. Mais ça c’est l’affaire du juge lui-même. Malheureusement, même à la CPI, l’agissement de certains acteurs clés de l’affaire qui nous intéresse depuis ses débuts m’ont donné la mauvaise impression que l’ivraie judiciaire tiers-mondiste tente d’y prendre pied.

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Déjà intrinsèquement faible et mal perçue par une opinion de plus en plus large et forte, il appartiendra au juge de la CPI lui-même de veiller à ce que cette ivraie là ne prospère pas en ce lieu. Autrement ce tribunal risque de sonner son propre glas pour une sépulture anticipée tant les intérêts contradictoires se cristallisent autour de lui.

Puissions-nous tirer profit de nos souffrances et des bonnes expériences venues d’ailleurs alors nous ferons tous œuvre utile à notre continent.

Nb: Les titre, chapeau et sous titre sont de la rédaction.

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