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Le récit émouvant d’une victime d’un chauffard ivre à Abidjan

Le récit émouvant d’une victime d’un chauffard ivre à Abidjan
Le récit émouvant d’une victime d’un chauffard ivre à Abidjan

C’est le récit émouvant d’une victime d’un chauffard ivre à Abidjan. Afriksoir.net vous le propose, au moment où le problème de la sanction à imposer aux alcooliques au volant, se pose, suite à la mort brutale de la prof Laurence Adonis-Koffy, de son époux et de leur dernier fils, tués le samedi 23 mai 2020, à Angré, par un jeune conducteur ivre.

05 août 2019. Il est 23h00. Je prends congés du grand frère Chuken Pat, avec qui je termine un entretien à Anono. Je m’engage sur le boulevard Mitterrand, pour regagner mon domicile à Bingerville. 23h 13 exactement. Carrefour Faya. Le feu loin devant moi est orange. Les deux automobilistes avant moi accélèrent et passent. J’arrive au rouge. Je m’arrête. Et je patiente. Soudain, un assourdissant crissement de pneus sur le bitume. Et en une fraction de seconde, une déflagration violente à l’arrière de mon véhicule, qui est propulsé vers l’avant à la vitesse de l’éclair. Sur 21 mètres !!! (Vous avez bien lu).

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Mon siège se détache du plancher. Je me sens m’envoler. Ma poitrine frappe le « plafond » de mon véhicule. Je redescends avec fracas. Et mon véhicule s’immobilise. J’ai les deux pieds sur le tableau de bord. Je suis dechaussé, et ma chevalière n’est plus à mon doigt. Je reste là immobile. Mon cerveau cherche à comprendre ce qui se passe. Un homme apparaît par la vitre côté chauffeur: « il n’est pas mort… Il n’est pas mort… « . Les badauds accourent…

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Chauffard ivre et arrogant à Abidjan

Je sors péniblement du véhicule. J’ai le cou endolori. J’ai le vertige. J’ai peur. Je tremble. Un homme qui roulait à vive allure m’est rentré dedans pendant que j’étais tranquillement à l’arrêt au feu rouge ! Il descend de son véhicule. Il est ivre mort. Il a la langue lourde. Et pue l’alcool de loin. Les yeux mis clos, il hurle qu’il est un militant influent du parti influent (on se comprend) . Et qu’il s’occupera de moi. Il a beaucoup d’argent, dit-il. Les badauds l’encerclent. Ils sont énervés par son speech.

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Ils le saisissent. La police arrive. Après le constat de police, l’agent nous prend nos papiers de véhicule. On me demande de faire venir une dépanneuse pour embarquer mon véhicule. Et on nous demande à tous les deux de rentrer chez nous. RDV le lendemain au commissariat pour nous entendre… Ps: 4 minutes avant l’accident, j’avais fait une halte dans une station a essence.

J’ai profité pour appeler à la maison. Gabolito ne dormait pas. Je lui ai dit que j’ai pu lui prendre du poulet braisé. Il a fait un « Youpi » kilométrique avant de raccrocher. Ça aurait pu être la toute dernière fois pour lui de me parler… D’entendre ma voix.

Delors Inabo

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