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Le « bizi » cette autre activité lucrative à laquelle plusieurs filles s’adonnent en Côte d’Ivoire

Le « bizi » cette autre activité lucrative à laquelle plusieurs filles s'adonnent en Côte d'Ivoire
Le « bizi » cette autre activité lucrative à laquelle plusieurs filles s'adonnent en Côte d'Ivoire

Le bizi est une activité qui existerait depuis plusieurs années à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire et apparemment dans plusieurs localités du pays. Les professionnelles de cette activité spéciale, seraient des serveuses, des hôtesses, des réceptionnistes, des étudiantes et d’autres jeunes filles aux profils variés. Elles offriraient des ébats s3xuels payants à des « clients » que leur seraient présentées par des personnes-ressources bien discrètes. Vous en avez sûrement entendu parler. Mais si vous voulez en savoir plus, voici l’occasion.

Le mot « bizi » veut dire en nouchi, business. Ainsi les « géreuz de bizi » sont celles qui font l’affaire qui consiste à se faire de l’argent grâce au sexe. À la différence de la prostitution telle qu’on la connait ordinairement, le bizi n’est pas une activité permanente ou quotidienne. Elle est souvent passagère.

Ainsi beaucoup des filles qui pratiquent le bizi disent vouloir se faire de l’argent pour régler ponctuellement des difficultés qu’elles traversent. C’est le cas des serveuses, des hôtesses qui veulent arrondir leur paie afin de mieux tenir le train de vie d’Abidjan. Les étudiantes peu nanties veulent par exemple subvenir à leurs frais d’études pour certaines ou avoir les moyens de mener une vie luxueuse pour d’autres. Chaque « géreuz de bizi » aurait donc une raison de livrer son corps à ses « clients ».

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Les « géreuz de bizi » se défendent surtout de n’être pas des prostituées, car elles ne font pas le trottoir. Il ne s’agirait que d’une activité parallèle. Le drame est pourtant que beaucoup d’entre elles ne se contentent pas de quelques dérapages occasionnels, mais finissent par tomber dans la grande prostitution.

Selon le témoignage de Laurine, une « géreuz de bizi » interviewée par le journal « Le Monde », les serveuses par exemple s’y adonnent sur recommandation des patrons de bar et de maquis. Laurine témoignait : « Je suis serveuse dans un bar à Marcory depuis six mois. Là-bas, toutes les filles gèrent du bizi. Elles sont jolies avec leurs minijupes et leurs robes moulantes. C’est le patron qui veut ça. Il nous est demandé de séduire les hommes qui viennent boire un verre, comme si de rien n’était. En fin de soirée, on rentre avec eux ou on va à l’hôtel. Juste avant de passer à l’acte, on demande l’argent. ». À la demande de savoir les tarifs, elle répondit qu’ils peuvent varier de 20.000 à 40.000 FCFA. Sans oublier que le patron prendra sa commission.

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Le bizi est donc courant dans les bars et maquis, mais aussi dans d’autres milieux tels que les universités, les hôtels. Dans les hôtels par exemple, des filles s’assoiraient aux terrasses de café en attendant de potentiels clients. Certains clients habitués du bizi, se confieraient à des réceptionnistes ou à des contacts sur internet, qui leur recommanderaient des « géreuz de bizi ». Le bizi se comparerait donc à l’escorte girl. Car ces personnes-ressources percevraient leurs commissions auprès des « géreuz de bizi ».

Justement les clients, sont de divers profils. Ils sont appelés « pigeons » et les meilleurs seraient les expatriés ou les hommes d’affaires. En réalité, ces clients paieraient bien les « géreuz de bizi ». Dans son interview, Laurine confiait qu’il serait facile d’en trouver : « Tout le monde sait qu’à Abidjan, on peut coucher avec une serveuse. Dans le bar où je travaille, il y a des habitués. Des hommes mariés, la plupart du temps. Par exemple, le patron d’une grande banque ivoirienne, un Blanc, a sa propre table et des serveuses attitrées ».

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C’est en outre un métier qui fait le bonheur de ses acteurs dans la discrétion. Les parents des « géreuz de bizi » ignoreraient la vie que mènent leurs proches. Par exemple, les géreuz de bizi ne sortent pas de la maison en petite tenue et, mais se changent avant leur rendez-vous. Ainsi, la discrétion est de rigueur dans la pratique de bizi. Cette discrétion vaut aussi pour les clients qui ne veulent pas risquer d’être découverts.


Le phénomène du bizi est bien présent dans la société ivoirienne. On le retrouve dans les lieux de détente, les sites de rencontre en ligne, les réseaux sociaux, les universités et collèges. Bref, le bizi est partout. Il revient régulièrement dans l’actualité quand des stars ou autres personnalités connues sont citées comme « géreuz de bizi » dans les buzz. Celles-ci se défendent sans pour autant convaincre leurs accusateurs.

source: courrier quotidien