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États-Unis : Donald Trump, attendu en héros à Orlando

États-Unis : Donald Trump, attendu en héros à Orlando
États-Unis : Donald Trump, attendu en héros à Orlando

« On a hâte de le revoir. » Derrière son masque aux couleurs du drapeau américain, Helen Hunter jubile à l’idée de revoir Donald Trump, « son » président. La républicaine fait partie des milliers de personnes attendues à CPAC (Conservative political action conference), le grand rendez-vous annuel de la droite américaine qui s’ouvre ce jeudi 25 février dans un hôtel d’Orlando, capitale américaine des parcs d’attractions.

L’ancien président américain doit s’exprimer au dernier jour du rassemblement, dimanche, sur la présidentielle de 2024 et l’état du parti républicain. Ce sera son premier discours public depuis son départ de la Maison-Blanche, le 20 janvier. « On a tous envie de voir ce qu’il va dire, en particulier ce qu’il compte faire pour la prochaine présidentielle en 2024. J’espère qu’il se représentera ! », poursuit Helen.

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Un repaire de conservateurs traditionnels

Fondé en 1973 par des groupes de conservateurs américains désireux de faire entendre leur voix après le mouvement des droits civiques, CPAC est passé de petit rassemblement de 400 personnes à grand raout de la droite.

Chaque année, des milliers de participants (groupes pro-vie, élus républicains au Congrès, militants pro-armes à feu, libertariens…), se retrouvent pour assister à des conférences et des formations. Les candidats républicains aux élections locales et nationales ont également pris l’habitude de s’y montrer pour cultiver leur réseau et obtenir de précieux soutiens.

Sous la présidence Trump, ce repaire de conservateurs traditionnels, inauguré en 1974 par Ronald Reagan, alors gouverneur de Californie, s’est progressivement transformé en bastion trumpiste. Les voix républicaines les plus modérées ont été progressivement écartées, signe de l’emprise croissante du milliardaire.

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L’an dernier, les organisateurs ont fait savoir qu’ils n’inviteraient pas Mitt Romney, candidat à la présidentielle de 2012. Le sénateur de l’Utah avait voté pour la destitution de Donald Trump lors de son premier procès. Tout un symbole.

La griffe Trump

Alors que les élus républicains au Congrès se fracturent sur le rôle que doit jouer Donald Trump en vue des élections de mi-mandat de 2022, CPAC a choisi son camp. Les invités de cette semaine comprennent de nombreux « bébés Trump », comme les députés Matt Gaetz et Lauren Boebert, le sénateur du Missouri Josh Hawley, l’un des rares sénateurs à avoir remis en cause la certification des résultats de la présidentielle, ou encore le jeune Scott Presler.

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Ce militant très apprécié dans les cercles conservateurs sillonne actuellement le pays pour recruter des candidats trumpistes susceptibles de remplacer les élus républicains hostiles à Trump lors de futures primaires. Pour sa part, l’ancien vice-président Mike Pence, critiqué par Donald Trump pour ne pas s’être opposé à la certification des résultats de la présidentielle, a décliné l’invitation.

La griffe Trump imprègne également les thèmes abordés cette semaine. Ainsi, plusieurs conférences porteront sur la prétendue manipulation de l’élection présidentielle par les démocrates, un cheval de bataille de l’ex-président. On en oublierait presque que ce dernier avait annulé sa participation à CPAC en 2016, alors qu’il était encore candidat. Programmé à un horaire matinal, il ne se sentait pas considéré.