Home Faits divers Koumassi : Une fillette périt dans le puits perdu d’un établissement confessionnel

Koumassi : Une fillette périt dans le puits perdu d’un établissement confessionnel

Nos sources informent que l’Organisation des établissements d’enseignement confessionnel islamique (Oeeci), construit en ce moment un bâtiment de quatre classes pour accueillir des pensionnaires à former aux règles et valeurs islamiques. Cet établissement qui se construit au quartier « Soweto » on l’a dit, est en plein chantier. Les travaux sont en plein avancement en tout cas.

Sur cette lancée, il nous revient que dans l’après-midi du lundi 22 juillet 2019, A. Moussa qui supervise les travaux, se présente sur le chantier en compagnie d’ouvriers en charge de la connexion au réseau électrique.

Alors que ce job se fait dans l’arrière-cour, il surprend des mômes en train de jouer à l’intérieur du bâtiment. Prenant ses airs de grand méchant, il somme ces enfants de dégager les lieux et d’aller jouer ailleurs. Convaincu que ces gosses se sont tirés de là, il part poursuivre l’évolution des travaux du branchement électrique.

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Des heures plus tard, les travaux achevés et les ouvriers partis, il ferme le portail des locaux et part immédiatement à Adjamé sa commune d’habitation.

Mais voilà que dans la nuit tombée, il est joint téléphoniquement par des personnes voisines au bâtiment d’où il vient de partir. Ces dernières, la voix empreinte de grande peur, lui expliquent qu’un des enfants jouant à l’instant à l’intérieur des locaux en chantier, est porté disparu.

Elle n’est en tout cas plus au nombre des autres ayant rejoint leurs domiciles familiaux. Il s’agit de la petite Fatoumata Bamba. Suite à cet appel de détresse, il quitte tout de suite son domicile et fonce à Koumassi.

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Sur place, en compagnie de certains riverains, il fouille le bâtiment à la recherche de la gosse. Toutes les salles de classe sont écumées. En vain. Croyant à ce moment-là que l’enfant recherchée n’est pas ici, il pense alors qu’il faille faire valoir aux autres, toute sa désolation. Et qu’ils devraient plutôt poursuivre les recherches ailleurs.

Mais là, il lui vient à l’idée de jeter un coup d’œil du côté du puits perdu creusé au fond du couloir des locaux. Et à cet effet, il fait appel aux services compétents, pour vider ledit puits perdu. Et c’est au cours de cette opération, qu’il est découvert dans ce trou, le corps sans vie de la gamine activement recherchée. La dépouille en est extraite et il est aussitôt fait appel à la police qui vient procéder au constat d’usage.

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Cela, en présence de Mamadou B., jeune mécanicien et père de la fillette. Le malheureux qui se contient difficilement, témoigne qu’habitant le quartier « Sans-fil » à Marcory, il devrait effectuer un boulot de dépannage loin de chez lui. Et comme il n’y avait personne ce lundi-là à son domicile, il a jugé bon d’aller confier sa fillette au vieux K. Idriss, grand-père maternel de l’enfant, qui habite juste près du bâtiment en construction où hélas, le drame s’est produit.

Une enquête de la police était en cours, pour faire toute la lumière sur la triste affaire.

 

KIKIE Ahou Nazaire

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Infodrome ». Actualité Ivoire n’est pas l’auteur de ce dernier.

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