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Yamoussoukro : Une femme porteuse de masque, abattue en plein rituel d’adoration de fétiche


C’est la consternation à Labokro, village du département d’Attiégouakro, dans le district autonome de Yamoussoukro.

 La raison, cette localité a perdu de façon tragique, une de ses filles, en l’occurrence dame Yao Akissi Madeleine, âgée de 52 ans. La quinquagénaire a trouvé la mort au cours d’un rituel d’adoration de fétiche. Les faits se sont produits le vendredi 21 avril 2017. De quoi est-il question exactement ? Selon des sources introduites, des habitants de Labokro se retrouvent, ce jour-là, dans la forêt sacrée, en vue de procéder au renouvellement de la puissance de «Min-Nouan», le fétiche protecteur du village. Un rituel qui se déroule chaque trois ans.

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C’est au cours de cette cérémonie, malheureusement, que Yao Akissi Madeleine, porteuse d’un des masques, trouve la mort. Elle est froidement abattue par N’Da N’Dri René, un planteur d’environ 40 ans, qui a ouvert le feu à bout portant sur la pauvre danseuse. Yao Akissi qui se trouvait à moins de trois mètres du tireur, reçoit en pleine poitrine une décharge de chevrotines. Elle s’écroule et meurt sur le champ. Pris de panique, le tireur, chargé en fait de tester l’invulnérabilité aux balles des personnes initiées, abandonne son arme à feu et prend la fuite. Ce, pour se mettre à l’abri d’éventuelles représailles.

Dès lors, le cours normal de la cérémonie s’arrête. L’ambiance de fête, et de joie, fait place aux pleurs et aux lamentations. Tout de suite après, la tension monte dans la bourgade. Et il est évité de justesse, un affrontement entre les parents de la défunte veuve, mère de cinq enfants et les proches du meurtrier. Les premiers voulant en découdre avec les seconds. Car pour eux, c’est un crime prémédité. Dans la mesure où, selon eux, personne n’a formellement été autorisé à tester une quelconque vulnérabilité sur qui que ce soit. Il a fallu l’implication du chef du village et sa notabilité pour calmer les esprits.

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Aux dernières nouvelles, le meurtrier a été appréhendé par les éléments des forces de l’ordre. Certainement que N’Da N’Dri aura l’occasion de justifier son acte que l’on assimile à une véritable bavure, dans l’exercice de sa mission. Rappelons que ce n’est pas la première fois que de tels tests d’invulnérabilité aux balles tournent ainsi à l’irréparable. Quant au village de Labokro, il vient avec cette histoire, de vivre une autre tragédie mémorable. Car, on se souvient qu’en 2001 déjà, ce village avait été frappé par une grave intoxication alimentaire, qui avait en son temps fait au moins 18 morts.

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Camille SIABA (Correspondant régional)

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Source : L’infodrome

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