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« Il faut dialoguer avec les terroristes s’ils sont Burkinabè »

"Il faut dialoguer avec les terroristes s'ils sont Burkinabè"

Le président de l’Union pour la république (UPR) était le dimanche 22 août 2021 sur les antennes de Oméga FM dans l’émission Dimanche Politique. A l’occasion, il a donné sa position sur la situation sécuritaire du pays. Il explique qu’il faut dialoguer avec les « terroristes » s’ils sont Burkinabè.

Maitre Toussaint Abel Coulibaly s’est prononcé sur l’insécurité que connaît le Burkina Faso. Pour le président de l’UPR, « certains disent qu’on ne dialogue pas avec les terroristes. Et si ces gens qui ont pris les armes par exemple ne sont pas des étrangers et qu’ils sont Burkinabè ? On parle de réconciliation nationale. Pensez-vous qu’on doit les exclure du processus de réconciliation nationale ? Pensez-vous qu’on ne doit pas chercher à savoir pourquoi ils ont pris les armes et pourquoi ils font tant de mal à leurs propres frères ? ».

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Répondant à la question de savoir « si négocier est aussi une solution », il coupe court. « Dialoguer et négocier sont deux choses différentes de mon point de vue. Il faut dialoguer avec les terroristes s’ils sont Burkinabè. Je ne parle pas de forces étrangères ou de Djihadistes venus d’ailleurs pour s’implanter au Burkina Faso. Je parle de Burkinabè qui souvent quittent leurs villages pour aller attaquer les villages voisins », a-t-il expliqué.

A l’en croire, « ils le font parce qu’il y a des conflits qui datent d’un centenaire du fait que le grand père d’un tel avait fait ceci ou cela à telle personne et on veut régler les comptes. Finalement cela devient quelque chose de général. Parce que quand on écoute les quelques terroristes qu’on prend il n’y a généralement pas de fondement dans ce qu’ils font. Certainement parmi eux il y a des brigands mais ils y a aussi certains qui ont des comptes à régler. Si c’est le cas, qu’ils le disent afin qu’une solution soit trouvée. Il ne faut pas exclure le dialogue avec ces groupes terroristes si tant qu’ils sont Burkinabè ».

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« On peut prendre contact avec ces différents groupes puisque certaines figures sont connues. Dans le temps nous avons eu Ibrahim Malam Dicko qui était bien connu. En tout état de cause, l’Etat a la capacité d’identifier les meneurs Burkinabè de ces groupes. Et par personnes interposées on peut savoir ce qu’elles veulent. Contrairement à ce que des gens pensent, je ne pense pas qu’ils veulent une partie du territoire. Ils doivent avoir d’autres revendications », a estimé Me Abel Coulibaly.

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Rappelons que le Burkina Faso fait face au terrorisme islamiste, qui ravage le nord et l’est du pays depuis 2015. Les attaques des groupes Djihadistes et la répression violente des forces de sécurité ont déplacé des centaines de milliers de personnes. Les premiers touchés par les violences sont les enfants qui subissent une triple crise : sécuritaire, sanitaire et alimentaire.

Afriksoir

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