HomeInternationalAprès avoir poussé Macron à bout, le Mali, le Burkina et leurs...

Après avoir poussé Macron à bout, le Mali, le Burkina et leurs alliés doivent assumer

Après avoir poussé Macron à bout, le Mali, le Burkina et leurs alliés doivent assumer
Après avoir poussé Macron à bout, le Mali, le Burkina et leurs alliés doivent assumer

Manifestement en colère après le sommet de la CEDEAO du 30 Mai qui a abouti à la reconnaissance de la junte militaire dirigée par Assimi Goita au Mali, le chef de l’État Français, Emmanuel Macron, annonçait ce Jeudi 10 Juin, la fin de l’opération Barkhane dans le Sahel au profit d’une alliance internationale impliquant les Etats de la région.

Pour en arriver à une telle rupture, il a fallu au numéro 1 Français arrivé au pouvoir en 2017 dans un contexte de détérioration de l’image de la France auprès des opinions Africaines, boire le calice jusqu’à la lie avec les nombreuses accusations dont ses méthodes ont souffert lors des différentes crises qui ont secoué le continent entre 2017 et 2021.

Lire aussi:   Un nigérian charcute sa concubine, après des soupçons d’une relation extraconjugale

Flottant dans le dossier Ivoirien où son indécision sur la question du 3ème mandat a donné lieu à toutes sortes d’interprétations, conciliateur face à la junte putschiste au Tchad, intransigeant sur le cas Assimi Goita, Macron n’a visiblement pas su convaincre par sa fermeté. Face aux accusations d’ingérence brandies à chaque manifestation anti-Francaise et à la tendance des chefs d’états de la région de s’aligner sur les positions affichées par leurs opinions publiques, le locataire de l’Élysée change de fusil d’épaule.

Lire aussi:   « Aucun voyageur ne pourra rentrer sur le sol Français si… », annonce Macron dans son plan de reconfinement en France

Que ce soit au Burkina Faso, au Mali, au Sénégal ou au Tchad, la politique Française a régulièrement été clouée au pilori par les manifestants en colère. ‘’Le temps est venu d’amorcée une transformation profonde de notre présence au Sahel », a indiqué le chef de l’état Français, qui rappelait au passage que la vocation de son armée n’a jamais été de se substituer aux Armées Africaines.

Désormais, le champ est ouvert pour les armées du Sahel et leurs alliés de la CEDEAO de se projeter en avant de l’ennemi, et mettre fin à la crise sécuritaire par elles-mêmes.

Lire aussi:   Une femme noire dans le costume de 007 pour le prochain James Bond

L’heure semble avoir sonnée pour les états du Sahel de démontrer leur capacité à garantir leur souveraineté, mais dans cet élan, les voisins de la sous-région devront impérativement leur venir en aide après avoir poussé la France à bout.

Raoul Mobio