Home International Au Caire, Macron et Sissi confrontent leurs visions des droits de l’homme

Au Caire, Macron et Sissi confrontent leurs visions des droits de l’homme

Emmanuel Macron a appelé son homologue égyptien, Abdel Fattah Al-Sisi, à « respecter les libertés individuelles », au Caire, le 28 janvier.

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Emmanuel Macron a appelé son homologue égyptien, Abdel Fattah Al-Sisi, à « respecter les libertés individuelles », au Caire, le 28 janvier. Emmanuel Macron a appelé son homologue égyptien, Abdel Fattah Al-Sisi, à « respecter les libertés individuelles », au Caire, le 28 janvier.
Emmanuel Macron a appelé son homologue égyptien, Abdel Fattah Al-Sisi, à « respecter les libertés individuelles », au Caire, le 28 janvier. LUDOVIC MARIN / AFP

Emmanuel Macron a failli annuler son voyage en Egypte. Parce qu’il n’était pas certain que ce soit une bonne idée de quitter le territoire au lendemain de l’« acte XI » des « gilets jaunes ». Mais aussi, assure-t-on dans son entourage, parce qu’il voulait obtenir au préalable des garanties de la part du président Sissi en matière de respect des droits de l’homme. De ce point de vue, rien ne permet aujourd’hui d’attester que le chef de l’Etat français a obtenu gain de cause.

A l’issue d’une rencontre de deux heures, lundi 28 janvier, au Palais présidentiel du Caire, les chefs d’Etat ont dessiné, lors d’une conférence de presse commune, deux visions très différentes sur le sujet. Si Emmanuel Macron a effectivement exprimé son souhait que son homologue égyptien soit plus attentif aux libertés civiles, Abdel Fattah Al-Sissi a, pour sa part, défendu ses positions et n’a pas manifesté la moindre volonté d’infléchir ses pratiques répressives.

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Après avoir rappelé que l’Egypte est un allié « stratégique » de la France, dans la lutte contre le terrorisme et l’immigration illégale ainsi que dans la résolution des crises régionales, Emmanuel Macron a interpellé M. Sissi, « en ami sincère ». « La stabilité et la paix durables en Egypte vont de pair avec le respect des droits et des libertés de chacun dans le cadre d’un Etat de droit », a déclaré le président français, alors que son hôte a invoqué la nécessité de lutter contre le terrorisme et les Frères musulmans pour assurer la stabilité du pays.

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M. Sissi, qui a renversé le président issu de la confrérie islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013 et a été élu en juin 2014, a emprisonné des milliers de sympathisants des Frères. Une répression qui s’est très vite étendue aux oppositions laïque et de gauche. « Une société civile dynamique, active, inclusive reste le meilleur rempart contre les extrémismes », a insisté Emmanuel Macron.

En octobre 2017, quand il avait reçu à l’Elysée son homologue égyptien, le président français avait refusé de lui « donner des leçons ». En privé, Emmanuel Macron lui avait toutefois communiqué une liste de personnes incarcérées dont il souhaitait que Le Caire réexamine le cas. « Seules deux d’entre elles ont été libérées, ce n’est pas assez. Et depuis, les choses se sont empirées », a-t-il expliqué devant des journalistes, dimanche soir, en amont de sa rencontre avec M. Sissi.

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Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Le monde ». Ivoire Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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