Home International “Ils ne passeront pas” : la réaction de Macron à l’attentat de...

“Ils ne passeront pas” : la réaction de Macron à l’attentat de Conflans suscite l’indignation

“Ils ne passeront pas” : la réaction de Macron à l'attentat de Conflans suscite l'indignation
“Ils ne passeront pas” : la réaction de Macron à l'attentat de Conflans suscite l'indignation

Peu après l’attaque dont a été victime un enseignant dans les Yvelines, le président de la République s’est rendu sur place pour apporter son soutien. Mais sa réaction et ses mots indignent politiques et anonymes.

« Ils ne passeront pas. » En marge de son déplacement à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) après la décapitation d’un professeur qui avait montré des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves, lors dans d’un débat sur la liberté d’expression en classe, Emmanuel Macron s’est fendu de cette petite phrase sur Twitter. Dans la soirée, il s’était ému d’une attaque pour abattre « la République dans ses valeurs, les Lumières, la possibilité de faire de nos enfants, d’où qu’ils viennent, qu’ils croient ou qu’ils ne croient pas, quelle que soit leur religion, d’en faire des citoyens livres ». Une bataille « existentielle » selon lui, parce que « l’obscurantisme et la violence qui l’accompagnent ne gagneront pas », avait-il ajouté, appelant au passage à la nation « faire bloc ».
 
Des déclarations qui ont provoqué un tollé d’abord dans la classe politique, alors que ce genre d’attaques se multiplient. Le membre du bureau national du Rassemblement national, Jen Messiha, a rappelé à Emmanuel Macron que cette « décapitation n’était pas un acte terroriste » mais « l’acte d’un musulman en colère », fustigeant l’attitude du chef de l’Etat tel « un médecin légiste du massacre de la France ». « Il explique le crime mais ne poursuit jamais les coupables », a-t-il poursuivi.

Lire aussi:   Guinée : 91,5% de « oui » à la nouvelle Constitution proposée par le pouvoir (officiel)

« L’Éducation nationale ne peut plus fermer les yeux longtemps face à la pression malsaine et intolérable dont font l’objet des enseignants dans leur mission éducative quand ils abordent des sujets qui ne plaisent pas à une minorité », déplore quant à elle Valérie Pécresse. « La République est défiée depuis des années et elle regarde ailleurs. Cette tragédie abjecte doit être un électrochoc salutaire », ajoute la présidente de la région Ile-de-France dans un entretien accordé au Point.
 
Pour le président du groupe RN de Bourgogne-France-Comté, Julien Odoul, « en trois ans, Emmanuel Macron n’a toujours pas trouvé de programme de lutte contre le terrorisme islamiste ». Le maire de Béziers, Robert Ménard, a déploré laconiquement : « Ils décapitent nos professeurs. Nous, on va enseigner l’arabe », tandis que le journaliste Ivan Rioufol, a tonné contre les « mots creux » du chef de l’Etat.

Lire aussi:   Violences faites aux femmes : 70% des Gabonais tolèrent l`acte !

Philippe de Villiers a, à son tour, réagi avec véhémence dénonçant le discours du gouvernement contre le terrorisme comme une « imposture »« L’immigration est le terreau de l’islam, qui est le terreau de l’islamisme, qui est le terreau du terrorisme », a-t-il lancé.

« Ils sont déjà passés »

Les anonymes n’ont pas vraiment goûté non plus à cette sortie, lui rappelant que les Français ne voulaient « plus seulement des mots, mais des actes ». Beaucoup d’internautes se sont insurgés rappelant au président de la République « qu’ils étaient déjà passés », ou que ça fait bientôt « une décennie qu’ils passent et assassinent des innocents, enfants policiers et enseignants ». Certains ont manié l’ironie en indiquant à Emmanuel Macron qu’il ne « passerait pas non plus lors de la présidentielle ».
Un homme n’a pas hésité à l’invectiver directement : « Malheureusement vous êtes trop pacifistes, donc ils passeront ». Enfin, un professeur s’émeut de cette décapitation : « Je n’ai pas envie de se faire décapiter parce qu’il aurait défendu les valeurs de la République. »

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here