HomeInternationalKenya: découverte de la plus ancienne tombe d’Afrique datant de 78000 ans

Kenya: découverte de la plus ancienne tombe d’Afrique datant de 78000 ans

Kenya: découverte de la plus ancienne tombe d’Afrique datant de 78000 ans
Kenya: découverte de la plus ancienne tombe d’Afrique datant de 78000 ans

Ce mercredi, des chercheurs du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) annonçaient avoir découvert sur le site de Panga Ya Saidi, à l’Est du Kenya, ce qui ressemble fort à des ossements inhumés vieux d’environ 78000 ans. Une découverte qui, si les études et autres analyses en cours le confirmaient, représenterait la sépulture la plus ancienne découverte sur le continent. Une découverte qui remettrait également en question tous les acquis sociologiques et anthropologiques en matière de rites funéraires en Afrique.

Une découverte importante…

C’est désormais connu, les africains enterraient leurs corps depuis plus de 78.000 ans. Du moment qu’il était permis de nommer ainsi, l’espèce humaine qui avait habité cette partie du continent à cette période archéologique. Ici nous parlons du mésolithique, également appelé ‘’âge de pierre moyenne’’ ou ‘’Middle Stone Age’’, ancienne étape culturelle qui existait entre le paléolithique (âge de la pierre taillée), avec ses outils en pierre ébréchée, et le néolithique (âge de la pierre polie), avec ses outils en pierre polie. Une période qui se situe entre « 400 000 et 50 000 av. J.-C ».

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L’annonce de ce mercredi, faisait suite donc à la découverte depuis 2013 de « résidus osseux » et de l’excavation en 2020 de morceaux probants de squelette. Ces restes vieux de 78 000 ans seraient ceux d’un individu âgé « d’environ trois ans » dont le corps semble avoir été soigneusement rangé dans une fosse délibérément creusée.

Les soins apportés à l’inhumation de celui que les scientifiques avaient nommé « Mtoto » ‘’enfant ‘’en swahili, étaient pour le moins extraordinaires de la part de la communauté des premiers Homo sapiens il y a environ 78 000 ans. La découverte fournissait donc selon les chercheurs du CNRS, « l’un des premiers exemples sans équivoque d’un corps enterré dans une fosse préparée à cet effet et recouverte de terre».

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C’est que selon les chercheurs de nombreux éléments plaident en faveur d’une inhumation. D’abord l’état articulé du squelette, ensuite, sa position recroquevillée, et « les sédiments dans la fosse différents des sédiments environnants parce contenant une abondance de coquillages et de traces d’escargots qui se nourrissent de vers de terre trouvés autour de cadavres enfouis dans la terre nue ».