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Au moins 46 morts dans un affrontement au Madagascar

Au moins 46 morts dans un affrontement au Madagascar
Au moins 46 morts dans un affrontement au Madagascar

À Madagascar, un affrontement sanglant entre de présumés dahalo, des voleurs de bétails et des villageois a fait au moins 46 morts dans la région de Befotaka Atsimo, dans le Sud-Est de Madagascar. L’affrontement qui a eu lieu vendredi 17 septembre dans la matinée. Un bilan provisoire de la gendarmerie fait état de 42 présumés dahalo tués. Quatre villageois dont un enfant de 10 ans ont aussi trouvé la mort, indique le député de Befotaka Atsimo.

Il est cinq heures du matin quand environ 120 présumés voleurs de bétails assaillent les hameaux reculés d’Ambohitsohy et Vohitsimbe, dans la commune rurale de Marovitsika.

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« Avertie de cette attaque, l’auto-défense villageoise s’est mise en embuscade », indique le Général Tsiketa, commandant de la circonscription interrégionale de la Gendarmerie Nationale de Fianarantsoa. Il précise que l’auto-défense villageoise était armée de fusils de chasse et d’armes blanches. « Elle a réagi dans le cadre de la légitime défense », poursuit-il. Elle a été rejointe un peu plus tard par quatre gendarmes. L’affrontement a duré plus de six heures.

Une nouvelle hécatombe

Les enquêtes de la gendarmerie sont en cours, notamment, pour déterminer les causes d’un si grand nombre de morts. 22 membres des forces de l’ordre ont été envoyés dans la commune. La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) va, elle aussi, dépêcher une enquête sur place. « Ce n’est pas la première fois qu’une attaque dans cette zone tourne à l’hécatombe. Que ce soit des vies perdues de villageois ou de dahalo, il ne s’agit pas de prendre position »,  fait savoir son président Seth Andriamarohasina. Ces derniers mois cette zone du pays a été le théâtre de plusieurs attaques de dahalo et d’affrontements entre communautés villageoises.

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« Le plus important pour la CNIDH, c’est qu’une telle situation n’ait plus à se reproduire et pour cela il faut trouver les moyens de mettre en place un dispositif de sécurité vraiment efficace. Il faut étudier la possibilité de mise en place de base opérationnelle de sécurité avancée pour qu’il y ait des interventions en temps réel en cas d’attaques. Dans ce cas-là, le poste de gendarmerie le plus près se trouve à 16 kilomètres. Donc entre temps, il y a eu des dégâts », signale-t-il. Une délégation du Ministère de la Défense s’est rendue dans le chef-lieu du district, à Farafangana.

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RFI

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