HomeInternational« C’est un véritable naufrage des institutions judiciaires au Bénin » (Alioune Tine)

« C’est un véritable naufrage des institutions judiciaires au Bénin » (Alioune Tine)

"C’est un véritable naufrage des institutions judiciaires au Bénin" (Alioune Tine)

La situation qui prévaut actuellement au Bénin n’enchante guère le fondateur de l’Africajom Center, Alioune Tine. Intervenant sur Radio France internationale (RFI) ce samedi 17 avril 2021, l’ancien directeur d’Amnesty International pour l’Afrique s’est indigné de la situation des opposants au pays de Patrice Talon. « Ce qui se passe aujourd’hui, c’est un véritable naufrage des institutions judiciaires au Bénin », a-t-il déclaré.

« C’est l’indignation, c’est scandaleux ce qui se passe en ce moment au Bénin. L’opposition est considérée comme une figure criminelle de la vie politique. Qu’est-ce que qu’Aïvo a fait pour mériter ce qui lui arrive. Quant à Reckya Madougou, traitée de terroriste, c’est incroyable », a laissé entendre Alioune Tine sur les ondes de RFI.

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« Nous exigeons que toutes ces personnes soient libérées immédiatement et qu’on permette aux gens qui sont acculés à l’exile comme Ajavon, comme Soglo qui sont détenus en prison aussi d’être libérés », martèle-t-il. Puis d’ajouter : « Ce qui se passe au Bénin est hallucinant pour le pays qui a connu des alternances démocratiques, qui a connu une Cour constitutionnelle très indépendante. Ce qui se passe aujourd’hui, c’est un véritable naufrage des institutions judiciaires au Bénin ».

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« On ne comprend pas ce qui arrive au Bénin parce qu’aujourd’hui vous avez la justice pénale qui dit que les opposants qui ne sont pas avec Talon sont des terroristes, des trafiquants de drogue, c’est le cas d’Ajavon ou tout simplement des criminels », a-t-il poursuivi. Notons que le Professeur Joël Aivo, l’opposant au régime de Patrice Talon et candidat recalé à la présidentielle du 11 avril 2021, a été arrêté le jeudi 15 avril 2021, à Abomey-Calavi (ville du sud du pays).

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La CRIET lui reprocherait des faits d’atteinte à la sûreté et de blanchiment de capitaux. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), l’a mis en examen le vendredi 16 avril 2021, pour « atteinte à la sûreté et blanchiment de capitaux ». Avant lui, Reckya Madougou, candidate recalée pour la présidentielle du 11 avril 2021, avait également été arrêtée.