Home International « Djihadistes » au Mali: la réponse de l’armée à Sophie Pétronin

« Djihadistes » au Mali: la réponse de l’armée à Sophie Pétronin

"Djihadistes" au Mali: la réponse de l'armée à Sophie Pétronin

Pour le chef d’état-major de l’armée française, le général François Lecointre, les prisonniers libérés par les autorités maliennes en échange de quatre otages dont Sophie Pétronin sont bien des terroristes. Les propos de l’ex-otage française de 75 ans, refusant de qualifier ses ravisseurs de djihadistes et les photos de fête prises par ces derniers ont été très mal vécus par les militaires et leurs familles.

L’adversaire qui est le nôtre au Sahel n’est pas un groupe armé comme un autre. On ne peut absolument pas imaginer que ce groupe terroriste puisse être comparé ou désigné comme un groupe armé d’opposition au régime malien…Il s’agit bien d’une organisation terroriste internationale et entre autres de celles que nous combattons au Mali d’une organisation terroriste et de groupes terroristes qui ont fait allégeance à al-Qaida. » C’est la réponse du  général Lecointre, chef d’état-major des armées aux sénateurs de la Commission de la défense qui l’interrogeaient sur les conditions de la libération de l’ex-otage Sophie Pétronin, 75 ans, le 6 octobre 2020.

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A Bamako puis à Paris, en présence du président de la République, l’ex-otage échangée avec trois autres personnalités contre 206 prisonniers appartenant notamment à des groupes armées islamistes et touaregs déclarait à propos de ses ravisseurs : « Appelez-les comme vous voulez, moi je dirais que ce sont des groupes d’opposition armés au régime. » 

Des photos de célébration des terroristes qui ont choqué

Le plus haut gradé de l’armée française a confirmé qu’en aucun cas la France n’avait été mêlée aux négociations pour la libération des otages d’un côté, des islamistes de l’autre. Certains appartiennent en effet au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans au Mali (Gsim) et sont directement impliqués dans des attentats qui ont fait au moins six morts à Bamako et plus de trente à Ouagadougou au Burkina Faso. Leur chef, un touareg malien nommé chef Iyad Ag Ghali a mis en scène via des photos sur les réseaux sociaux l’accueil triomphal qu’il a réservé aux prisonniers échangés.

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Les militaires français sur place et les familles des 45 soldats tués ont vécu comme une provocation ces clichés probablement pris à Tessalit, à la frontière entre le Mali et l’Algérie, où les djihadistes du Gsim étaient réunis pour un banquet.

« Pour l’ensemble des familles qui ont perdu des leurs dans le combat que nous menons au Mali depuis des années, il est évident que nous ne dévions pas de ligne, que notre combat reste le même et qu’il est tout aussi légitime qu’il l’était », a insisté le chef d’état-major des Armées devant les sénateurs.

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Très clairement, les prisonniers libérés à l’initiative du gouvernement malien restent considérés comme des cibles pour la France.

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