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Levée des corps des victimes du drame de Grand-Bassam : Grande émotion à Ivosep ; ferme consigne à la foule

Samedi 11 août 2018, Ivosep d’Abidjan-Treichville. Sur les huit levées de corps programmées ce jour-là, une a eu lieu à la prestigieuse salle Félix Houphouët-Boigny. L’unique d’ailleurs, mais avec neuf corps. Ceux de Veuve Anomel Brigitte, son fils, ses six petits-enfants et leur nounou, partis ensemble pour ce voyage du non retour. Cela, par les soins d’un tragique destin, matérialisé par un terrible incendie survenu à l’aube du mercredi 25 juillet 2018, à Grand-Bassam.

Émotion, douleur, tristesse…se lisaient sur les visages des personnes venues en grand nombre, prendre part à ce douloureux événement, de la séparation définitive. Et quasiment, la grande cour de l’Ivosep s’est montrée trop exiguë, pour contenir parents, amis, connaissances, curieux…

C’est peu après 8h, soit à 8h08′ exactement, que le maître de cérémonie invite les uns et les autres à accéder à la salle mortuaire, afin de s’incliner sur les dépouilles, et saluer les familles éplorées. Mais une stricte consigne à tout ce beau monde : pas de poignées de mains et pas d’accolades. Ceci, pour éviter une énorme perte de temps dans ces salamalecs. La foule étant immense, on perdrait un temps fou à permettre à chacun, de saluer les membres de la famille éplorée. Une autre consigne ferme a été donnée également : pas de photos ni de vidéos, à poster sur les réseaux sociaux.

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Franchement, un déferlement humain avec des personnes connues ou anonymes. On note la présence de femmes, d’hommes, de vieux, de jeunes…avec certains arborant des tee-shirts à l’effigie de l’un des disparus. Eux, ce sont particulièrement les amis d’Anomel Alexandre, le fils de la veuve, qui a péri dans l’incendie au côté de sa maman. La douleur est à son comble. Des mouchoirs épongent des visages perlant de larmes. Des sanglots, des yeux rougis, des bras croisés dans le dos ou à la poitrine… C’est l’expression de la totale amertume de ces personnes venues de Grand-Bassam, Koumassi-Sicogi, Cocody, Dabou, Didiévi…

L’oraison funèbre intitulée « La vie », est l’affaire d’une parente qui, pendant une dizaine de minutes, décrit les victimes. Notamment, les adorables enfants qui, à leur naissance, ont fait la fierté, le bonheur… de leurs géniteurs. L’oratrice, par des propos pleins de sens, demandait aux géniteurs endeuillés, d’avoir la force de supporter la douleur, mais surtout, d’avoir le courage de poursuivre la vie…désormais, sans leurs enfants. Ces bouts-de-choux, très intelligents, qui promettaient à leurs parents, la persévérance, la promesse du meilleur, une fois dans les bras de la vie active. Mais voilà que ces petites et innocentes « lumières » vont s’éteindre à jamais, dans la fumée compacte qui s’est emparée des pièces de la demeure de leur mémé adorée, suite à ce méchant incendie.

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Une pensée également pour Alexandre, le fils de Mémé Anomel Brigitte qui, lui, devait célébrer son anniversaire, quand quatre jours avant, les cruelles flammes changent la donne, pour installer la tristesse. Avec toutes ces victimes, Martine, la gentille nounou qui, pour la troisième année consécutive, accompagnait les petits enfants, passer leurs vacances dans la cité balnéaire, auprès de leur grand-mère. Les voilà tous maintenant, couchés dans des cercueils, au pied d’une foule immense les pleurant.

A cette levée œcuménique où des prières sont dites par des guides religieux des églises Méthodiste et Catholique, on note la présence d’autorités politiques, administratives, religieuses, coutumières, policières. Entre autres, le ministre Aka Ahoulé de la Santé, le sénateur Ollo Germain, le maire Georges Ézalé de Grand-Bassam, des préfets de régions et Gabriel Yacé, président du Conseil régional des Grands ponts.

C’est peu après 10h, que le cortège funèbre s’ébranle en direction de Dabou où l’inhumation de veuve Anomel et des siens était attendue pour se faire au cimetière du village de Mopoyem, sa terre natale.

Pour rappel, c’est dans la nuit du 24 au 25 juillet 2018, à Grand-Bassam, quartier Mockeyville, qu’un tragique incendie a « volé » la vie à veuve Anomel Mélèdje Brigitte Essime, à son fils Anomel Alexandre Stanislas, à ses petits-enfants Sémou : Yohan Maël, Noah Ryan et Émiliss Ann-Ly ; Aka Marie Andréa ; Épronmo Affi Yoël Éthan et Kakou Yoram ; ainsi que la nounou des deux derniers cités, Kouassi Aya Martine.

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Encadré

Avant l’ultime séparation, les membres de la famille éplorée ont rendu hommage à « Mémé » Brigitte , son fils Alexandre, ses petits-enfants et leur nounou. Des paroles fortes, pleines d’émotions, qui transpercent les cœurs et arrachent des pleurs à ceux qui les écoutent ou les lisent. Voici ces propos signés

. « Nous faisions tant de choses ensemble et il y a tant de choses que nous aurions voulu faire encore. Bébé Nono, Mayouyou et Anini ma princesse, mes super héros, mes trois mousquetaires, il me restera de vous, ce que vous m’avez donné. Je vous aime tellement. » Votre papa et ami Camus

. « Mon monde s’écroule à vous voir partir. Que dire ? Comment revivre ? Seul Dieu saura me consoler. » Mama Annette

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Auteur: Linfodrome – Web-News

 

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site IMatin

 

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