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En plein procès : un chef de gang « noyé » par son propre élément

Fin de cavale pour Maniga Singo, redoutable chef de gang recherché depuis le 27 mai 2017, à la suite d’un braquage qui avait échoué dans le village de Santa, localité de Touba.

 Cueilli le samedi 24 juin à Yorodougou, dans le département de Sipilou, Maniga Singo, supposé chef d’un gang, dans la région du Bafing, a donné du fil à retordre aux hommes en toge noire ( juges). En effet, à la barre, ce mercredi 5 juillet 2017, à la section du tribunal de Touba, le caïd nie tous les faits de vol en réunion, port illégal d’arme à feu, participation à vol avec effraction et association de malfaiteurs, dont il était accusé. Pendant plusieurs heures, il rejette tout en bloc. Se faisant plutôt passer pour un innocent, un « moine » qui ne s’inspire que de la bonne parole et qui la met en pratique. Le procureur Yanon Valérie et le juge Baffouman Kouakou vont alors revenir sur les faits criminels, commis le samedi 27 mai à Santa, et dont il est accusé. A savoir, l’attaque du domicile d’une commerçante. Malgré tout, le chef-gangster présumé campe sur sa position d’innocent.

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C’est alors que l’un de ses co-accusés, Dosso Ibrahim, déjà condamné à 20 ans de prison, demande à parler. « Nous avons planifié l’opération ensemble et Maniga Singo est notre chef de gang », commence-t-il. Et de porter l’estocade en posant la question à son supposé mentor en ces termes : « Quand on partait mener l’opération, n’a-t-on pas tué en route, un hérisson ? ». Et le prévenu Maniga Singo de riposter, tout en se faisant avoir comme un idiot : « C’est faux ! C’est plutôt un rat-palmiste que nous avons tué ! ». Provoquant du coup, une hilarité totale dans la salle d’audience. Sa réponse suffit alors, à le démasquer.

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Et le parquet en profite, pour requérir contre lui, 20 ans d’emprisonnement. Le procureur est suivi dans ses réquisitions par le président. Pour rappel, c’est dame D.M., grande commerçante à Santa, qui était la cible. Mais les bandits commis à la tâche, à savoir Dosso Ibrahim et Koné Amara n’ont trouvé aucun sou, après avoir tabassé la pauvre femme et fouillé de fond en comble son habitation. Après leur procès durant lequel le mari de la victime est cité comme complice, tous les trois retournent au « trou ». Il y en a un qui manque à l’appel. C’est le nommé Koné Amara, vu comme le chef d’opération, évadé de la prison de Touba, après deux semaines de détention. Les recherches se poursuivent pour le retrouver.  

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BAYO Lynx (correspondant)

Source : L’infodrome

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