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Joe Biden lève les sanctions contre Fatou Bensouda et la Cpi

Joe Biden lève les sanctions contre Fatou Bensouda et la Cpi
Joe Biden lève les sanctions contre Fatou Bensouda et la Cpi

Le président des États-Unis, Joe Biden, a mis fin à l’offensive sans précédent lancée par son prédécesseur Donald Trump contre la Cour pénale internationale (CPI), en levant les sanctions contre sa procureure, Fatou Bensouda.

Les États-Unis ont levé, vendredi 2 avril, les sanctions contre la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) Fatou Bensouda.

Ces sanctions avaient suscité des critiques internationales après avoir été imposées par l’administration de l’ancien président américain Donald Trump. La mesure, annoncée par le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, lève les sanctions imposées à Fatou Bensouda dans le cadre de son enquête visant à déterminer si les forces américaines ont commis des crimes de guerre en Afghanistan. 

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Elle retire également Phakiso Mochochoko, chef de la division de la compétence, de la complémentarité et de la coopération de la CPI, de la liste des ressortissants spécialement désignés.

La juridiction qui siège à La Haye, aux Pays-Bas, a immédiatement salué « le début d’une nouvelle phase » dans l' »engagement commun à lutter contre l’impunité ». Joe Biden a assuré que Washington continuait à « s’opposer » à la volonté de la CPI d’enquêter sur des faits reprochés à du « personnel d’États non signataires » du Traité de Rome qui lui a donné naissance, « dont les États-Unis et leurs alliés », « en l’absence de saisine du Conseil de sécurité des Nations unies ».

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Il s’agit d’une allusion aux investigations sur des allégations de crimes de guerre américains en Afghanistan, qui ont déclenché les sanctions de l’ère Trump, et à l’ouverture plus récente d’une enquête sur des crimes présumés dans les territoires palestiniens occupés, imputés notamment à Israël. « Nous allons protéger vigoureusement le personnel actuel et ancien des États-Unis [contre ces enquêtes] », a martelé le président américain.

Pour autant, « la menace et l’imposition de sanctions financières contre la Cour […] n’est pas une stratégie appropriée ou efficace », a-t-il estimé pour expliquer la trêve. Il a donc « révoqué » le décret présidentiel pris en juin 2020 par son prédécesseur qui permettait de punir les juges.

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L’administration Trump, porteuse d’une politique étrangère souverainiste et unilatéraliste, avait poussé à l’extrême la défiance à l’égard de la CPI, érigée en symbole de ce qu’elle exécrait dans le multilatéralisme. Sous l’impulsion de l’ex-conseiller présidentiel John Bolton puis de l’ancien secrétaire d’État Mike Pompeo, elle avait ainsi pris une mesure sans précédent en sanctionnant une série de responsables de la Cour, dont Fatou Bensouda en septembre.