Home Faits divers Scandale autour d’une vidéo de militaires présumés: Ce que risquent les auteurs

Scandale autour d’une vidéo de militaires présumés: Ce que risquent les auteurs

Ce dernier s’était fait agresser au couteau sept fois, le 22 août 2015, à Paris en France, par un certain « Taliban », un ancien élément des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), lui aussi en exil, après des démêlées avec sa hiérarchie. Dans la vidéo, les acteurs en scène, assis dans un bar en train de se bourrer la gueule, réclament une proximité avec ce « Taliban » en question, ennemi juré de Johnny Patcheco. L’un d’entre eux qui, visiblement, doit avoir « le gosier » en pente, se lève de son siège, brandit son arme, mais dont il ne fait usage… Ceux qui ont clairement identifié ce groupe de militaires, les présentent comme de présumés « éléments issus de la Garde républicaine (Gr) de Côte d’Ivoire », dont Issiaka Ouattara alias Wattao, une ancienne figure de proue de l’ex-rébellion de 2002, qui est aujourd’hui le Commandant. 

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Un haut gradé, que nous avons joint, hier dimanche 17 février 2019, en fin d’après-midi, a dit le connaître nominalement, sans autres précisions. Dans un français approximatif dont ils ont, seuls, le code pour se faire comprendre, ils raillent aussi Laurent Gbagbo, « vieux père de Johnny Patcheco ».  « Tu es à « Bingue » (Ndlr, Paris en nouchi), nous on est à « Baby » (Abidjan).  Bingue où tu es-là, c’est Odienné pour nous. Nous, on peut aller là-bas pour te buter. Ton vieux père Gbagbo, il nous connait. Quand on l’a « attaché », il a demandé pardon.  Toi, Johnny Patcheco, si tu t’amuses avec nous, tu auras ton compte », a menacé l’homme qui se tient debout, très excité, son arme de dotation (un pistolet) accrochée.  « Nous, nous sommes des générations sacrifiées », a-t-il ajouté, présentant un homme assis, qui n’est pas en tenue militaire, comme étant « la machine à détruire, à reconstruire ».

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Cette vidéo, qui dure un peu plus de 2 petites minutes, est pleine de rage et en dit long sur l’état d’esprit de ses auteurs. S’il s’avérait que ce sont effectivement des militaires issus de la Gr, qui tiennent ce genre de propos, traduisant des menaces de mort à l’endroit d’un cyber-activiste, ce serait un grave opprobre qu’ils auront jeté sur la grande muette. En jetant le discrédit sur les Forces armées de Côte d’Ivoire (Faci), selon un haut gradé de l’armée, ils s’exposent à la radiation pure et simple, si une procédure venait à être ouverte à leur encontre.

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 Armand B. DEPEYLA

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Infodrome ». Ivoire Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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